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LA PREVENTION
Personne n’est à l’abri de la défaillance d’un débiteur... La prévention passe par les renseignements suivants :
SUR L’IDENTITE DU CLIENT
SUR SA SOLVABILITE
ET L’ETABLISSEMENT D’UN DOSSIER SOLIDE
L’identité du client
Vendre pour être payé, cela implique la sélection du client et l’information en amont. A cet égard la France est un véritable paradis. La quantité d’informations légales - c’est à dire publiques - disponibles est colossale (greffes de commerce, bilans, SIREN, Bodac, Balo, Etat des privilèges et des protêts, renseignements disponibles chez les Huissiers de Justice, etc....). Il est indispensable de savoir avec qui l’on traite : - personne physique : nom, prénoms, domicile - personne morale : forme de la société, capital, siège, personne habilitée à engager la société.
Sa solvabilité
Etat des impayés . Contrôler le registre des protêts, le registre général des privilèges de la sécurité sociale et des régimes complémentaires : si cotisations impayées, vérifier le registre des privilèges du Trésor en matière fiscale.
Etat du patrimoine Examiner l’actif existant : mobilier, immobilier. Consulter le registre des contrats de crédit bail ou de leasing, le registre des privilèges des vendeurs des fonds de commerce, le registre des nantissements conventionnels ou judiciaires, interroger la conservation des hypothèques, procéder à l’examen des comptes sociaux des SARL ou des S.A, Demander éventuellement la foumiture d’une caution.
En matière d’information économique, les progrès réalisés en 10 ans ont été spectaculaires. Les informations sont pratiquement données en temps réel et par tous les moyens possibles (téléphone, Minitel, micro. fax). Dés que l’on a un doute il faut prendre plusieurs renseignements mais il faut aussi recouper ces informations avec d’autres sources : banquiers, commerciaux, surveillance de la presse, Huissiers de Justice.
L’établissement d’un dossier solide
Il y a encore des entreprises qui livrent sans un bon de commande : indéfendable devant un Tribunal. Les réseaux d’information extemes sont utiles. Les réseaux internes que constituent les commerciaux, les comptables et les administratifs de l’entreprise sont irremplaçables, quand on sait les mobiliser.
Pour éviter l’impayé encore faut-il réaliser le « zéro défaut » sur toute la ligne, de la prise de commande jusqu’à l’encaissement. Une longue chaîne de petits actes comptables et administratifs bien moins anodins qu’ils n’en ont l’air. Chacun, de la secrétaire commerciale au comptable, doit se sentir responsable du paiement. Cela commence par le bon de commande. On voit encore des entreprises livrer sans bon de commande, sur simple coup de fil, sous prétexte qu’il s’agit d’un bon client.
Un petit service rendu à un bon client peut se transformer en gros ennui devant un juge du Tribunal de Commerce qui demande de prouver la vente. Une vente est un contrat qui s’achève avec le paiement. Les conditions de ce contrat doivent être claires et surtout être portées à la connaissance du client, qui les accepte en signant le bon ou la confirmation de commande : - prix, - délai, - transport, - date et moyen de paiement, intérêts de retard, - clause de réserve de propriété, - clause attributive de juridiction.
On ne traite plus les marchés en se tapant dans la main.
Remplir correctement toutes les cases de son fichier client. Faire épeler l’orthographe des noms. Préciser les adresses du siège ou des filiales, les raisons sociales. Localiser l’acheteur et le payeur pour éviter qu’ils ne se renvoient la balle.... Tout cela peut paraître basique, mais des informations erronées font perdre beaucoup de temps. Une facture mal adressée qui revient, un avoir mal comptabilisé suffisent à retarder l’encaissement de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois.
Relances : rapides. Marier la rigueur avec l’esprit de service n’est pas toujours facile, mais cela évite bien des litiges. Il ne faut pas hésiter à relancer avant l’échéance, et par téléphone, pour s’informer sur le retour d’une traite ou l’envoi d’un chèque.
Pour sortir de la relation affective ou agressive vis à vis d’un client, il faut des changements d’attitude. Ne plus téléphoner pour réclamer, interroger systématiquement les clients qui sont arrivés à échéance pour leur demander ce qui se passe. Les banques ne prêtent pas à 0%, vous si ! Quand vous accordez un délai de paiement de 30, 60 ou 90 jours à l’un de vos clients, êtes-vous toujours conscient de ce que cela vous coûte ?
LA PREVENTION PASSE EGALEMENT PAR LES GARANTIES PRISES :
soit sur les personnes : caution, sûretés
soit sur les biens : nantissement, hypothèque.
dégradation de la qualité - stock vendu à prix réduit, - remises inhabituelles, - échéances mensuelles réglées de plus en plus tard, - demandes d’acomptes immédiats...
UN CHEF D’ENTREPRISE BIEN RENSEIGNE ET BIEN INFORME EST DEJA PLUS FORT
C’EST AUTOUR DES CRITERES DE FORMATION ET D’INFORMATION QUE LES HUISSIERS DE JUSTICE OFFRENT LEUR PARTENARIAT
L’HUISSIER DE JUSTICE VOUS CONSEILLE ET PROTEGE AUSSI VOS DROITS
Chambre Nationale des Huissiers de Justice
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