Comment contester efficacement les courriers de demande d’indemnisation pour des utilisations d’images (PicRights, Pixtrakk, RightsControl, Copytrack, PhotoClaim, Copyright Agent, Pixsy) ?

Article proposé par un Partenaire Voir la page habitant

1014 lectures 1re Parution: Modifié le : 3.4  /5

La diffusion d’images sur internet est devenue une pratique incontournable pour toute entreprise : communication digitale, e-commerce, réseaux sociaux, blogs, ou encore plaquettes institutionnelles.

Pourtant, cette pratique expose nombre de professionnels à un phénomène grandissant : la réception de courriers de sociétés mandatées par des banques d’images (telles que PicRights, Pixtrakk, RightsControl, Copytrack, PhotoClaim, Copyright Agent, Pixsy) réclamant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros pour l’utilisation d’une photographie sur un site web.

Ces notifications, souvent rédigées sur un ton juridique intimidant, évoquent des atteintes au droits d’auteur et/ou des actes de parasitisme économique. Or, dans de nombreux cas, ces demandes apparaissent irrecevables et/ou mal fondées.

C’est précisément pour y répondre que nous avons créé Stop Litige Photo — un service d’accompagnement juridique dédié à la contestation de ces réclamations.

-

Des réclamations standardisées, fondées sur des éléments incertains et à la valeur probante contestable

Les courriers adressés par ces intermédiaires reposent souvent sur des constats techniques incertains et sur une interprétation extensive du droit d’auteur.

Ils s’appuient le plus souvent sur de simples captures d’écran non certifiées, censées prouver la présence d’une photographie sur un site.

Or, la jurisprudence est constante : une copie d’écran n’a pas de valeur probante suffisante si elle n’a pas été réalisée dans les conditions strictes imposées aux constats d’huissier (notamment adresse IP vérifiée, cache vidé, date certifiée).

Autrement dit, le fondement probatoire même de la demande fait parfois défaut.

Une absence récurrente de recevabilité juridique

Au-delà de la preuve, les sociétés mandatées échouent fréquemment à démontrer qu’elles disposent du droit d’agir.

Conformément aux articles L.131-2 et L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle, la cession des droits d’auteur doit être constatée par écrit, chaque droit cédé devant être mentionné distinctement et limité dans son objet, sa durée et son territoire.

Or, les mandataires de banques d’images ne produisent quasiment jamais :
- le contrat de cession conclu entre le photographe (auteur) et l’agence ou la banque d’image d’une part ;
- le mandat exclusif autorisant les sociétés « mandatées » à agir en justice au nom des banques d’images et/ou des photographes.

Cette carence rend souvent leurs demandes irrecevables.

De surcroît, la titularité des droits sur la photographie elle-même n’est pratiquement jamais démontrée : aucune preuve de paternité, d’antériorité de publication, ni de dépôt n’est fournie.

Un défaut manifeste de bien-fondé

A supposer la recevabilité acquise, encore faut-il que la photographie en cause soit originale, c’est-à-dire qu’elle porte l’empreinte de la personnalité de son auteur.

Or, la plupart des visuels concernés sont des photographies banales, illustrant des produits, des personnes, des plats de cuisine des lieux ou des ambiances, sans mise en scène, lumières, couleurs, poses, angles ou choix techniques particuliers.

L’auteur de la photographie, ou à tout le moins la société au nom de laquelle le courrier est rédigé et qui prétend agir pour son compte, est pourtant tenu de démontrer les choix artistiques personnels réalisés par l’auteur lors de la préparation, de la prise de vue et du traitement de l’image — ce qui est trop rarement le cas.

En l’absence d’une telle démonstration, et comme l’indique la Cour de cassation, la photographie n’est pas protégeable par les dispositions du Livre 1 Partie 1 du Code de la propriété intellectuelle, de sorte que la demande indemnitaire est mal fondée.

Stop Litige Photo : un accompagnement juridique spécialisé

Avocats en droit de la propriété intellectuelle et en droit des médias (Me Hugo BATS et Me Floriane VERDIER), nous avons constaté une multiplication des litiges de ce type chez nos clients : agences de communication, e-commerçants, associations, particuliers, PME, et groupes de presse. Beaucoup se retrouvent démunis, sans connaître leurs droits, ni les risques encourus, ni les solutions envisageables.

Face à ce constat, nous avons voulu créer un espace clair, accessible et rigoureux, permettant de prendre en charge les dossiers des entreprises et des particuliers, à un coût très abordable, et leur évitant d’avoir à régler des indemnisations disproportionnées ou indues.

C’est ainsi qu’est né Stop Litige Photo, une plateforme dédiée à cette problématique spécifique ( https://stoplitigephoto.com ).

Stop Litige Photo a pour mission d’offrir aux professionnels une réponse claire, structurée et juridiquement argumentée à ces réclamations.

Nous analysons la demande reçue, vérifions sa recevabilité, évaluons son bien-fondé et rédigeons une réponse adaptée.

Dans la majorité des cas, les demandes sont abandonnées après réception de notre courrier de réponse.

En conclusion

Les réclamations formulées par les sociétés mandatées par les banques d’images peuvent s’avérer ni recevables, ni bien fondées.

Leur caractère systématique et intimidant ne doit pas faire oublier les exigences strictes du droit d’auteur et de la preuve en droit civil.

Stop Litige Photo a été conçu pour permettre aux professionnels de se défendre efficacement, à moindre coût, tout en faisant respecter les droits de nos clients.

👉 Pour en savoir plus ou obtenir une analyse personnalisée : https://stoplitigephoto.com

Recommandez-vous cet article ?

Donnez une note de 1 à 5 à cet article :
L’avez-vous apprécié ?

5 votes
Village de la justice et du Droit

Bienvenue sur le Village de la Justice.

Le 1er site de la communauté du droit: Avocats, juristes, fiscalistes, notaires, commissaires de Justice, magistrats, RH, paralegals, RH, étudiants... y trouvent services, informations, contacts et peuvent échanger et recruter. *

Aujourd'hui: 157 365 membres, 29502 articles, 127 348 messages sur les forums, 2 120 annonces d'emploi et stage... et 1 400 000 visites du site par mois en moyenne. *


FOCUS SUR...

• Les sites d'annonces d'emploi incontournables pour les juristes.

• IA et droit : les 5 prompts préférés de la Team juristes augmentés.





LES HABITANTS

Membres

PROFESSIONNELS DU DROIT

Solutions

Formateurs