Approche juridique des résistances du Congrès et des États fédérés américains à une réforme migratoire par l’Administration Biden.

Par Jeanie Brunet, Juriste.

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Explorer : # immigration # séparation des pouvoirs # contentieux # législation fédérale

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Joe Biden fait face à des critiques sur sa politique migratoire, tant des Républicains que des Démocrates, pour son incapacité à réformer le système. Le Congrès et les États fédérés entravent ses efforts à travers des blocages législatifs et des actions judiciaires, limitant ainsi les marges de manœuvre de l'administration.
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Le présent article entend analyser les leviers mobilisés par le Congrès et les États fédérés américains afin de freiner les objectifs migratoires de la présidence Biden.

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Dans le cadre de sa campagne présidentielle de 2024, Joe Biden fait l’objet de critiques quant au bilan de son mandat en matière migratoire. Ces reproches émanent tant du camp républicain, l’accusant d’avoir fait preuve de laxisme à la frontière mexicaine [1], que du camp démocrate [2]. Ces derniers lui font grief de ne pas avoir tenu les engagements pris lors de sa campagne présidentielle de 2020, notamment sa promesse phare d’instaurer un système migratoire qualifié de plus « juste et humain », en rupture avec la politique de son prédécesseur, Donald Trump [3].

L’absence de modification substantielle du cadre normatif migratoire par l’administration Biden s’explique en partie par l’inflexion partielle de la position de Joe Biden face à l’afflux de migrants [4] conjugué aux pressions de l’opinion publique [5] et politique [6]. Elle tient également aux contraintes administratives résultant de l’héritage laissé par l’équipe gouvernementale précédente [7]. A cela s’ajoute l’opposition institutionnelle du Congrès et des États fédérés limitant grandement les marges de manœuvre de l’exécutif.

Le présent article entend analyser les leviers mobilisés par le Congrès (I) et les États fédérés (II) afin d’entraver les ambitions migratoires de l’administration centrale fédérale américaine.

I. L’entrave du Congrès à une réforme migratoire de l’exécutif.

Sous la présidence Biden, fidèlement à la vision constitutionnelle américaine de séparation des pouvoirs [8], le Congrès exerce son rôle de contrepoids [9] en mobilisant ses compétences législatives (A) et budgétaires (B) pour freiner les objectifs de l’exécutif en matière migratoire.

A. Paralysie normative du Capitole.

Dès son investiture, le président Biden appelle le Congrès à réformer le système migratoire américain qu’il qualifie de « défaillant » [10]. Conformément à la jurisprudence constante de la Cour suprême [11], la compétence normative en matière d’immigration relève en effet du Congrès.

Depuis les années 1990 [12], le système migratoire américain n’a cependant fait l’objet d’aucune réforme substantielle [13], conduisant la qualification d’immobilisme du Congrès [14]. Cette paralysie s’explique en partie par la polarisation politique [15]. Schématiquement, les Démocrates encouragent la régularisation des personnes en situation irrégulière, tandis que les Républicains insistent sur la sécurité des frontières et la restriction de l’immigration légale [16]. L’adoption de réformes demeure, par conséquent, conditionnée au compromis des 535 membres du Congrès [17]. Sous la présidence démocrate de Biden, deux législatures se succèdent. Durant le 117ème Congrès, de 2021 à 2023, les Démocrates disposent de majorités ténues au sein de la Chambre des Représentants, tandis que les Républicains contrôlent le Sénat [18]. Le 118ᵉ Congrès, de 2023 à 2025, voit la Chambre des Représentants basculer sous contrôle républicain, confirmant la prééminence du parti dans les deux chambres du Congrès [19], la cohabitation ne faisant qu’empirer la situation.

Les projets de lois proposés par l’exécutif rencontrent ainsi de fortes difficultés à arriver au terme de la procédure législative [20]. ll convient de préciser que le Gouvernement ne peut pas lui-même déposer des propositions de lois car le Congrès détient le monopole de l’initiative législative [21], l’administration présidentielle sollicite ainsi des parlementaires afin qu’ils déposent les projets de loi qu’elle souhaite voir adopter [22]. À titre d’illustration, le projet de loi US Citizenship Act of 2021, introduit en février 2021 par la représentante démocrate Linda Sánchez [23], qui avait vocation à permettre à 11 millions de personnes en situation irrégulière aux États-Unis d’avoir accès à la citoyenneté [24], échoue dès les Commissions parlementaires [25], du fait de la forte opposition républicaine [26].

Même lorsqu’un projet de réforme bipartite parvient à émerger, tel que celui au Sénat de mai 2024 sur la sécurité frontalière [27] comprenant, entre autres, l’accélération des expulsions des immigrants ainsi qu’un statut légal particulier pour certains Afghans [28], le compromis reste difficile. Quelques jours après son introduction, le texte est finalement bloqué par les élus Républicains [29].

Des projets de lois émanant de Républicains à la Chambre haute du Congrès, soutenus par des Démocrates modérés, visent également à réintroduire des mesures adoptées sous l’administration Trump et abrogées par Biden [30]. Ce fut le cas pour l’usage du « Titre 42 » [31], autorisant les expulsions rapides sans possibilité de demander l’asile, pour des raisons de santé publique [32]. Cette tentative de réintroduction est toutefois demeurée sans effet.

Une des façons pour le Congrès d’empêcher les ambitions de Biden en matière de politique migratoire réside également dans l’exercice de son pouvoir budgétaire.

B. Le pouvoir budgétaire comme arme de contrainte.

Au titre du power of the purse que lui confère la Constitution américaine [33], le Congrès peut décider d’augmenter les allocations de fonds sollicitées par l’exécutif, de les réduire, d’imposer des restrictions sur leur usage ou de les refuser. Tel a été le cas par exemple concernant les financements demandés par le président Biden en 2023 au titre du Shelter and Services Program, un mécanisme de financement fédéral aidant des entités à couvrir les frais de leurs services fournis aux migrants pris en charge par le DHS [34], dans l’attente de l’issue de leur procédure d’immigration [35]. À la suite de tentatives visant à supprimer cette dépense [36], les législateurs fédéraux ont finalement accordé 650 millions de dollars, réduisant le financement initial de 150 millions de dollars [37].

A l’inverse, l’administration Biden avait prévu de réduire la capacité quotidienne de détention de l’agence ICE [38], surnommée par les média francophones « police de l’immigration » [39], à 25 000 places [40]. Toutefois, le Congrès a déterminé le crédit alloué à la hausse et a enjoint l’agence de maintenir une capacité de 34 000 places [41].

Le Congrès a recours, en outre, pour faire valoir ses vues sur l’immigration face à l’exécutif, à la menace de shutdown budgétaire [42]. Cela correspond à la cessation des activités gouvernementales en raison de la non-adoption des lois de finances nécessaires au fonctionnement du Gouvernement fédéral avant le début du nouvel exercice budgétaire. En janvier 2024, la majorité républicaine de la Chambre des Représentants a ainsi mis en garde l’exécutif de shutdown, notamment au sujet des discussions sur les dépenses liées à l’immigration [43]. Les congressistes ont finalement adopté une continuing resolution signée par le Président [44], prorogeant les crédits au niveau de l’exercice précédent et prévenant ainsi toute suspension des services fédéraux.

Outre le Congrès, constituant un contrepoids de jure vis-à-vis du pouvoir exécutif, les États fédérés américains exercent, sous la présidence Biden, un rôle significatif de contrepoids de facto.

II. L’intervention des États fédérés face aux projets de réformes migratoires.

Outre les actions à forte visibilité médiatique, telle que la reprise de la construction du mur à la frontière avec le Mexique par des bouées sur le Rio Grande [45] ou des containers [46], certains États fédérés ont contesté les mesures migratoires du Gouvernement fédéral en recourant à la fois au contentieux (A) et à leur pouvoir législatif (B).

A. Le bras de fer contentieux.

Certains États fédérés [47] saisissent régulièrement les tribunaux, individuellement ou dans le cadre d’actions conjointes, afin de contester les initiatives en matière migratoire de Biden.

Ces procédures contentieuses entravent les initiatives fédérales. Par exemple, la Maison-Blanche instaure en août 2024 le programme Keeping families together, permettant à certains conjoints et beaux-enfants de citoyens américains, présents aux Etats-Unis, de demander une autorisation temporaire de séjour, tout en les mettant à l’abri d’une expulsion immédiate [48]. 16 États intentent une action en justice contre ce dispositif, arguant notamment qu’il aurait été nécessaire de solliciter l’aval du Congrès, que le programme leur causerait un préjudice financier et qu’il serait de nature à encourager l’immigration illégale [49]. Après avoir été suspendu à maintes reprises, le programme est finalement jugé incompatible au droit fédéral par une décision rendue en novembre 2024 [50], entraînant sa cessation.

Bien que ces litiges ne parviennent pas systématiquement à bloquer les ambitions des autorités fédérales, elles les ralentissent et ont des conséquences de politiques publiques sérieuses. A titre d’illustration, en février 2021, l’administration Biden suspend puis met fin [51] au programme Remain in Mexico [52] mis en place sous Trump. Ce dispositif oblige les demandeurs d’asile à attendre au Mexique leur date d’audience devant les tribunaux d’immigration américains. Le Missouri et le Texas demandent sa réinstauration, faisant état des coûts pesant sur les États du fait de l’arrivée de migrants [53]. En décembre 2021, l’administration Biden est contrainte d’annoncer la reprise de ce système [54]. En juin 2022, celle-ci obtient finalement gain de cause devant la Cour suprême [55].

Ces recours contentieux par les États fédérés des mesures migratoires prises par le Gouvernement fédéral sont en augmentation [56]. Cette tendance peut être attribuée à divers facteurs.

D’une part, elle résulte de l’augmentation du nombre de mesures adoptées unilatéralement par l’exécutif en l’absence d’accord du Congrès [57], les rendant plus susceptibles d’être contestées ultérieurement [58].
Joe Biden a ainsi eu recours à 162 reprises durant son mandat aux Executive Orders [59]. Il s’agit d’un instrument présidentiel autonome de législation, non expressément prévu par la Constitution, dont le champ d’application n’a jamais été précisément délimité par le législateur et dont la portée s’est élargie avec le temps [60].

D’autre part, cette augmentation reflète la divergence croissante des positions idéologiques entre les partis républicain et démocrate et le phénomène global de hausse du contentieux [61].
Le fonctionnement du système judiciaire est mis à profit par les deux partis politiques dominants qui sélectionnent les tribunaux réputés favorables à leurs opinions politiques [62], une stratégie connue sous le nom de forum-shopping, alimentant l’opinion selon laquelle l’impartialité des juges serait compromise [63].

Ces recours, lorsqu’ils sont favorables, permettent l’adoption de décisions de politiques publiques en contournant le Congrès. Les décisions rendues ont également davantage de chances de ne pas être remises en cause, dans la mesure où elles ont valeur jurisprudentielle, contrairement à une norme qui aurait été adoptée par le Congrès [64].

Les États fédérés ont ainsi obtenu des décisions marquantes contre l’administration Biden, telles que l’échec d’un moratoire de 100 jours sur les expulsions [65], le maintien pour un temps de l’usage du Titre 42 [66], et la suspension de nouvelles approbations de demandes au titre du programme de protection contre l’expulsion [67], le DACA [68].

Aux contestations engagées devant les tribunaux par les États s’ajoutent celles menées sur le terrain législatif.

B. L’exercice circonspect du pouvoir législatif.

Le pouvoir législatif dont sont pourvus les 50 États est consacré par leur Constitutions propres [69] et est toutefois restreint par le principe de primauté du droit fédéral, la Supremacy Clause [70].

Un Projet de loi du Sénat au Texas (Senate Bill 4 (88-4)) de 2023 par exemple, a souhaité criminaliser l’entrée d’étrangers au Texas en dehors des points d’entrées prescrits [71]. Une cour d’appel fédérale a confirmé en juillet 2025 l’inconstitutionnalité de ce projet, rappelant que le contrôle de l’immigration relève de la compétence exclusive du Gouvernement fédéral [72].

Les États fédérés peuvent cependant édicter des normes juridiques pouvant aller à l’encontre des orientations politiques de l’exécutif sans pour autant contrevenir au droit fédéral. À titre d’illustration, en Floride, il est imposé aux hôpitaux bénéficiant du financement Medicaid de demander aux patients s’ils sont citoyens ou résidents légalement présents sur le territoire, et d’envoyer un rapport trimestriel sur les individus en situation irrégulière [73]. Cette exigence ne contrevient pas a priori aux normes fédérales mais va à l’encontre de l’orientation politique de l’administration Biden, favorable à un accès universel aux soins de santé, indépendamment du statut migratoire [74].

Cette confrontation soutenue et méthodique des États fédérés n’a rien de surprenant.

Avant même l’arrivée de Joe Biden au bureau ovale, des accords sont conclus entre les gouvernements de certains États fédérés à majorité républicaine et l’administration fédérale sortante afin de limiter les futures ambitions de l’administration Biden en matière migratoire. Ces SAFE agreements [75] obligeaient notamment le DHS à informer à l’avance les États fédérés de toute intention d’assouplir les critères d’octroi d’un sursis à expulsion ou de les consulter avant d’apporter toute modification au régime migratoire [76]. L’administration Biden a rapidement déclaré ces accords illégaux [77].

Jeanie Brunet, Juriste

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Notes de l'article:

[1D. Cohen, “Mike Johnson belittles possible Biden exécutive action on immigration”, Politico, 6 février 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 20 octobre 2025].

[2L. A. Caldwell et T. Meyer, “Democrats frustrated with Biden border Oder”, The Washington Post, 4 juin 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[3The White House, “Fact Sheet : The Biden Administration Blueprint for a Fair, Orderly and Humane Immigration System”, 27 juillet 2021, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[4“Securing the Border”, dhs.gov, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[5J. Colvin, S. Groves et A. Gomez Licon, “Will Biden’s new border measures be enough to change voters minds ?”, AP, 5 juin 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[6J. Bickerton, “Joe Biden Faces Growing Democrat Fury Over Border Crisis”, Newsweek, 16 février 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[7N. Miroff et T. Olorunnipa, “Biden pledge to shut down border points to policy shortfalls”, The Washington Post, 27 janvier 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[8Chacun des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire dispose de moyens d’actions que lui dote la Constitution américaine, visant à empêcher les deux autres pouvoirs d’abuser de leurs fonctions.

[9L’article Ier de la Constitution américaine attribue au Congrès le pouvoir législatif et énumère ses prérogatives.

[10The White House, “Fact Sheet : The President’s Budget Secures Our Border, Combats Fentanyl Trafficking, and Calls on Congress to Enact Critical Immigration Reform”, 11 Mars 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 2 octobre 2025].

[11La Cour suprême affirme en effet régulièrement dans sa jurisprudence que la compétence normative en matière d’immigration relève du Congrès. En voici une illustration jurisprudentielle : Kleindienst v. Mandel, 408 U.S. 753, 766 (1972).

[12Immigration Act de 1990.

[13M. Chishti et S. Yale-Loehr, “The Immigration Act of 1990 : Unfinished Business a Quarter-Century Later”, Migration Policy Institute, juillet 2016, Accessible en ligne [Dernière connexion le 23 octobre 2025 ].

[14K. Bush-Joseph, “Executive Actions Cannot Fix the Nation’s Broken Immigration System–Congress Needs to Legislate”, Perry World House - University of Pennsylvania, 11 juin 2025, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[15L. Bottcher et H. Gerbach, “The great divide : drivers of polarization in the US public”, EPJ Data Sci. 9, 32, 28 octobre 2020, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[16J. Baxter Oliphant et A. Cerda, “Republicans and Democrats have different top priorities for U.S. immigration policy”, Pew Research Center, 8 septembre 2022, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[17Le Congrès est composé de 535 membres votants, soit 435 représentants à la Chambre des représentants et 100 sénateurs au Sénat. Membership of the 119th Congress : A Profile, congress.gouv, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[18"Membership of the 117th Congress : A Profile", congress.gouv, Accessible en ligne [Dernière connexion le 2 octobre 2025].

[19"Membership of the 118th Congress : A Profile", congress.gouv, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[20M. Chishti et J. Bolter, “Border Challenges Dominate, But Biden’s First 100 Days Mark Notable Under-the-Radar Immigration Accomplishments”, Migration Policy Institute, 26 avril 2021, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[21La Section 1 de l’article 1er de la Constitution des Etats-Unis dispose que : “All legislative Powers herein granted shall be vested in a Congress of the United States, which shall consist of a Senate and House of Representatives.

[22S. Kernell, R. Larocca, C. Volden et A. E. Wiseman, “Unification of Powers : When Effective Lawmakers Sponsor Presidential Proposals in Congress”, Apsa Preprints American Political Science Association, 27 septembre 2021, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[23H.R.1177 - U.S. Citizenship Act, 117th Congress (2021-2022), Introduite le 18 février 2021.

[24“The U.S. Citizenship Act of 2023”, lindasanchez.house.gov, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[25"All Information (Except Text) for H.R.1177 - U.S. Citizenship Act", congress.gov, Accessible en ligne [Dernière connexion le 23 octobre 2025].

[26N. ISHAK, “How Congress Killed Immigration Reform”, Documented, 15 avril 2022, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[27S.4361 - Border Act of 2024, 118th Congress (2023-2024), Introduite le 16 mai 2024.

[28“What is the ‘Bipartisan Border Bill’ and How Would it Change the US Immigration System ?”, American Immigration Council, 1ᵉʳ novembre 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[29L. Gambino, “Senate Republicans block bipartisan border security bill for a second time”, The Guardian, 23 mai 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[30M. Chishti et K. Busg-Joseph, "U.S. Border Asylum Policy Enters New Territory Post-Title 42", Migration Policy Institute, 25 Mai 2023, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[31Il s’agit du 42 U.S.C. §265 qui autorise le gouvernement à suspendre temporairement l’entrée de personnes ou de biens en provenance de pays étrangers pour éviter la propagation de maladies contagieuses.

[32M. Chishti et K. Busg-Joseph, op.cit.

[33Le Congrès a le pouvoir budgétaire, « power of the purse », selon l’Article I, Section 9, clause 7 la Constitution américaine.

[34Il s’agit du United States Department of Homeland Security (DHS) soit le Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis.

[35“FEMA’s Role in Migrant Assistance : Exploring the Shelter and Services Program”, American Immigration Council, 10 octobre 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[36“FEMA’s Role in Migrant Assistance : Exploring the Shelter and Services Program”, op.cit.

[37“FEMA’s Role in Migrant Assistance : Exploring the Shelter and Services Program”, op.cit.

[38Il s’agit de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE), soit le Service de l’immigration et des douanes.

[39Exemple de média français à ce sujet : M. Mariani, émission, “La police d’immigration américaine veut organiser des raids numériques”, France Inter, 7 octobre 2025, en ligne : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/veille-sanitaire/veille-sanitaire-du-mardi-07-octobre-2025-2219200 [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[40M. Chishti and K. Bush-Joseph, "Biden at the Two-Year Mark : Significant Immigration Actions Eclipsed by Record Border Numbers", Migration Policy Institute, 26 January 2023, en ligne : https://www.migrationpolicy.org/article/biden-two-years-immigration-record [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[41M. Chishti and K. Bush-Joseph, op.cit.

[42S. Kapur, J. TSirkin and S. Wong, "Right-Wing Republicans threaten a government shutdown over immigration", NBC News, 5 janvier 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[43S. Kapur, J. Tsirkin and S. Wong, op. cit.

[44H.R.9747 - Continuing Appropriations and Extensions Act, 2025 - 118th Congress (2023-2024).

[45M. Del Bosque, “Ex-Arizona governor’s illegal makeshift border wall is torn down - but at what cost ?”, The Guardian, 21 janvier 2023, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[46B. Debusmann Jr, “US-Mexico border : Will a ’floating wall’ barrier in the Rio Grande deter migrants ?”, BBC, 13 juillet 2023, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[47Il s’agit majoritairement des Red States, soit les Etats votant majoritairement pour le parti républicain.

[48U.S. Citizenship and Immigration Services, Keeping Families Together, uscis.gov, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[49Memorandum of decision of the United States District Court Eastern District of Texas, No. 6:24-cv-00306, State of Texas et al., Plaintiffs, v. United States Department of Homeland Security et al, Defendants.

[50Memorandum of decision of the United States District Court Eastern District of Texas, No. 6:24-cv-00306, State of Texas et al., Plaintiffs, v. United States Department of Homeland Security et al, Defendants.

[51‘“The Migrant Protection Protocols”, an Explanation of the Remain in Mexico Program”, American Immigration Council, 1er février 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[52Le nom officiel de ce programme est Migrant Protection Protocols (MPP).

[53Memorandum opinion and Order, in the United States District Court for the Northern District of Texas Amarillo Division, The State of Texas, The State of Missouri, Plaintiffs, v. Joseph R. Biden, JR. et al, Defendants, 2:21-CV-067-Z.

[54‘“The Migrant Protection Protocols”, an Explanation of the Remain in Mexico Program”, American Immigration Council, 1er février 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[55Biden v. Texas, 597 U.S. (2022).

[56M. Chishti and K. Bush-Joseph, “Federal Judges Step into the Void to Set Immigration Policy”, Migration Policy Institute, 30 mars 2023, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[57S. Benzina, “Les executive orders du président des Etats-Unis comme outil alternatif de législation”, Jus Politicum, La jurisprudence du Conseil Constitutionnel et les différentes branches du droit - n°21, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[58D.P. Christenson et D. L. Kriner, Political Constraints on Unilateral Executive Action, Case Western Reserve Law Review, 2014, 65, p. 897-932.

[59"Registre fédéral des Executive Orders", federalregister.gov, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[60S. Benzina, op.cit.

[61C. Loyer-Larher, L’inflation du contentieux, Revue Judiciaire de l’Ouest, 1985-4. pp. 370-397.

[62D. Goodson and B. Pals, “‘Forum shopping’ for desired legal results is a bipartisan problem”, The Hill, 15 juillet 2025, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[63A. Clapman, “Judge Shopping, explained”, Brennan Center for Justice, 27 février 2025, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[64“Policy in the United States : The rise of State-Led Litigation against the Federal Government”, Aristote, 5 mai 2023, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[65La décision du 26 août 2021 de la Cour suprême des Etats-Unis (No. 21A23), Alabama Association of Realtors & al. vs. U.S. Department of Health and Human Services & al.

[66Décision du 27 décembre 2022 de la Cour Suprême (No. 22A544 (22–592)), dans le cadre de l’affaire Arizona et al. v. Alejandro Mayorkas, Secretary of homeland security, a ordonné le maintien provisoire de la politique provisoire fondée sur le titre 42.

[67Décision communément appelée Texas II, décision du 16 juillet 2021 rendue par un tribunal de district fédéral, DACA Decision in State of Texas, et al., v. United States of America, et al., 1:18-CV-00068, (S.D. Texas July 16, 2021).

[68Il s’agit du programme Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA).

[69C. Bolick, ”Americans are protected by 51 constitutions, not only one”, The Washington Times, 15 fevrier 2022, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[70L’article VI, section 2 de la Constitution des Etats-Unis établit ce principe.

[71Federal Preemption and Texas S.B. 4.

[72K. Gross, I. Sarda-Sorensen, I. Rodriguez, “Federal Appeals Court Denies Texas’ Request to Allow Extreme Anti-Immigrant Law to Go Into Effect”, Aclu Texas, 7 juillet 2025, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[73Florida Senate Bill (SB) 1718 de 2023.

[74Press release, “Biden-Harris Administration Reaffirms Commitment to Emtala Enforcement”, CMS.gov, 2 juillet 2024, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

[75Il s’agit du Sanctuary for Americans First Enactment Agreement (SAFE).

[76Voir “Agreement between the department of homeland security and the Arizona attorney general’s office and the arizona department or law” signé le 8 janvier 2021.

[77“Reported : DHS signed agreements with states self-imposing six-month notice-and-comment period”, Immigration Policy Tracking Project, Accessible en ligne [Dernière connexion le 26 octobre 2025].

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