Edito :
Revisiter toutes nos pratiques à travers l’échange des octets.
Les technologies n’ont cessé d’influencer nos pratiques professionnelles depuis l’avènement du web en 1996 et ont conduit peu à peu la profession à modifier son organisation interne, comme par exemple en mettant en place la gestion et l’archivage électronique des dossiers ou encore, le travail à distance.

Aujourd’hui, les cabinets utilisent les technologies instantanées qui permettent de commu- niquer en temps réel et d’être extrêmement réactif. ils sont connectés à internet et utilisent des systèmes d’échange d’information partagés, de messagerie instantanée, le courrier et les agendas électroniques. ainsi, un avocat peut être connecté à son cabinet et à ses dossiers sans contrainte de temps ou de lieu.
L’électronique se développe chaque jour davantage dans nos activités professionnelles, parfois jusqu’à en devenir un élément structurant et même obligatoire, comme en témoigne le réseau privé virtuel avocat (rPVa) qui met en œuvre la communication électronique entre avocats et tribunaux.
Cependant, si le numérique permet plus d’agilité, il doit également conduire à nous interroger, au-delà des facilités d’exercice permises, sur les bonnes pratiques, en conformité avec nos principes essentiels. en effet, les règles de déontologie s’appliquent y compris lors de l’utilisa- tion d’outils de communication moderne.
Ces règles ont pris en compte l’arrivée progressive des nouvelles technologies en intégrant quelques principes propres à l’utilisation de celles-ci que ce soit pour le respect du secret professionnel, du principe du contradictoire ou encore de la publicité ou de la prospection en ligne ou de l’usage de la messagerie électronique dans le champ d’activité professionnelle de l’avocat.
Cependant, il faut poursuivre la réflexion car l’usage de l’électronique va se renforcer dans tous les domaines tel que l’acte d’avocat qui pourra être électronique, la communication élec- tronique qui va peu à peu s’étendre à toutes les procédures ou encore l’accès aux données à distance tant par l’avocat que le client.
Outre la gestion de la sécurité informatique, il conviendra sans doute de bâtir une déontologies de l’électronique. Ces réflexions ont été initiées lors du premier salon anaafa tech, entière- ment dédié à l’utilisation, par les avocats, des outils informatiques et télécoms qui s’est tenu le 24 juin 2011.
La dématérialisation qui se généralise progressivement dans les divers aspects de notre métier doit nous permettre de mieux travailler, de manière nouvelle mais tout en continuant de respec- ter nos fondamentaux qui sont le garant de la reconnaissance de l’avocat.
Alain Bensoussan, Président de l’Anaafa
Au sommaire de ce numéro 59, diffusé à 16.000 exemplaires aux avocats parisiens, notamment un important "Guide des Solutions Bureautique pour les avocats" :
Interview de Stéphane Dhonte, Président de la Fédération nationale des Unions des Jeunes Avocats (FNUJA)
Quel avenIr pour les annonces légales ?
Quelle Stratégie financière pour l’achat de votre véhicule professionnel ?
Entretien avec Benoît Evrard, gérant de Pyramiq
L’enquête à la française face au modèle américain
Revue du Web juridique
Guide des Solutions Bureautique pour les avocats
Lancement du ’Pack Installation des Avocats’
Bonnes adresses
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