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La fête du Droit édition 2018.

"Le Droit est une science qui a aussi le droit à sa fête !" Telle est la maxime de la fête du Droit dont la troisième édition s’est tenue du 19 au 23 mars 2018 partout en France et pour tout public avec pour thème "gastronomie et droit".
Cette manifestation annuelle a pour objectifs de mettre en avant le dynamisme de la communauté des juristes, de fédérer l’ensemble des métiers du Droit et d’éclairer le grand public sur la réalité du droit et de lui permettre de le découvrir de façon plus convivial.
Depuis 2016, le Village de la Justice est partenaire de ce joyeux événement.

Ouverte à tous, la troisième édition de la fête du Droit s’est déroulée du 19 mars au 23 mars 2018 partout en France.

Cette fête initiée en mars 2016 par la Conférence des Doyens fut le début d’un succès d’humour et de bonne humeur...

Cette année le thème choisi pour porter haut les couleurs du Droit était celui de la gastronomie.

Les événements de la Fête du Droit.

Entre le 19 et le 23 mars plusieurs manifestations ont été organisées dans les différentes facultés de droit avec des tables rondes sur le thème de la Gastronomie et du Droit avec des représentants institutionnels et professeurs.
Des concours de plaidoiries étaient également proposés.
De façon générale, les facultés participant à l’événement sont libres des actions qu’elles initient dans le cadre de cette fête.
Retrouvez l’ensemble des manifestations proposées dans le programme ici.

Pour terminer en beauté cette semaine de réjouissances, le gala de clôture s’est tenue, une fois n’est pas coutume, à Lyon, ville reconnue pour sa gastronomie le vendredi 23 mars 2018 de 17h à 20h, dans l’enceinte de l’Université Lumière Lyon 2.
Durant ce gala, les participants ont pu assister à la finale nationale du concours d’éloquence, à des interventions scientifiques et à bien d’autres surprises.

Parmi les invités d’honneur étaient présents Joseph Viola, Meilleur ouvrier de France, [1] et Hervé This, inventeur de la gastronomie moléculaire.

Pour plus de détails, allez sur le site de la fête du Droit ou sur la page Facebook de l’événement.

Entretien avec Véronique Nicolas, Professeur, Droit privé et sciences criminelles et co-organisatrice de la Fête du Droit.

Pourquoi avoir choisi ce thème "Gastronomie et Droit" ?

Véronique Nicolas : "La conférence des doyens de droit a souhaité, pour cette troisième édition de la fête du droit, traiter de "droit et gastronomie". Après l’humour et la musique, il s’agissait de poursuivre la déclinaison d’un autre art à la française suscitant également de nouvelles interrogations juridiques.
Le thème fut choisi avant que l’actualité ne place la matière sur le devant de la scène. Il s’agissait surtout de démontrer encore - s’il était besoin – l’adaptabilité des juristes, la modernité du droit qui accompagne les évolutions de nos sociétés au travers notamment, dans le cas présent, du droit alimentaire, de la protection de la nature et de ses attributs comme de la création même artisanale et gustative."

Comment est désormais perçue cette fête du Droit par les étudiants, enseignants, doyens et professionnels du Droit ?

"Un esprit plus collectif se créé dans l’enceinte des facultés (...)"

"L’important est notamment qu’à la suite du succès de l’an dernier (même si elles furent surtout bien occupées alors avec leurs « quinquennaux et autres réformes à mettre en œuvre) de nombreuses facultés de droit aient souhaité se joindre à tant d’autres pour attester d’une réalité du droit moins austère, créatrice, dynamique, etc….
Sans prétendre à l’exhaustivité : Amiens, Angers, Bordeaux, Chambéry et Grenoble, Mayotte, Paris XIII, Poitiers, Strasbourg, Toulouse, Valenciennes, etc...sans compter les fidèles : Cergy, Dijon, Le Havre, Lyon, Metz, Nantes, Paris V, Paris XI (Sceaux) avec Saint-Quentin, Paris XIII, Toulon, Tours, La Réunion etc…

Les étudiants ont appris à connaître la fête du droit et apprécient de se rencontrer entre villes universitaires de droit et de sciences économiques et/ou politiques d’un département à l’autre, de cette occasion de démontrer qu’ils sont créatifs, constructifs, modernes. Un esprit plus collectif se créé dans l’enceinte des facultés ce qui est source d’un peu de détente à la veille des « galops d’essai ».

"Démontrer l’adaptabilité des juristes, la modernité du droit qui accompagne les évolutions de nos sociétés (...)"

Quant aux professionnels du droit, leur participation à nos manifestations atteste de leur accueil favorable. Nul doute qu’un jour viendra où ils se joindront à nous pour réaliser, en interne, des prestations identiques ou proches. Au-delà du concours essentiels des éditeurs juridiques, l’ensemble des partenaires voient la fête du droit d’un bon œil : citons au moins le groupe Matmut.
Le mouvement s’amplifie donc et nous en sommes heureux."

Cette année la fête du droit s’achèvera à Lyon, ville éminemment gastronomique, à l’avenir les galas de clôtures, auront-ils vocation à parcourir la France universitaire ?

"Il n’est pas certain que la prochaine fête du droit choisisse de réaliser le gala de clôture en province pour des raisons d’organisation un peu plus complexes ; toutefois, une autre expérience sera sans doute tentée à une autre occasion. Nous ne nous interdisons rien."

Marie Depay,
Rédaction du Village de la Justice.

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Notes :

[1Joseph Viola, chef des bouchons lyonnais Daniel et Denise.

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