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Génération de contrats : 10 LegalTech au banc d’essai.
vendredi 22 février 2019
Adresse de l'article original :
https://www.village-justice.com/articles/legaltechs-generation-contrats-banc-essai,30709.html
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Philippe Gabillault vient de publier le résultat d’une analyse comparative de 10 LegalTech proposant de la génération automatique de contrats [1].
Voici quelques enseignements.

L’objectif du comparatif est de guider entrepreneurs et juristes dans la sélection (ou la non sélection) de tels outils.

"De manière générale, les services proposés par ces LegalTech méritent d’être essayés. Certains sites permettent un réel gain de temps et même une réduction du risque d’erreurs par la pertinence des questions posées lors de la génération du contrat, avec un très bon rapport qualité/prix.

Nous recommandons aux cabinets et aux juristes d’entreprise d’essayer les outils proposés, certains sont bluffants."

Les mentions spéciales "Parcours client".

Les mentions spéciales "Qualité juridique des documents proposés et générés en ligne".

"Nos plus belles expériences : Contract Factory, LegalPlace, Rocket Lawyer et Wonder Legal."

Voir le comparatif complet de Philippe Gabillault, société Toltec (conseil en Juridique, Compliance et Protection des Données).
A voir aussi, le Guide de la Legaltech du Village de la Justice.

La Question du Village :

Philippe Gabillault, ces Legaltech que vous avez analysées, se sont-elles construites avec les "nouvelles" règles de la Compliance ? Sont-elles une aide à ce sujet ou peuvent-elles être parfois suspectes ?

"Il est difficile de se prononcer globalement sur la conformité de l’ensemble de l’offre pour plusieurs raisons.

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Philippe Gabillault, Président-Fondateur de Toltec

1) Chaque LegalTech propose un large éventail de contrats, parfois trop large dans certains cas…

2) Certains contrats répondent à des besoins basiques, d’autres sont plus élaborés et peuvent nous interpeler dans leur approche rédactionnelle innovante (exemple : Rocket Lawyer)…

3) Même si les LegalTech sont incontestablement une aide dans la rédaction, plus particulièrement pour les PME, le contenu proposé doit être contextualisé et relu avec un minimum d’attention et de bon sens par une personne impliquée dans la négociation de l’accord.

4) Les LegalTech doivent être considérées pour ce qu’elles sont, à savoir une aide, un fournisseur d’outils facilitant la "compliance" et une source d’optimisation des travaux juridiques et administratifs, mais en aucun cas comme un acteur de la "Compliance" de l’entreprise.

En conclusion, ma conviction est que les LegalTech ne vont pas remplacer les professionnels du Droit et de la "Compliance". Bien au contraire, elles vont permettre auxdits professionnels de se décharger des actions de premier niveau pour utiliser leur expertise sur des actions à plus forte valeur ajoutée..."

Rédaction Village de la Justice

[1Captain Contrat, Contract Factory, Legal Acte, LegaLife, Legal Place, Legal Start, Legal City, NetPME, Rocket Lawyer, Wonder Legal. Méthodologie : l’étude porte sur une évaluation de la qualité d’un “contrat de prestations de services” généré “en temps réel”. Pour chaque LegalTech, la génération du contrat a été filmée en temps et donne lieu à une vidéo brute (consultable sur https://medium.com/@philippegabil/contribution-3-10-legal-techs-au-banc-dessai-8cfbf5b8cc86), afin de rester factuel et de permettre à chacun de visualiser objectivement l’expérience client.
L’exercice s’est effectué dans des conditions identiques pour tous les sites, les trois points d’évaluation étant : le parcours client, la qualité juridique du contrat et le prix de la prestation.