Forum : Emploi et carrière

Sujet : Travailler à l'étranger ?

Vos expériences, le marché de l'emploi, les évolutions de carrière et des métiers...
   

de tbar31   le Dim 04 Oct 2009 3:39

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Bonjour,

Je tenais a revenir sur les posts concernant l'australie.
Je suis dans la meme position que florence, sauf que je suis arrive ici a la fin de mon M2, donc sans mon diplome d'avocat francais.
Jai aussi travaille au debut en tant que paralegal, mais au mauvais moment (debut 2008, debut crise fianciere, etc...).

Par la suite il s'est avere impossible de garder mon emploi ainsi que d'en retrouver un autre. Donc direction FAC.

Comme precedemment ecris, je confirme. Il faut un diplome australien pour exercer ici (JD). Je suis en plein dans mon diplome (2ans1/2)...

Courage le jeu en vaut assurement la chandelle!

   

de Jeferai   le Jeu 29 Oct 2009 14:52

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Salut à toi TBat,

Sympa de relancer le sujet :o)

Du coup, toujours aussi intéressé, je me permets de te poser les questions que j'avais formulé à Florence:

- Comment as tu géré la question épineuse du Visa?
- Comment as-tu trouvé l'annonce du poste de paralegal?
- Pourquoi ont-ils choisi un français plutôt qu'un Australien qui, à priori, devait apparaître plus à même de réussir dans le poste? Qu'as tu fait valoir comme valeur ajoutée?
- Dans quel domaine du droit as-tu trouvé ton poste de paralegal ?

Merci 12573 fois.

Si tu avais la gentillesse de bien vouloir développer je t'en serais très reconnaissant, tellement j'admire ton parcours

Merci beaucoup par avance

   

de autumnstare9   le Dim 06 Déc 2009 20:37

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Bonjour,

Je sais que la discussion est commencée depuis longtemps mais j'ai quelques petites questions que je peux permets de poser:

- Je suis élève avocate et plutôt spécialisée en droit pénal, responsabilité et droit des personnes. J'ai étudié le droit international privé, le droit international pénal et le droit international public.
- Je suis complètement bilingue et ai passé toute mon adolescence aux Etats-Unis.

Est-ce qu'une fois que j'aurai prêté serment il sera possible de postuler dans des cabinets d'avocats de pays européen, comme en Belgique, ou en Irlande, sans être spécialisée en droit des affaires/ concurrence...?

Parce qu'il semble que tout ceux qui sont partis à l'étranger sont dans le domaine du droit des affaires, entendu largement.

Je veux voyager, la pratique de l'anglais me manque beaucoup mais j'ai l'impression que les matières que j'ai choisi sont un handicap. Or le droit des affaires c'est pas du tout ce que je veux faire...

Alors voila je pose la question....

   Re: Travailler à l'étranger ?

de Probus   le Mar 17 Aoû 2010 20:48

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Bonjour à tous,

Je sais que beaucoup se posent des questions et que les réponses sont parfois impossible à donner. Néanmoins, je tente ma chance...

Je suis dans les mêmes cas que ceux ayant la bougeotte (j'ai lu toute la discussion, fort intéressante). Pour des raisons personnelles diverses et variées, je souhaite quitter la France et ne plus jamais y vivre. C'est dit.

Au jour d'aujourd'hui, j'ai obtenu ma licence de droit à Montpellier avec la mention AB. La 3ème année a été effectuée en Erasmus au sein de l'université suédoise d'Uppsala.

Par la suite, j'ai pu être accepté à la Sorbonne pour un M1 de Droit international des affaires, mixant donc droit international/communautaire et droit des affaires, les branches du droit qui me plaisent le plus avec le civil, M1 que je commence début octobre.

Mon but est de travailler à l'étranger avec la Suède en choix numéro 1, vu que j'ai adoré ce pays après un an passé là-bas et pas seulement dans le milieu Erasmus. Je suis même entrain de me dire pourquoi pas exercer une profession très nationale comme notaire public là-bas (les notaries public de la common law), le métier de notaire m'ayant toujours attiré en France, bien qu'il ne soit pas tout à fait le même en Suède. Bien-sûr, je ne suis pas idiot, un suédois parfait et juridique et des connaissances parfaites en droit suédois (pas si éloigné que cela du français) étant indispensable voire même la nationalité du pays (mais il me semble qu'être citoyen de l'UE permet d'exercer les métiers juridiques purement nationaux dans un pays de l'UE). Est-ce réellement envisageable ou une pure folie? Au moins, ai-je l'espoir de travailler dans le domaine juridique en Suède? L'arbitrage international est une pratique très répandu là-bas mais vu que je découvrirai la matière avec mon M1, je ne peux pas dire si cela m'intéresse encore ou pas... Néanmoins, il y a un Master en International Commercial Arbitration Law à Stockholm.

Mes autres choix se portent vers les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et le Royaume-Uni. Mon anglais est déjà très bon (test TOEIC bientôt) mais pas parfait (rédiger un contrat me semble impossible aujourd'hui). Un LLM peut-il suffire à le rendre juridiquement parfait? Je souhaiterais travailler dans le secteur juridique d'une grande entreprise, donc avec des contrats internationaux à rédiger par exemple. Je vise aussi la Suisse, non pas pour ses faibles impôts mais, comme la Suède, pour son cadre et sa tranquillité.

Pour le reste, je suis un passionné d'histoire (j'ai même une licence), de géographie, des langues, des rencontres diverses et variées et je suis ouvert à toute expérience risquée mais raisonnable (partir seul à l'étranger sans connaître personne sur place, oui, mais pas sans un diplôme un tant soit peu reconnu en poche). En gros, bouger ne me fait absolument pas peur, c'est plutôt le fait de rester cloîtré dans ce pays qui me rend tout blanc...

Bref, en espérant ne pas vous avoir endormi, avez-vous des conseils à me donner pour la suite, mon M2, etc, je vous en serais reconnaissant :D

   Re: Travailler à l'étranger ?

de Juliet   le Sam 28 Aoû 2010 21:09

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Ania,

Etant dans la même situation que toi - entrée en M2 et désir d'expatriation - je me suis renseignée en ce qui concerne l'Angleterre. 2 solutions existent pour le Barreau: passer le Graduate Diploma in Law (un an de remise à niveau en common-law, obligatoire pour les gens n'ayant pas étudié le Droit anglais), puis le LPC (école du barreau, avec stages un peu comme en France mais avec des indemnités de stage de £35,000 dans la City, ça fait rêver ).
Ou bien passer le barreau en France et ensuite un examen d'équivalence avec des épreuves de common-law.

Malheureusement le fait d'être citoyen de l'UE ne permet pas d'accéder librement à la profession d'avocat dans les autres Etats membres, il faut parfois remplir des conditions de qualification (du type examen) ou d'expérience professionnelle dans le pays en question.

Je n'ai pas d'infos sur la Patagonie mais je t'y souhaite bonne chance :)

Les VIE sont aussi une option très intéressante à mon avis.

   Re: Travailler à l'étranger ?

de Nemo auditur   le Ven 03 Sep 2010 16:50

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Juliet a écrit :Ania,

Etant dans la même situation que toi - entrée en M2 et désir d'expatriation - je me suis renseignée en ce qui concerne l'Angleterre. 2 solutions existent pour le Barreau: passer le Graduate Diploma in Law (un an de remise à niveau en common-law, obligatoire pour les gens n'ayant pas étudié le Droit anglais), puis le LPC (école du barreau, avec stages un peu comme en France mais avec des indemnités de stage de £35,000 dans la City, ça fait rêver ).
Ou bien passer le barreau en France et ensuite un examen d'équivalence avec des épreuves de common-law.

Malheureusement le fait d'être citoyen de l'UE ne permet pas d'accéder librement à la profession d'avocat dans les autres Etats membres, il faut parfois remplir des conditions de qualification (du type examen) ou d'expérience professionnelle dans le pays en question.

Je n'ai pas d'infos sur la Patagonie mais je t'y souhaite bonne chance :)

Les VIE sont aussi une option très intéressante à mon avis.


Sauf erreur, je ne crois pas qu'Ania ait mentionné vouloir être avocat. :wink:

On l'oublie un peu vite mais il est possible de s'expatrier en tant que juriste d'entreprise, surtout dans une entreprise internationale... ce qui est mon cas par exemple. ;)
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   Re: Travailler à l'étranger ?

de Alexandrams   le Mar 19 Oct 2010 19:13

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Ania a écrit :Bonjour, je suis étudiante en M1 droit des affaires, je postule pour le DJCE et quelques M2 recherche l'année prochaine et je me destine à l'enseignement ou à la profession d'avocat (ou de juriste, je ne suis pas tranchée mais je prépare quand même le CRFPA pour me laisser la possibilité de choisir plus tard) et dans l'idéal aux deux.
Je voudrais faire appel à vos expériences car je me pose une question : j'aimerais beaucoup m'expatrier à l'étranger plus tard (envie de voir ailleurs, de découvrir de nouvelles cultures, de bouger) mais j'ai l'impression que c'est délicat dans les métiers du droit. Je me suis renseignée cette année sur les M2 juriste d'affaire international par ex mais nos professeurs semblent nous dire qu'il s'agit plutôt de travailler sur Paris pour des groupes internationaux... Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez svp ?
Je voudrais juste ajouter que mon rêve n'est pas de travailler dans de gros cabinets américains ou anglais...
Est-ce que j'ai une chance de pouvoir partir tout en exerçant ma future profession (après tout tant pis sinon, j'irais élever des autruches et des bisons en patagonie... :D )

Merci par avance !


Je n'ai jamais travaillé à l'étranger... en tout cas pas dans le droit...
J'ai des amies de promo qui l'ont fait :
- une qui a travaillé aux States sur recommandation de son petit ami américain ;
- une autre qui a fait son stage dans un cab international qui l'a envoyé ensuite pour un stage d'un an à Londres ;
- une autre qui a fait des stages à Londres sur recommandation du père de son petit ami...
- enfin une dernière qui a passé un an en Allemagne grâce à un partenariat de la fac pour rédiger un mémoire et faire des recherches (le tout rémunéré).
Donc, en gros, il faut un tremplin pour y arriver mais peut être qu'en toquant aux portes et en ayant déjà un très bon niveau dans la langue, c'est possible. En tout cas, c'est une expérience qui vaut de l'or... opportunité à saisir impérativement...
Sinon, il y a le frère de mon mari qui est quadrilingue pour avoir étudier et bosser en GB, en Espagne, en Allemagne et bien sur la France. Et tu ne me croiras pas mais il a du mal à trouver un boulot de commercial dans la Ruhr (Allemagne) !!

   Re: Travailler à l'étranger ?

de Christelle Santelli   le Mer 27 Oct 2010 8:08

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Bonjour

Mon experience est assez atypique mais elle pourrait etre utile a ceux d'entre vous qui souhaitent travailler a l'etranger.

Je suis francaise, j'ai fait mes etudes de droit en France puis, apres mon erasmus en Italie, j'ai souhaite y retourner sans pourtant devoir renoncer a poursuivre ma carriere juridique. Je me suis donc inscrite en doctorat en cotutelle ainsi qu'au barreau de Bologne. Apres 2 ans de formation, j'ai passe l'examen du barreau, que j'ai reussi :) Il faut savoir que cette epreuve est assez difficile compte tenu de la langue et etant donne le faible taux de reussite chaque annee (a Bologne, seulement 20% cette annee-la).

J'ai ensuite decide de venir m'installer en Australie. Je pensais pouvoir exercer en tant que juriste mais comme le disait Florence, il faut le diplome d'avocat pour pouvoir exercer en Australie.

J'ai comme Florence debute comme paralegal. J'ai ensuite decide de passer les examens requis par l'ordre des avocats (environ 15 matieres plus le cours pratique), ce que j'ai fait en 1 an et demi en travaillant a plein temps.

Je suis donc maintenant avocat en Italie et en Australie et je compte obtenir le diplome d'avocat en France l'annee prochaine.

Je pense que tout est possible si l'on a des objectifs precis, de la perseverance et une bonne dose d'organisation et de flexibilite ! Et peut-etre un peu de chance aussi...

Je suis sur linkedin si vous avez besoin de plus amples infos, je serai ravie de pouvoir vous aider.

Cordialement
Christelle

   Re: Travailler à l'étranger ?

de bubullebx   le Ven 09 Déc 2011 10:48

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Bonjour a tous,

Je sais que le sujet a ete evoque il y a un bon moment deja, mais j ai besoin de votre aide.

Je suis etudiante a l ENADEP de Bordeaux, je termine mon cursus de 2 eme cycle cette annee, je viens de partir en vacance en australie et j avoue etre tres interessee pour y rester travailler.

J ai plus de trois ans d experience en cabinet d avocats, qui traite du droit en general avec une forte tendance au droit des societes et des affaires.

Je ne sais pas exactement comment faire pour pouvoir travailler dans la meme branche dans un cabinet australien, je ne cherche pas a etre avocate, juste avoir un poste similaire, celui d assistante juridique ou de clerc d avocat en droit des societes ou des affaires ou les deux.

une amie vivant sur melbourne m a indique des modules en droit international a la fac de Melbourne que je peux suivre par correpondance. Je pense m y inscrire a mon retour en france. Ce sera, en tout etat de cause, une bonne chose pour mon CV et mon anglais.

quel serait mes possibilites, d apres vous, pour trouver un poste en australie, quitte a repartir en bas de l echelle, le tout pour moi etant de mettre un pied dans un cabinet a melbourne????

Merci d avance pour vous reponses

CDT

   Re:

de maitre_riri   le Lun 09 Jan 2012 18:47

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tbar31 a écrit :Bonjour,

Je tenais a revenir sur les posts concernant l'australie.
Je suis dans la meme position que florence, sauf que je suis arrive ici a la fin de mon M2, donc sans mon diplome d'avocat francais.
Jai aussi travaille au debut en tant que paralegal, mais au mauvais moment (debut 2008, debut crise fianciere, etc...).

Par la suite il s'est avere impossible de garder mon emploi ainsi que d'en retrouver un autre. Donc direction FAC.

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bonsoir tbar31,

je suis étudiant en licence de droit et songe moi aussi à m'installer en Australie pour rejoindre des amis installer là bas. je sais qu'il existe différents organismes proposant de faciliter les démarches avec les universités sur place. J'ai plus peur des prix et du niveau de vie sachant que louer un appartement à Sydney coute très cher, j'ai pensé au couchsurfing, que j'ai par ailleurs déjà testé et approuvé cette chambre à Paris aussi mais ne sait pas trop comment m'y prendre? Que me conseillerais tu de faire pour faciliter mes démarches?
Dernière édition par maitre_riri le Jeu 02 Aoû 2012 11:46, édité 2 fois.

   
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Garantie d’actif et de passif (GAP) : quel est son intérêt dans le cadre de rachat d'une entreprise ? Par Sabine Hossenbaccus, Avocat.

Garantie d’actif et de passif (GAP) : quel est son intérêt dans le cadre de rachat d’une entreprise ?

Par Sabine Hossenbaccus, Avocat.

8102 lectures 1re Parution: Modifié: 4  /5

Il est fortement recommandé de signer un contrat appelé « garantie d’actif et de passif » ou encore « GAP » pour toute acquisition d’entreprise, il permet à l’acheteur de se voir rembourser une partie du prix payé au vendeur.

-

L’efficacité de la GAP dépend exclusivement de la précision dans la rédaction des clauses laquelle prend en considération l’activité de la société, la taille de la société et des éléments mis à disposition par le vendeur avant la date de vente (audit de l’entreprise par un avocat, expert-comptable).

Le rachat d’une entreprise est un investissement pour l’acheteur, c’est son patrimoine professionnel qui a vocation à se monnayer par une revente éventuelle ou une transmission à ses héritiers ou à son personnel. Protéger ce patrimoine lors de l’achat de la société est donc primordial, cette protection a lieu par la « GAP ».

Comment la GAP peut protéger l’acheteur dans le cadre d’un rachat d’entreprise ?

La GAP sera toujours utilisée par l’acheteur à l’encontre du vendeur après la vente dans des cas précis et délimités par les termes et conditions de la GAP.

L’utilisation de la GAP par l’acheteur va lui permettre d’obtenir une somme d’argent du vendeur sur le prix payé et encaissé par le vendeur, on parle ainsi d’une « réduction du prix » lorsque l’acheteur découvre qu’il y a une défaillance dans l’entreprise dont il n’était pas informé ou qui a été mal évalué.

Exemple chiffré de la mise en jeu de la GAP :
- Avant l’acquisition, le vendeur déclare à l’acheteur que l’entreprise est endettée pour une somme de 200.000 euros en raison d’un prêt bancaire. Toute la négociation sur le prix a eu lieu en prenant en compte cette information. Après négociation, le vendeur et l’acheteur sont alors d’accord pour vendre et acheter l’entreprise pour un prix de 800.000 euros. Le prix de 800.000 euros est alors payé par l’acheteur au vendeur le jour de la vente ;
- Trois mois après la vente, l’acheteur découvre que la société a également une autre dette bancaire de 100.000 euros dont il n’a jamais eu connaissance, cette information ne lui a pas été communiqué par le vendeur. Cette nouvelle dette entraine inévitablement une charge que l’entreprise doit payer.

C’est dans ces conditions que la GAP va être activée au profit exclusif de l’acheteur lequel va alors contacter le vendeur pour lui demander de lui rembourser 100.000 euros sur les 800.000 euros, il s’agit donc d’une réduction de prix.

La GAP est constituée d’une liste complète de déclarations du vendeur sur son entreprise, dans l’exemple visé, le vendeur a ainsi déclaré que la société n’avait qu’une seule et unique dette bancaire pour un montant de 200.000 euros. Or, cette déclaration est fausse puisqu’il y a une autre dette de 100.000 euros. L’acheteur obtiendra alors le remboursement de la somme de 100.000 euros sur les 800.000 euros car le vendeur aura fait une fausse déclaration.

Cet exemple démontre la pertinence de rédiger des clauses précises lesquelles doivent être en adéquation avec l’entreprise, la GAP protège réellement les droits de l’acheteur lorsqu’elles sont bien rédigées par un avocat spécialisé en transmission d’entreprises (reprise et vente d’entreprises).

La GAP protège contre tous risques liés à une diminution de l’actif et à une augmentation du passif qui surviennent après la vente.

Pour rappel, l’achat d’une entreprise englobe :
- les actifs (les clients, le matériel, les marques, le savoir-faire) et
- les passifs (les prêts bancaires, les dettes sociales comme des dettes Urssaf ou encore les dettes fiscales à payer à l’administration fiscale - le Trésor Public).

La GAP intègre en général des déclarations concernant :
- L’existence de la société, son capital social, son actionnariat et la régularité des décisions qu’elle a adopté ;
- Les autorisations administratives concernant son activité ;
- Les contrats conclus et l’absence de contentieux concernant ces contrats ;
- Les prêts bancaires, caution donnée par la société, etc. ;
- La réalisation des obligations fiscales (déclarations et paiement des impôts) ;
- La réalisation des obligations sociales (déclarations et paiement des cotisations Urssaf, des salaires, des heures supplémentaires) et l’absence de tout contentieux avec un salarié ;
- La régularité de tout contrat d’assurance concernant l’activité et la liste des sinistres.

En cas de défaillance d’une des déclarations, la GAP permet une réduction de prix dans les conditions données dans l’exemple.

Comment la GAP permet également de protéger le vendeur ?

La GAP a une durée limitée, en principe elle est d’environ 3 ans, cette durée peut être librement négociée (entre 2 ans à 5 ans). Pendant cette période, l’acheteur peut demander une réduction du prix en cas de défaillance d’une déclaration du vendeur.

A l’issue de cette période, l’acheteur ne peut plus réclamer une réduction de prix.
En général, la GAP est encadrée sur les montants qui peuvent être réclamés par l’acheteur :
- Un seuil : c’est un montant à partir duquel l’acheteur peut demander une réduction du prix. Dans notre exemple, si le seuil est de 5.000 euros alors la réduction de prix est possible car le montant réclamé est de 100.000 euros ;
- Un plafond : c’est le montant maximum que l’acheteur peut demander au titre d’une réduction de prix au vendeur. Dans notre exemple, si le plafond est de 10% du prix de vente (soit 80.000 euros) alors la réduction de prix ne peut être que de 80.000 euros au lieu de 100.000 euros.

La GAP est soumise à la liberté contractuelle, son contenu dépend de la qualité des négociations menées par un avocat d’affaires spécialisé en transmission d’entreprises (reprise et vente d’entreprises).

Comment se protéger contre le refus de paiement du vendeur ?

La garantie à la garantie (garantie à la GAP) est l’outil juridique indispensable à mettre en place dans une GAP, elle permet de se garantir du remboursement effectif par le vendeur au profit de l’acheteur, il est ainsi régulièrement mis en place une « garantie bancaire à première demande ».

Dans notre exemple le plafond est fixé à la somme de 80.000 euros, celle-ci peut être déposée dans un compte bancaire dédié auprès d’un établissement bancaire. Cela permettra alors à l’acheteur de demander directement à la banque le décaissement le remboursement de la somme à payer à son profit.

Toute acquisition ou reprise d’entreprise est une opération complexe et unique, être bien accompagné vous permettra de vous protéger et de protéger votre patrimoine professionnel lequel est votre outil de travail.

Sabine Hossenbaccus
Avocat au Barreau de Paris
https://www.hossenbaccus-avocats.fr/
Cabinet d’Avocats Hossenbaccus Avocats à la Cour

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