Henri de La Motte Rouge a créé il y a peu un cabinet d’avocat orienté vers le secteur des technologies de l’information et de la propriété intellectuelle.
Le "marché" existe déjà, la concurrence des confrères aussi, alors comment se distinguer et apporter une plus-value potentielle ?
Sur l’ensemble de ses dossiers IP/IT, tant en matière de conseil que de contentieux, il a choisit de travailler en partenariat rapproché avec un ingénieur de Télécom Paris qui a créé son cabinet de conseil de son côté.
Ce partenariat pluridisciplinaire apporte semble-t-il une véritable valeur ajoutée aux clients et tout particulièrement dans les projets pointus en droit de l’informatique ou brevets.
Nous avons voulu en en savoir plus...
Village de la justice : quelle est l’idée de fond de votre démarche ?
Henri de La Motte Rouge : "Je crois en une approche interdisciplinaire pour une assistance juridique efficace tant en matière de contentieux que de conseil qui s’appuie sur :
une rigueur intellectuelle juridique et scientifique ;
une connaissance approfondie du droit des technologies ;
une véritable compréhension des problématiques techniques ;
un conseil juridique adapté aux besoins des clients.
D’où l’association de nos compétences :
Henri de La Motte Rouge, Avocat.
Diplômé d’un master en droit des technologies de l’information et ancien du cabinet Alain Bensoussan, je suis également très investi dans la Commission Technologies et avocats du Barreau de Paris créée par Christiane Feral Schuhl, Bâtonnier du barreau de Paris.
Antoine Lerond, Ingénieur.
Diplômé de Télécom Paris et d’un Master de mathématiques fondamentales, Antoine a été consultant pour un cabinet de conseil avant de créer sa propre société, SINFOLAB."
VJ : Quels types de clients sont concernés par votre offre "en duo" ?
Henri de La Motte Rouge : "Notre partenariat a pour objet d’assister les entreprises actives dans le secteur des technologies de l’information parmi lesquelles des start-up innovantes qui peinent à trouver des avocats qui comprennent le fond de leur activité.
Nous intervenons aussi en duo pour des cabinets d’avocats afin de les appuyer sur leurs dossiers les plus techniques."
VJ : Vos clients sont-ils au courant du recours à votre partenaire ?
Henri de La Motte Rouge : "Les clients sont systématiquement informés du recours au partenaire qui intervient souvent directement avec moi auprès du client."
VJ : Pas de problème en terme de secret professionnel (technique cette fois et non juridique) ?
Henri de La Motte Rouge : "Le secret confié par les clients, qu’il soit technique ou juridique est soumis à la même obligation de confidentialité."
VJ : Comment la partie "technique" du conseil s’intègre-t-elle dans vos recommandations juridiques ?
Henri de La Motte Rouge : "Dans le cadre de notre intervention commune, l’assistance est juridique. Nos clients ont recours à un avocat appuyé par un ingénieur. L’assistance de l’ingénieur permet à l’avocat de délivrer un conseil en pleine compréhension de la technologie mise au point par le client.
Par exemple, dans le cas d’un dépôt de brevet, la présence de l’ingénieur est particulièrement pertinente pour décrypter l’innovation et me permette d’opter pour la meilleure stratégie juridique de protection.
Dans le cadre de dossiers technologiques complexes, nos visions complémentaires du secteur de l’informatique sont un atout pour la négociation.
Enfin, certains clients sont intéressés par notre point de vue global sur leur prestation technique dans le cadre de la formalisation contractuelle. A cet égard, notre double compétence est intéressante pour définir les modalités et préciser l’organisation de leur prestation."
VJ : En termes de facturation, comment évaluez-vous le surcoût de la démarche ?
Henri de La Motte Rouge : "Cette assistance composée de compétences complémentaires est une véritable plus-value pour le client.
Actuellement en phase de développement je propose des honoraires adaptés qui ont pour objet de faire découvrir les intérêts de ce partenariat."
VJ : Est-ce que cela n’augmente pas les délais de traitement des dossiers ?
Henri de La Motte Rouge : "Nous accordons beaucoup d’importance à la réactivité et au respect des délais demandés par les clients, dont les attentes sont d’autant plus fortes qu’ils sont souvent eux mêmes entrepreneurs..."
VJ : Avez-vous déjà constaté des bénéfices "marketing" de votre démarche ?
Henri de La Motte Rouge : "nous avons clairement constaté un intérêt pour notre assistance particulière, au sein des entreprises et avocats œuvrant dans le secteur des technologies. D’ailleurs beaucoup de clients sollicitent à nouveau notre expertise croisée..."



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