La loi Fillon, votée par le Parlement le 24
juillet 2003 et publiée le 21 août 2003
réforme de façon significative le secteur
de l’épargne retraite mais réaffirme aussi
dans son article 1er le choix de la retraite
par répartition comme faisant partie du
cœur du pacte social qui unit les générations.
Quelques mesures significatives portant
réforme des régimes de base obligatoires
et régimes complémentaires par répartition.
Allongement de la durée d’activité et de la
durée d’assurance (40ans) pour tenir
compte de l’évolution démographique et
de l’allongement de la durée de vie, mise à
la retraite d’office par l’employeur reportée
à 65ans ( 60ans actuellement )
Attribution d’une sur-côte de la retraite de
base de 3% par an après 60ans si la durée
de 160 trimestres a été acquise, cumul
facilité de l’emploi-retraite, garantie en
2008 d’une retraite égale à 85 % du SMIC
pour les salariés ayant une carrière complète
au SMIC, création d’un régime complémentaire
obligatoire pour les commerçants,
réforme du régime de base des professions
libérales, possibilité de racheter
12 trimestres correspondant aux périodes
d’études supérieures, informations plus
précises et régulières sur l’ensemble des
droits à retraite chacun.
Cette loi permet aux actifs, quel que soit
leur âge, de pallier dans un cadre clarifié et
à priori durable, la baisse inéluctable du
taux de remplacement ( rapport entre les
derniers revenus d’activité et le montant
de la retraite perçu)
Les nouveaux mécanismes de retraites
complémentaires crées par la loi Fillon
Au - delà des aménagements des régimes
de base et complémentaires obligatoires,
la loi Fillon donne à l’ensemble des personnes
en activité (et même aux inactifs)
quelle que soit leur profession de nouvelles
opportunités pour constituer des compléments
de retraite.
Ainsi dorénavant trois nouveaux mécanismes
(ou produits) fournissent des opportunités
supplémentaires dans un cadre fiscal
nouveau spécialement dédié à la constitution
de la retraite.
Un premier mécanisme relève de l’initiative
individuelle : il s’agit du Plan d’Epargne
Retraite Populaire (PERP) qui concerne
l’ensemble des personnes avec ou sans
activité professionnelle.
Deux autres mécanismes qui relèvent de
décisions prises dans le cadre de l’entreprise
concernent les salariés et dans certains
cas le chef d’entreprise également.
La loi Fillon reconnaît implicitement l’entreprise
comme cadre adapté pour préparer
la retraite. Ces deux régimes sont les
suivants :
Le Plan d’épargne pour la retraite collective
(PERCO)
Le Plan d’épargne Retraite entreprise
(PERE)
Par ailleurs la réhabilitation des contrats
retraite à prestations définies (art 39 du
CGI) qui seuls répondent aux cas de carrières
fortement croissantes et au groupe
d’âge moyen élevé vient encore enrichir la
variété des réponses à apporter aux salariés.
Enfin les contrats indemnités de fin
de carrières prennent une plus grande utilité
compte tenu des départs plus tardifs à
la retraite des salariés et notamment des
cadres ce qui entraîne comme conséquence
l’augmentation du passif social des
entreprises.
Le Plan d’épargne Retraite Populaire
PERP
Contrat d’assurance Vie auquel toute personne
peut souscrire individuellement par
l’intermédiaire d’une association loi 1901.
Les souscripteurs sont représentés par un
comité de surveillance composé de membres
indépendants du gestionnaire.
Ce type de contrat est soumis à des normes
strictes en matière de gestion financière
( actif cantonné notamment)
Les versements effectués par les affiliés
sont déductibles du revenu net imposable
dans une limite égale à la différence entre :
Une enveloppe fiscale individuelle égale à
10% du revenu net de l’année précédente
avec un maximum de 10% du plafond
annuel de Sécurité Sociale et une enveloppe
fiscale professionnelle intégrant les
montants cumulés des cotisations déductibles
versées aux régimes de retraite supplémentaire
(article 83, retraite Madelin, et
l’abondement versé par l’employeur sur le
PERCO)
La retraite ainsi obtenue est liquidée
sous forme de rente viagère lors de la liquidation
de la retraite du régime de base
Le Plan d’épargne Retraite entreprise :
PERE
Il s’agit d’un contrat à cotisations définies
souscrit par l’entreprise pour ses salariés
ou une catégorie objective de salariés.
La nouveauté apportée par la loi Fillon est
de permettre aux salariés d’effectuer des
versements individuels facultatifs sur ce
contrat pour compléter les versements
périodiques. Ces versements individuels
facultatifs sont déductibles du revenu
imposable du salarié dans les limites de
l’enveloppe fiscale individuelle.
Pour bénéficier de cet avantage fiscal le
contrat doit respecter certaines normes :
existence d’un comité de surveillance,
cantonnement des actifs...
Le PERE permet lors de la liquidation de
retraite de l’affilié de percevoir une rente
viagère qui est fiscalement traitée comme
les pensions de retraite des régimes obligatoires.
Le Plan d’épargne Retraite Collectif :
PERCO
Prenant acte du rôle que l’entreprise est
appelée à jouer sans la préparation de la
retraite, le législateur a prévu la mise en
place d’un support d’épargne salariale collectif
(PERCO). Remplaçant le PPESV institué
par la loi Fabius du 19 février 2001 le
PERCO ne peut être mis en place qu’en
complément d’un PEE.
Mis en place par accord collectif le PERCO
est ouvert aux salariés mais également aux
chefs d’entreprises de 1 à 100 salariés.
Alimenté par la participation, l’intéressement
et des versements volontaires le
PERCO peut être complété par un abondement
de l’employeur dont le montant peut
au maximum être égal à 300% de ces versements
dans la limite de 4600 euros par
an et par participant. Cette enveloppe est
cumulable avec celle de 2300 euros prévue
pour le PEE
L’abondement versé au titre du PERCO
entre dans l’enveloppe fiscale professionnelle
qui vient s’imputer sur l’enveloppe
fiscale individuelle. Il ne supporte pas de
charges sociales et ne supporte pas d’impôt.
Il est soumis par contre à la CSG,
CRDS et aux prélèvements sociaux.
Lors de la liquidation de la retraite la sortie
du PERCO s’effectue soit sous forme de
rentes viagères soit sous forme d’un capital,
si l’accord le prévoit.
La fiscalité des rentes est celle des rentes
viagères constituées à titre onéreux. Le
capital est exonéré d’impôt sur le revenu,
seules les plus values supportent la CSG,
la CRDS et les prélèvements sociaux.
Quelques cas de déblocages anticipés
avant la liquidation de la retraite sont
prévus.
Ces nouvelles formules créées par la loi
Fillon viennent compléter les produits déjà
existant et qui conservent toute leur pertinence
(contrats à prestations définies,
contrats souscrits dans le contexte fiscal
de la loi Madelin, art 83, IFC...)
Dorénavant chaque personne, quel que
soit son statut dispose d’une palette élargie
de produits pour constituer dans les
conditions optimales sa retraite globale. La
variété et la complexité de certaines formules
et du contexte fiscal et social de celles
ci exigent des conseils avisés de professionnels.
Gan assurances, acteur
ancien et l’un des plus des plus important
sur ce marché de la retraite contribue -
grâce à son réseau d’agents et de chargés
de missions - à fournir les explications utiles
pour prendre les décisions les plus
adaptées.
Par G. Rigollet
GAN assurances
gerard.rigollet gan.fr

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