[Nouvelle parution] Enseigner le droit : expérimenter, oser, transmettre.

[Nouvelle parution] Enseigner le droit : expérimenter, oser, transmettre.

Marie Depay,
Rédaction du Village de la Justice.

Pour en finir avec l’idée que l’enseignement du droit est... rébarbatif, la Rédaction du Village partage avec vous l’ouvrage "Enseigner le droit : expérimenter, oser, transmettre" qui ne manquera pas d’intéresser tout professeur de droit, qu’il soit nouveau dans la profession ou non ;-) Le lecteur y trouvera un témoignage, celui d’Alicia Mâzouz, enseignante passionnée, mais également des idées, des exemples et des outils pour réfléchir aux différentes façons d’enseigner cette matière ; ou pour faire évoluer sa pratique pédagogique, la rénouveller, la réinventer.
Un livre qui se veut pratique et dans le partage.
Cet ouvrage s’intègre parfaitement à notre série d’articles dédiée à l’enseignement du droit dans le supérieur [1].

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Lors d’un précédent échange, Alicia Mâzouz nous confiait que les formations dédiées à la pédagogie dans le supérieur étaient quasiment inexistantes. Les personnes qui enseignent sont seules face à cette activité. Ce livre représente donc une ouverture sur les champs des possibles en matière de transmission du savoir. Il est également l’opportunité pour le lecteur d’initier une démarche introspective, un cheminement personnel autant que professionnel sur son rapport à la pédagogie.

Le transfert des connaissances ne passe plus seulement par un monologue du professeur vers ses étudiants, il peut aussi prendre la forme de jeux, de schémas, de mises en situation, de cartes mentales... L’IA peut aussi être un outil de pédagogie.
De même, l’enseignant peut transmettre son savoir hors de l’amphi ou des salles de TD, par exemple en se rendant en juridiction, en cabinet d’avocat...
Ce sont ces évolutions qu’Alicia Mâzouz partage. Elle détaille avec précision chacune de ses expérimentations, afin que celles et ceux qui le souhaitent puissent les reprendre à leur compte, les enrichir, s’en inspirer.

L’auteure pose, à la fin de l’ouvrage, une série de questionnements sur l’enseignement et invite les lecteurs à y répondre et à poursuivre l’échange avec elle via son blog, les réseaux sociaux.

Le droit étant une matière vivante, celui qui l’enseigne a tout à gagner à faire évoluer ses pratiques professionnelles. Et ce livre permet de prendre conscience qu’il n’existe pas une seule (bonne) façon d’enseigner, mais plusieurs.

"Enseigner le Droit : expérimenter, oser, transmettre" est certes le titre de cet ouvrage singulier et utile, mais il est aussi le reflet de son auteure ; autant de termes qui la définissent.

L’entretien de la Rédac’ avec Alicia Mâzouz...

Quelles ont été vos motivations à la rédaction de cet ouvrage ?

Alicia Mâzouz, en séance de dédicaces (crédit photo : Piscart).

La motivation première qui m’a conduite à écrire cet ouvrage a été, avant tout, le désir de partager des pratiques. Depuis longtemps, je me rendais compte que nombre de réflexions essentielles naissaient dans les interstices : au détour d’un couloir, lors de colloques, dans des échanges informels autour de la pédagogie et de l’enseignement du droit. Ces conversations, souvent éphémères, étaient pourtant d’une richesse remarquable.
J’ai alors ressenti le besoin de donner une visibilité à ces initiatives, de valoriser ce qui s’inventait ici et là, dans des établissements différents, mais qui, au fond, se répondaient. Car au-delà des frontières institutionnelles, quelque chose de commun se dessinait.
Ce projet s’est aussi construit autour d’une conviction forte : celle d’une approche résolument transdisciplinaire, affranchie des cloisonnements habituels. Qu’il s’agisse d’histoire du droit, de droit privé ou de droit public, les pratiques dialoguent, s’enrichissent, se rencontrent. Mettre tout cela par écrit, c’était tenter de fixer ces élans, de leur offrir un espace de résonance et de transmission.

Pourquoi cette passion pour l’enseignement et du "mieux enseigner" le droit ?

Il n’est jamais simple de mettre des mots sur une passion. Elle s’impose plus qu’elle ne s’explique, elle vous saisit, presque comme une évidence. Lorsque j’ai commencé à expérimenter, à déplacer mes postures, à m’engager autrement dans l’enseignement, j’ai progressivement compris que quelque chose se jouait là.
Non pas de façon universelle ou définitive, mais de manière sensible et concrète : ces pratiques faisaient naître de l’engagement, tissaient des liens, les rendaient plus solides. Et dès lors, il m’a été impossible de ne plus considérer l’enseignement et la réflexion sur l’enseignement du droit comme le cœur même de ma pratique, comme le centre de gravité de mon métier.
Au fond, il s’agit d’une démarche profondément introspective, d’un cheminement personnel autant que professionnel.

S’il ne fallait en retenir qu’un seul, quel est le point fort de votre livre ?

La force de cet ouvrage est d’offrir un espace au dialogue autour de l’enseignement du droit.

J’espère que la force de cet ouvrage réside, avant tout, dans sa capacité à esquisser de nouveaux chemins. On pourra s’étonner d’y retrouver à la fois des exercices classiques mais aussi des outils empruntant au jeu comme les LEGO ou à l’art avec le théâtre et la peinture. Chaque personne pourra choisir d’emprunter ces chemins, d’y marcher un temps aux côtés d’autres, ou au contraire de s’en écarter pour tracer sa propre voie. C’est précisément cet espace de liberté que je souhaitais ouvrir en proposant des outils.
J’espère aussi, très sincèrement, que ce livre saura faire naître des envies, susciter des élans, encourager d’autres tentatives. Et je forme le vœu qu’à travers le dialogue qu’il appelle, il continue de s’enrichir au fil des éditions, nourri de pratiques nouvelles, d’expérimentations renouvelées. Car je suis profondément convaincue que l’enseignement du droit ne peut que se renforcer et se réinventer dans l’échange. La force de cet ouvrage est d’offrir un espace au dialogue autour de l’enseignement du droit.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux lecteurs ?

Cet ouvrage n’a jamais été pensé comme un monologue. Il ne prend véritablement sens que dans l’échange, dans la circulation des paroles et des idées. Alors, si vous me lisez, écrivez-moi. Contactez-moi. Partagez, à votre tour, vos expériences, vos idées, vos envies, mais aussi vos doutes et vos inquiétudes. Et surtout, osez expérimenter et assumer votre singularité !

Informations techniques :
Titre : Enseigner le Droit : expérimenter, oser, transmettre ;
Auteur : Alicia Mâzouz ;
Editeur : Gualino ;
ISBN : 978-2-297-28701-2 ;
Prix : 25 euros ;
Nombre de pages : 285 ;
Parution : décembre 2025.

Marie Depay,
Rédaction du Village de la Justice.

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