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[Podcast] Legaltech : quels outils de la résilience pour les cabinets d’avocat et les juridictions ?

La digitalisation constitue un puissant levier pour transformer la pratique du droit. Benjamin English, associé au cabinet Avril et Marion, préconise, dans un podcast de Wolters Kluwer, de pérenniser les usages nés pendant la crise de la COVID-19.


A l’heure où les professionnels du droit s’interrogent sur la pertinence et les risques liés aux outils développés par la legaltech, la crise sanitaire a accéléré leur déploiement. Pour Benjamin English, il s’agit de ressources incontournables pour la résilience des professionnels du droit.

Des outils indispensables pour la pratique du droit

La crise sanitaire a permis de mesurer l’impact bénéfique de la digitalisation pour les cabinets d’avocats. En effet, Benjamin English explique que la dématérialisation des dossiers, la numérisation des données a facilité l’accès aux informations et permis le maintien de l’activité de son cabinet pendant tout le printemps 2020.

Par ailleurs, au niveau de l’organisation de la justice, l’avocat souligne que les ordonnances COVID étaient « provisoires mais que l’on pressent qu’elles ont vocation à perdurer dans le temps » et espère que les « usages qui seront conservés seront ceux qui ont contribué à fluidifier l’exercice de la justice », par exemple la visioconférence.

En contraignant la profession à adopter de nouveaux outils, la crise a fait émerger la nécessité d’opérer des changements : « Il faut que nous soyons suffisamment résilients pour trouver des alternatives et d’autres moyens de résoudre les litiges ». La médiation, mais aussi les arbitrages, doivent être pensés à l’aune des enseignements de la crise sanitaire. Benjamin English cite ainsi les plateformes d’online dispute resolution, étudiées par Richard Susskind.

Les obstacles à la transformation digitale

Pour autant, la crise de la COVID-19 a mis à jour un réel besoin de maintenir des contacts présentiels avec les juridictions. La multiplication des dépôts de dossiers pendant la crise a montré combien une audience, même « courte et didactique », est essentielle dans la pratique du droit.

Dans un second temps, la question des disparités au sein de la profession doit, selon Benjamin English, être soulevée. Pour l’avocat, une partie de la profession résiste à l’automatisation de certains processus. Benjamin English de prendre l’exemple peu développé des smart contracts alors même que cette automatisation est pourtant rendue nécessaire pour lutter contre l’infobésité et gagner du temps pour « faire du droit ».

Adopter de nouvelles approches grâce à la justice prédictive

Parmi l’ensemble des outils digitaux mis à disposition des professionnels du droit, Benjamin English préconise l’usage des outils de justice prédictive. Il s’agit de fiabiliser les conseils délivrés aux clients : « il vont permettre d’apporter une nouvelle dimension scientifique à l’appréhension du droit et du raisonnement juridique. »

Ces outils donnent un « nouvel angle de raisonnement » qui enrichit les pratiques qualitatives de recherches de jurisprudences très ciblées.

Enfin, avec la digitalisation, l’éloignement géographique est réduit, ce qui facilite la résolution rapide des litiges et de ce point de vue, la crise du COVID a fait évoluer les pratiques : « on peut s’en servir comme une sorte de catalyseur », assure Benjamin English.

Pour écouter en intégralité le podcast, cliquez ci-dessous :

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