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LegalTechs françaises, tendances 2017 : un secteur émergent en phase de consolidation.

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Les legaltechs bouleversent depuis quelques années déjà la pratique traditionnelle du droit, proposant de nouveaux services aux petites entreprises (TPE/PME), aux particuliers, mais aussi aux professionnels du droit eux-mêmes. Quelle est la maturité de ce secteur ? Comment se structure-t-il ? Quelles sont les tendances 2017 ?
Le point avec une étude réalisée en France par Actualités du droit, site édité par Wolters Kluwer, un leader des solutions d’information pour les professionnels du droit, en partenariat avec Maddyness, magazine de référence des startups.

Dernière mise à jour : 11 décembre 2017

91. C’est le premier chiffre à retenir et il correspond au nombre de legaltechs, inscrites, en France, au registre du commerce et des sociétés.

Parmi ces sociétés, en 2017, 16,5 % ont levé des fonds, pour un montant total de 12,8 millions d’euros (60 % d’entre elles ont accepté d’en communiquer le montant et les investisseurs).

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Document Wolters Kluwer.

Cette enquête [1] révèle par ailleurs une double tendance, qui marque une certaine consolidation de ce secteur :

  • la chute du nombre de créations de legaltechs en 2017 par rapport à 2016 (- 40 %),
  • la hausse des fonds levés par rapport à 2016 (+ 35,5 %).

Autre chiffre important, illustrant une nette évolution dans les rapports entre avocats, notaires, huissiers et legaltechs : 55,6 %.

C’est le pourcentage de professionnels du droit qui ont participé à ces levées de fonds.
Pour Gaëlle Marraud des Grottes, responsable éditoriale Tech&droit pour le site Actualités du droit chez Wolters Kluwer, « il semble que l’on ait dépassé le stade de la défiance défensive. Les professionnels du droit ont saisi les opportunités que représentait l’innovation et y investissent ».

Un constat encourageant selon Anaïs Richardin, directrice de la rédaction de Maddyness : « le secteur des legaltechs mûrit beaucoup plus vite que d’autres. Preuve en est l’investissement des professionnels dans ces jeunes pousses, qui arrivent pour bousculer leur marché, mais avec lesquelles ils préfèrent être en collaboration plus qu’en confrontation. C’est un signal fort que ces professionnels envoient ».

Autre enseignement de cette enquête, les services proposés sont assez traditionnels (près de 60 % concernent la création d’acte, la création et la gestion d’entreprise ou la défense du consommateur). Plus surprenant, l’étude révèle que moins de 5 % des services concernent la protection des données (cybersécurité, conformité Cnil/règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), etc.) Faut-il s’en inquiéter à six mois de la mise en œuvre du règlement RGPD ?

L’enquête a été présentée les 6 et 7 décembre à 14h lors du 2e Village de la LegalTech à Paris à l’Espace Démo/Lab de Wolters Kluwer.

A propos des auteurs de l’enquête :
Anaïs Richardin est la directrice de la rédaction de Maddyness. Passée par Stratégies et Owni, elle aime être au cœur du bouillonnement permanent de l’innovation et des start-up qui la portent.

Gaëlle Marraud des Grottes est responsable éditoriale de la rubrique Tech&Droit du site Actualités du droit chez Wolters Kluwer. Après presque dix ans à la tête de la Collection Lamy droit civil, elle décode aujourd’hui pour les professionnels du droit les enjeux des innovations (blockchain, intelligence artificielle, etc.) et des nouveaux marchés.

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Notes :

[1Cette enquête a été réalisée sur la base des données de Maddyness, croisées avec les réponses au questionnaire adressé aux legaltechs figurant dans cette base de données. Ce sondage a été administré on-line sur une période allant du 15 octobre au 17 novembre 2017. Certaines des legaltechs contactées n’ont pas répondu à notre sondage.