Editorial de William Feugère ...
La profession d’avocat n’a en matière juridique aucun monopole, elle ne risque pas d’être frappée par la sclérose poussiéreuse des certitudes : face à une concurrence exacerbée, notamment de braconniers du droit, d’officines sans éthique n’apportant aucune sécurité, c’est par leur compétence, voire leur excellence, et par leur déontologie que les avocats marquent leur différence.
Depuis 2004, les obligations de formation continue assurent aux clients qu’ils peuvent s’adresser en toute confiance aux avocats, leurs connaissances étant maintenues au plus haut niveau.
À ces qualités juridiques s’ajoute une déontologie stricte, sanctionnée par une discipline exigeante, faisant bénéficier aux clients des plus hautes garanties possibles. Nulle autre profession n’érige l’interdiction du conflit d’intérêt comme principe essentiel, nulle autre ne garantit un secret professionnel absolu qui s’impose à tous, y compris aux juges, nulle autre n’est aussi indépendante : auxiliaire de justice, l’avocat n’est pas pour autant un représentant de l’état, officier ministériel, il est le défenseur de son client.
Enfin, l’installation d’un avocat ne doit pas être précédée de l’achat d’une charge avec une clientèle quasi captive, c’est au contraire une démarche entrepreneuriale, qui impose d’être constamment en éveil, à l’écoute de ses clients, capable d’anticiper leurs besoins.
Ces avantages considérables ont permis ces dernières années à la profession de bénéficier de nouveaux outils au service des clients. ainsi, la loi du 28 mars 2011 instaurant l’acte contresigné par avocat, inquiétant à juste titre les auteurs d’actes authentiques, a reconnu la qualité sans égale des actes rédigés par les avocats, qui maîtrisent seuls parfaitement les matières juridiques et judiciaires, qui connaissent le risque conflictuel et savent l’anticiper, le prévenir, lorsqu’ils rédigent.
Les avocats ont également investi de nouveaux métiers, apportant à leurs clients les garanties de leur déontologie : avocat fiduciaire, mandataire en transactions immobilières, correspondant informatique et libertés, lobbyiste, mandataire sportif,... Les avocats peuvent accompagner leurs clients dans l’ensemble de leurs activités, répondre à l’ensemble de leurs besoins.
Dans le même esprit, les avocats ont développé l’interprofessionnalité avec les experts-comptables, assurant aux clients l’union complémentaire des compétences en droit et en chiffre, et instaurant des outils comme l’assurance santé entreprise, qui permet à toute entreprise de bénéficier de la certitude, en cas de prévision de difficultés, d’être assistée d’un avocat et d’un expert-comptable, conseils de crise, dont les honoraires seront réglés par l’assurance.
Ces avancées des avocats au service des clients sont naturelles, elles ne peuvent que se poursuivre.
Bonne lecture,
William FEUGÈRE
Président national des Avocats Conseils d’Entreprises (ACE)
Membre du Conseil National des barreaux, Président de la Commission Droit et entreprise.
Au sommaire de ce numéro 64, diffusé à 16.000 exemplaires aux avocats parisiens :
DEVELOPPEMENT DU CABINET d’avocats (2ème partie) :
La formation continue des avocats : comment transformer une obligation en opportunité ?
L’interprofessionnalité : un levier de développement pour les cabinets d’avocats
Choisir sa documentation juridique en ciblant ses besoins
Développer son cabinet en exerçant des nouveaux métiers.
Consultez aussi la première partie de ce dossier sur le développement du cabinet d’avocat.
Les cadeaux d’affaires, pourquoi en faire et lesquels ?
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PROCHAIN NUMERO : LE DEVELOPPEMENT DU CABINET D’AVOCATS (2ème partie) :
Développer de nouvelles compétences et/ou choisir un des nou- veaux métiers de l’avocat : fiducie, immobilier, médiation, droit collaboratif, lobbying...
Formation continue : transformer une obligation en opportunité, attente nombreuse des avocats dans ce domaine (formation gra- tuite ou payante)
L’interprofessionnalité comme levier de développement - se documenter en fonction de son activité et de sa spécialité : savoir choisir la documentation adaptée à ses besoins, à sa mé-
thode de travail, à son activité de conseil et/ou contentieux.
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