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[Nouvelle publication] "Comment je suis devenu enseignant en Droit".

Mais qui est donc le Maître de conférences ? Le Village de la Justice vous propose de découvrir un ouvrage, qui répond avec passion, précision, humanité (et humour parfois) à cette question.
Dans son livre "Chronique d’un Maître de conférences, comment je suis devenu enseignant en Droit", Mikaël Benillouche retrace en détails son parcours de Maître de conférences.
En s’appuyant sur l’expérience de son auteur, sur des anecdotes et des témoignages, le livre, véritable guide, éclaire le lecteur sur les pièges à éviter et transmet les astuces pour accéder à cette profession essentielle de la vie universitaire, mais au fond méconnue.

L’ouvrage de Mikaël Benillouche "Chronique d’un Maître de conférences, comment je suis de venu enseignant" retrace avec précision le parcours d’un Maître de conférences du début de ses études jusqu’à l’exercice de sa profession d’enseignant.
Composé d’un retour d’expérience, d’anecdotes et de témoignages, cet ouvrage est riche d’enseignements.

Dans son ouvrage, Mikaël Benillouche s’adresse en premier lieu aux futurs enseignants qui souhaitent en apprendre plus sur cette profession et y accéder en mettant toutes les chances de leur côté.
Cette chronique est aussi destinée aux étudiants en Droit curieux de connaître le quotidien et l’ensemble des fonctions et actions du Maître de conférences. Il leur apporte un grand nombre de conseils que ces derniers se destinent ou non à l’enseignement, comme par exemple comment choisir le thème d sa thèse, comment la rédiger, la présenter... .

L’auteur a écrit cette chronique, car il aurait aimé pouvoir "lire un tel ouvrage de référence pour savoir à quoi s’attendre en entamant sa carrière universitaire".
Il souhaite que son ouvrage soit un guide pour tous ceux et celles qui veulent entamer une carrière universitaire. Et les prévenir qu’ils rencontreront "le bonheur d’enseigner, la jalousie, les rumeurs, les conflits entre personnes, la solitude du chercheur, les discussions passionnées, la pesanteur de la hiérarchie, la liberté, l’indépendance...".

Par cette chronique, il veut mieux faire connaître le monde universitaire et son enseignement qui comporte une multitude de tâches diverses. Il y fait part également de ses interrogations et réflexions autours de la pédagogie.

Le livre Chronique d’un Maître de conférences, comment je suis devenu enseignant en Droit est édité par Enrick B. Editions dans sa collection Chroniques juridiques et accessible au prix de 14,95 euros.

Entretien avec l’auteur, Mikaël Benillouche.

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Mikaël Benillouche.

Mikaël Benillouche est Maître de conférences HDR en Droit pénal à l’Université de Picardie Jules Verne et Directeur de Sup Barreau.

S’il ne fallait en retenir qu’un, quel point fort souhaitez-vous mettre en avant dans cet ouvrage ?

"Mes expériences pédagogiques ! S’il est un des aspects de l’ouvrage dont je suis particulièrement fier, c’est ce cours de licence que je dispense depuis longtemps. À l’issue du cours à proprement parler, je propose aux étudiants de visiter une maison d’arrêt (50 participants en 2017). Et ceux-ci, lorsqu’ils voient ce à quoi ressemble une prison, commencent à comprendre, ils mesurent les enjeux pratiques, concrets, quotidiens de la peine et donc du droit pénal…."

Quelle est votre vison du métier de Maître de conférences dans l’avenir ? Son avenir est-il plutôt en ligne ou en amphi ?

"L’enseignement du droit se doit d’emprunter les nouvelles technologies et de proposer des e-cours en amphithéâtre enregistrés.

Souvent, on objecte qu’en procédant de la sorte, le cours devient disponible et l’enseignant s’en retrouve dépossédé. C’est étrange.Quel plaisir de se renouveler à chaque nouvelle promotion ! Les textes et la jurisprudence changent, le cours également doit évoluer….

Il faut créer ou développer les passerelles avec le monde professionnel et régulièrement inviter des praticiens pour les mettre au contact des étudiants. Il est également nécessaire de diffuser de telles rencontres au plus grand nombre en utilisant les possibilités offertes par les réseaux sociaux (FacebookLIVE notamment)."

En France, les Maîtres de conférences en Droit sont-ils suffisamment "chercheurs" ?

"Tout dépend de ce que l’on appelle la recherche… Actuellement, les enseignants-chercheurs sont évalués à partir de leurs seules publications scientifiques. Ce sont les seules qui permettent de les considérer comme des « chercheurs actifs ». Mais qu’en est-il des publications de vulgarisation du droit ?
Je doute que mes publications dans le Huffington Post, sur mon blog, sur le groupe Facebook que j’anime ou mes tweets soient considérées comme constituant des "recherches". Pourtant, s’adresser au plus grand nombre est un exercice délicat ET essentiel pour vulgariser le droit, expliquer ou éclairer sur une notion au plus grand nombre pour éviter de regrettables confusions.

Les Maîtres de conférences sont donc suffisamment « chercheurs », mais – selon moi – trop souvent « pas assez curieux » en n’étendant pas suffisamment leur public aux étudiants ou au non-juristes..."

Marie,
Rédaction du Village de la Justice.

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