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Le "Crowdfunding", nouvelle méthode de financement 2.0...


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Avec près d’ 1,5 milliards d’euros générés dans le monde l’an dernier, il s’impose aujourd’hui comme une alternative solide aux moyens de financements classiques. Aussi appelé production communautaire, ou financement participatif, le “crowdfunding“ permet aux internautes de soutenir financièrement un projet artistique quel qu’il soit et ce malgré un cadre légal encore flou.

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>> 1 commentaire

Le mouvement de financement participatif ne cesse de progresser depuis quelques années et «  va continuer à gagner en ampleur » avance Maître Martineau, intervenante en droit de la propriété intellectuelle.

Né aux Etats-Unis dans les années 2000, le «  crowdfunding  » (de crowd, foule en anglais) a pour objectif de réunir des fonds dans une perspective d’investissement. Ainsi n’importe quel internaute séduit par un projet peut participer à son développement en y contribuant financièrement sur des plateformes tels que Touscoprod, Yourmajorstudio, Peopleforcinema, Kisskissbankbank, Motionsponsor….

Sur MyMajorCompany (MMC), entreprise pionnière de la production communautaire en France, chaque artiste est sélectionné par des directeurs artistiques. Ils ont alors une fiche sur laquelle on peut voir une jauge indiquant l’investissement des internautes sur l’artiste. À partir de la somme d’argent totale investie, MMC rajoute une certaine somme d’argent et lance la promotion de l’artiste (album, clip, distribution, promotion à grande échelle, etc...). Oui mais voilà, le financement participatif qui s’opère sur ces sites a des carences au niveau juridique comme le souligne Me Mougeau « Les conditions juridiques ne sont pas toujours bien rédigées. Cependant, on distingue bien sur la plupart des sites des conditions générales et des conditions particulières, mais la plupart de celles-ci ne sont pas protectrices des droits d’auteurs, des ayants droits et des internautes producteurs » ajoute Me Mougeau. En effet, concernant les conditions particulières, elles varient d’un site Internet à l’autre, selon la complexité des projets. On distingue généralement deux types de conditions particulières :

• Celles qui encadrent les relations entre le producteur ou l’éditeur du projet proposé à l’internaute « contributeur », qui devra les accepter expressément lors du versement en ligne de la somme correspondant à l’achat d’une part.

• Celles qui lieront le porteur du projet, l’artiste (qui soumet son projet) le producteur et/ou l’éditeur (qui est parfois le responsable de la plate-forme).

À ces conditions générales et particulières, un contrat de cession de droits doit en plus être conclu entre l’artiste et le producteur et co-éditeur pour éviter tout litige ultérieur.

Il est impératif de fixer un cadre juridique...

Ces sites peuvent s’affirmer comme de véritables alternatives aux producteurs de musique classiques, c’est pourquoi fixer un champ juridique commun à tous ces sites apparaîtra bientôt comme indispensable. Une fois financés, les albums sont non seulement produits en interne de A à Z, mais les artistes sont également pris en main durant toute la période de promotion radio et télé. L’exemple le plus connu de ce mode de financement est sans doute le chanteur Grégoire qui a réussi à produire son single « Toi + Moi » grâce aux internautes de MyMajorCompany. La chanteuse Irma a confirmé avec son titre « I know » la réussite du «  crowdfunding ».

Des centaines de projets naissent dans la tête de nombreux individus chaque jour. Faute de moyens financiers, peu d’entre eux finissent par aboutir. Le financement communautaire ou solidaire change la donne. « L’union fait la force » comme on dit et bien le « crowdfunding » se base sur cette logique : ce sont les petits efforts accumulés qui peuvent faire aboutir de grands projets.

À une époque où règnent en maîtres les réseaux sociaux et les communautés en ligne, cette méthode est le meilleur moyen de faire appel à la générosité des uns et des autres pour concrétiser son projet. De la finance solidaire en somme.

On peut donc dire que le financement communautaire est une immense opportunité pour tout porteur d’idées. Pour chacun, c’est aussi une formidable occasion de faire émerger des idées et des tendances qui ne sont pas imposées par les modèles économiques actuels.

Grâce au financement communautaire, un lien particulier se crée entre porteur du projet et contributeurs. On ne parle plus de retour sur investissement dans le sens pécuniaire du terme. Le contributeur reçoit des récompenses en nature, à hauteur de son investissement. Cela peut prendre la forme d’un concert privé donné à domicile ou encore l’occasion d’aller sur scène avec une troupe de théâtre pour clore la pièce qui n’aurait jamais pu être montée sans ce type de financement. Le «  crowdfunding » rassemble des individus autour d’un projet humain, c’est avant tout une expérience collective. Il est donc impératif de fixer un cadre juridique pour tous les sites de financement collaboratif. À méditer donc.

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Mehdi Kasby
Rédaction du Village de la Justice


Voir en ligne : Suite de notre grand dossier sur la propriété intellectuelle dans la société (précédente partie ici)

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1 Message

  • En réponse à... Propositions pour un nouveau cadre réglementaire pour la Finance Participative 11 juillet 2012 16:56, par FredericBaud

    Le collectif FinPart vient de sortir son Livre Blanc "Plaidoyer et Propositions pour un Nouveau Cadre Réglementaire" http://finpart.org/download/plaidoy... afin d’obtenir un environnement légal propice au développement de cette nouvelle forme de financement, capable de répondre aux besoins que les systèmes de financement traditionnels ne savent pas couvrir.

    Répondre à ce message

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