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Actualité droit bancaire : responsabilité bancaire et recouvrement contre le dirigeant caution, par Olivier Vibert, Avocat

3879 lectures Mis à jour: 1re parution: 4.11  /5

Explorer : # responsabilité bancaire # dirigeant-caution # recouvrement de créances # liquidation judiciaire

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Le 22 janvier 2008 la Cour a rendu un arrêt en matière de responsabilité bancaire et devait se prononcer sur le caractère fautif du comportement d’une banque à l’égard du dirigeant d’une société qui s’était porté caution.

Les faits étaient les suivants. Une banque avait prêté une somme de 1.100.000 francs à une société. Elle avait demandé deux garanties en contrepartie : un nantissement sur le fonds de commerce et une caution auprès du dirigeant de la société.

Par protocole du 3 août 2000, notifié le 10 août à la banque, la société et son bailleur commercial avaient convenu d’une résiliation amiable du bail commercial dans lequel était exploité le fonds.

En contrepartie de cette résiliation une indemnité avait été versée à la Société qui libérait les lieux.

La Société a ensuite été mise en redressement judiciaire le 29 novembre 2000, puis mise en liquidation judiciaire le 21 mai 2001.

La banque a tenté de recouvrer des fonds auprès du bailleur mais sans succès une saisie conservatoire ayant été annulée le 6 décembre 2000.

La Banque, après avoir déclaré sa créance, a ensuite tenté de recouvrer sa créance à l’encontre du dirigeant qui s’était porté caution.

Le dirigeant a alors en défense demandé des dommages et intérêts reprochant à la banque d’avoir agit avec légèreté en ne tentant pas de recouvrer les fonds contre le bailleur lors de la résiliation du bail.

La Cour d’appel d’Aix-en-provence a fait droit à la demande du dirigeant caution et a accordé des dommages-intérêts équivalents à la condamnation au paiement prononcée à son encontre.

La Cour d’appel a retenu que la banque a fait preuve de passivité en négligeant, à réception de la notification de la résiliation amiable du bail, de se prévaloir des dispositions contractuelles qu’elle se devait d’exécuter de bonne foi et de faire, en prononçant la déchéance du terme du prêt, valoir ses droits sur l’indemnité versée

La cour de cassation dans son arrêt du 22 janvier 2008 (Chambre commerciale, 22 janvier 2008, N° de pourvoi : 06-18651, publié au bulletin) qu’on ne pouvait reprocher à la Banque de ne pas avoir prononcé la déchéance du terme au moment de la résiliation amiable du bail alors que les échéances du prêt étaient réglées au moment de la résiliation.

La banque n’a donc pour la Cour de cassation pas agit avec légèreté selon la Banque.

Par Olivier VIBERT, Avocat

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