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Legal F, la nouvelle association des legaltech de Station F.

Quatre start-up de la legaltech ont intégré Station F dès son ouverture, que ce soit au sein du Founders program (Share Your Knowledge et Le droit pour moi), de l’incubateur de Microsoft (Case Law Analytics) ou d’HEC (LexDev) et n’ont pas tardé à se rapprocher pour créer une association du nom de Legal F.
Le Village de la Justice ne s’était a priori pas trompé en affirmant il y a quelques semaines : "Station F est un tremplin pour les legaltech" !

« Legal F, c’est l’idée d’un de mes associés, Romain Dupeyré, avocat associé de DWF, explique Jacques Lévy-Vehel, co-fondateur de CLA. Association, avec un esprit plutôt « club », elle a vocation à grandir au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles legaltech à Station F mais pas à les intégrer toutes. Car elle s’est construite autour d’une vision commune et d’affinités entre ses membres. »

Hormis le fait que toutes sont à Station F, la création de l’association est liée à deux constats.

Premièrement, les start-up sont petites et très spécialisées, ce qui est un avantage car elles sont agiles. Mais le problème c’est qu’elles ne peuvent pas couvrir beaucoup de besoins alors que leurs clients et prospects sont en demande. Legal F, en regroupant des legaltech aux offres complémentaires, va permettre à chacune de proposer plusieurs services.

Cette complémentarité repose sur deux caractéristiques propres à ces quatre start-up : le savoir-faire et le faire-savoir.
LexDev et CLA répondent à la première car ce sont des solutions métiers qui permettent aux professions d’améliorer leur productivité.
Et pour la deuxième, il faut davantage se tourner vers SYK et Le droit pour moi, qui peuvent grâce à la technologie qu’ils ont développée aider les professionnels à partager leur savoir.

Le fait de s’être regroupées leur permet de multiplier leur force commerciale et marketing. Elles se connaissaient déjà bien avant et pouvaient se promouvoir les unes les autres mais avec Legal F, elles peuvent aller au-delà. Elles sont d’ailleurs en train de créer des packages intégrant 2, 3 ou 4 de leurs offres avec pour avantage pour le client d’avoir un seul interlocuteur et de bénéficier d’un tarif préférentiel.

« C’est une offre intégrée au niveau commercial mais au fur et à mesure et en fonction des demandes, elle le sera aussi au niveau technique », précise Hamdi Ouaissi, co-fondateur de LexDev. Chacun devrait développer les outils qui vont permettre à leurs API (application programming interface) de se parler, l’objectif final étant que par une porte d’entrée unique, le client puisse accéder à toutes les solutions qu’il aura choisi.

Deuxième constat, « il y a beaucoup de legaltech et cela ne veut plus rien dire, poursuit Jacques Lévy-Vehel. Beaucoup de start-up ne font pas de "tech" et n’ont pas d’éthique. » Avec Legal F, les 4 start-up veulent se distinguer - car elles ont un apport technologique fort - et continuer à travailler en étroite collaboration avec les professionnels du droit avec qui elles entretiennent de bonnes relations.

Si de prime à bord, c’est l’aspect « business » qui semble être à l’origine de cette association, « il ne faut pas oublier l’aspect promotion de la legaltech en général, affirme Hamdi Ouaissi,. Nous allons organiser des évènements - qui rassembleront tous ceux qui ont une appétence pour la legaltech - le plus régulièrement possible en invitant à chaque fois une ou plusieurs personnalités. Pour l’instant, Legal F reçoit un bel accueil des personnes à qui nous en avons parlé. C’est une manière de faire vivre la legaltech au sein de station F mais bien au-delà  ».

Laurine Tavitian
Rédaction du Village de la Justice

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Vos commentaires

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  • Le 24 février à 08:08 , par BORDALAMPE

    Bonjour

    Devant la rapidité de la transformation digitale et du support legal de toute fonction de conseil, d’avocat....en particulier en matière fiscale, fiscalité internationale (jour, heure, minute et seconde base d’assiette fiscale), la prise de conscience est là !

    Félicitations pour cet article.

    Cordialement

    Mme Valérie Bordalampé
    Selasu Avocat conseil
    Consultante
    HEC M.13

  • Le 22 février à 22:30 , par Paul C
    L’année de la Legaltech

    Après la fintech, la foodtech, la greentech, 2018 est l’année de la Legaltech ! La prise de conscience est là pour les métiers du droit, reste à passer à l’action...

  • Le 21 février à 13:37 , par Gaspard Bouhier

    Excellente initiative.