3 conseils pour éviter que le perfectionnisme n’anéantisse le plaisir dans le travail.

Souvent lors d’entretien d’embauche, le perfectionnisme est cité comme une réponse clichée à la question de l’entretien : quelle est votre plus grande faiblesse ? En disant cela, vous essayez vraiment de dire : "ma faiblesse est une grande attention aux détails, travailler de très longues heures jusqu’à ce que le travail soit terminé, je suis comme un chien avec son os"…
Par Joël Jégo, Coach.

Le perfectionnisme peut être une grande force, il peut être la caractéristique de celui qui se concentre sur l’atteinte du résultat, affine les détails et crée une solide éthique de travail. Les psychologues appellent ce perfectionnisme adaptatif et il peut être un trait de personnalité utile pour une carrière réussie.

Mais le perfectionnisme a également un côté beaucoup plus sombre, le perfectionnisme inadapté, qui est en fin de compte autodestructeur et caractérisé par des attentes irréalistes quant à la perfection, une incapacité à faire face à l’échec et finalement, une poursuite insatiable d’une réalité inaccessible.

Une situation plutôt négative dont le résultat final peut être la dépression, l’anxiété et la procrastination. Mais il n’est pas nécessaire d’être dans les profondeurs de la dépression avant que le perfectionnisme puisse aspirer le plaisir du travail et de la vie.

J’en parle avec aisance car j’ai une propension assez élevée au perfectionnisme. Il n’y a rien de mal à essayer d’obtenir les choses comme vous le souhaitez ou à avoir le sens du détail ; le danger est tout d’un coup, vous êtes entièrement concentré sur ce qui doit être fait et ce qui ne va pas, en ignorant tout ce qui s’est bien passé ou qui avait l’air bien.

La sensibilisation est la clé. Chaque fois que je me rends compte que je deviens trop concentré sur chaque défaut et ce qui ne va pas dans un travail donné, je m’arrête et je prends du recul, puis après je peux reprendre ce travail et y trouver du plaisir.

Voici 3 conseils que vous pouvez essayer si vous trouvez que vos tendances perfectionnistes deviennent néfastes.

1. Adoptez un esprit d’apprentissage.
Penser à tout comme une opportunité d’apprentissage vous oblige à penser davantage au processus qu’au résultat. C’est un vieux cliché mais si vrai : la réussite, c’est le voyage et non la destination. C’est lorsque nous sommes obsédés par le résultat final et comment cela doit être, que les choses peuvent se détraquer.

2. Ayez des attentes réalistes.
Bien sûr, ce qui est réaliste est très relatif, ce qui l’est pour vous, ne l’est pas pour quelqu’un d’autre. Mais étant donné que le perfectionnisme irrationnel tend vers les extrêmes, il peut être utile d’essayer d’être objectif sur la situation. Qu’est-ce qui est raisonnable ? Des normes élevées peuvent être excellentes, mais ont-elles réellement un impact négatif sur votre travail et le plaisir que vous en retirez ?
La vie et le travail parfaits n’existent pas et s’ils le sont, ils régresseront vers la moyenne à un jour ou l’autre. La perfection n’est pas synonyme de réussite ; si c’est le cas, vous devrez peut-être reconsidérer votre définition de la réussite.

3. Célébrez les réalisations.
Devenir trop concentré sur les défauts crée une vision très déséquilibrée des choses, mais faire un effort pour identifier et célébrer les réussites est une habitude utile qui contribue à apporter équilibre et perspective. Non seulement vous en bénéficierez, mais c’est une très bonne façon d’impliquer ceux qui vous entourent, en intégrant cela dans la culture de l’équipe. Cela peut sembler évident, mais le piège est que vous êtes déjà dans la prochaine chose, le prochain travail et le moment de célébrer est déjà passé.

Si vous n’agissez sur votre propension au perfectionnisme, cela peut vite devenir incontrôlable et aspirer vraiment le plaisir dans ce que vous faites. C’est encore plus important sur le lieu de travail où laisser le perfectionnisme dominer peut vraiment avoir un impact négatif, alors que bien contrôlé ce peut être une véritable force.

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Vos commentaires

  • par Éric de Pommereau , Le 16 juillet à 13:59

    Connaître sa propre tendance à rechercher la perfection est un véritable atout.
    Savoir sortir lorsque cela est nécessaire de cette qualité c’est s’ouvrir à la recherche de résultats progressifs qui une fois cumulés peuvent conduire à un niveau plus durable ou plus élevé...
    En synthèse l’action est primordiale dans la recherche du bien et de la progression des le mieux.
    Éric de Pommereau

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