retour accueil village

Accueil Carrières en droit Formation initiale des professions du droit

LLM : Étudier à l’étranger, quelques pistes.

15448 lectures
- vendredi 31 août 2012

Pourquoi étudier à l’étranger ? Où ? Quel investissement ? Pour quels résultats ? Voici quelques questions que l’on se pose que l’on soit étudiant, ou déjà en poste.
Le village de la Justice s’est penché sur la question pour vous apporter des éléments de réponses.

Dernière mise à jour : 26 septembre 2012

Nous avons poser ces questions à un expert, Maurice Keller, consultant chez GoLLM Admissions Consultants.

VJ : Qu’est ce que le LLM ?

Maurice Keller : Le Master of Laws, mieux connu avec le sigle LL.M. (du latin « Legum Magister /Magistra »), est un programme d’études avancé en droit. Les candidats disposent normalement déjà d’un premier diplôme universitaire en droit, quelque fois d’un peu d’expérience professionnelle, et souhaitent approfondir leurs connaissances.

VJ : Qu’apporte-t-il ?

Maurice Keller : Obtenir un diplôme LL.M. apporte toute une série d’avantages, parmi lesquels il faut mentionner de meilleures possibilités de carrière, plus de contacts avec des juristes du monde entier (networking), une spécialisation professionnelle, des connaissances juridiques comparatives et la préparation pour une éventuelle carrière académique.

Les avantages sur le plan professionnel occupent souvent une position de premier plan : les juristes avec un diplôme LL.M. obtenu dans une région anglophone sont très prisés par les plus importants cabinets d’avocats, ainsi que par les services juridiques des sociétés internationales.

VJ : Qui peut suivre ce cursus ? Quel niveau faut-il avoir pour postuler ?

Maurice Keller : Les conditions d’admission ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Souvent les universités demandent aux candidats LL.M. un diplôme universitaire en droit. Il y a aussi des cas isolés où l’on prend en considération seulement les candidats ayant déjà de l’expérience professionnelle. Toutefois, il y a aussi des cas comme le Royaume Uni, où les Law Schools acceptent aussi la candidature de diplômés universitaires n’ayant pas fait des études de droit.

VJ : Quelle est la durée des études ?

Maurice Keller : Le programme d’études LL.M. dure normalement entre 9 et 12 mois : encore une fois, cela dépend du pays. Il y a aussi des programmes à temps partiel qui durent plus longtemps.

VJ : Quel investissement financier ?

Maurice Keller : Un diplôme LL.M. coûte cher. Un exemple : les étudiants de Harvard payent cette année 50.000 $ pour les seuls frais d’études. En plus de cela, il y a les coûts pour le logement, la nourriture, les transports, etc.
En général, un programme LL.M. est moins cher au Royaume-Uni et en Australie qu’aux Etats-Unis, mais la différence n’est plus si grande qu’auparavant.
 

VJ : Quelle spécialité choisir ?

Maurice Keller : Une spécialisation n’est pas impérative. En principe, on est libre de choisir les cours que l’on souhaite suivre, en composant ainsi son programme d’études. Mais si l’on souhaite se spécialiser, le choix du domaine d’approfondissement dépend beaucoup des intérêts individuels et des projets professionnels du candidat LL.M. 
Normalement, on offre des filières de spécialisation dans les domaines suivants : droit fiscal, droit des sociétés, droit économique international, droit commercial, droit international et arbitrage.

VJ : Quel niveau en langue faut-il avoir ?

Maurice Keller : Pour un programme dans un pays de langue anglo-américaine, le candidat doit obtenir un nombre de points assez élevé au certificat TOEFL (Test of English as a Foreign Language) ou IELTS (International English Language Testing System). Le nombre exact de points dépend des universités.
En tout cas, il est nécessaire d’avoir de bonnes connaissances de la langue anglaise pour être en mesure de suivre les cours et rédiger des travaux écrits ou la « LL.M. Thesis ».

VJ : Comment sélectionner le pays dans lequel on veut suivre son LLM ?

Maurice Keller : Le choix du pays se fera sur la base des préférences personnelles et professionnelles du candidat. Les Etats-Unis sont très prisés par les candidats français, et cela en raison de la bonne renommée des Law Schools américaines. En plus, si une fois obtenu le diplôme LL.M. on passe aussi l’examen pour le New York Bar, cela facilite l’admission au barreau en France. Mais le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie offrent eux aussi des options intéressantes (et souvent moins chères).

VJ : Pour fini, avez-vous des conseils pour se démarquer au niveau du dossier ? Doit-on se munir de lettres de recommandations ? Combien de temps doit-on s’y prendre à l’avance ?

Maurice Keller : Les candidats devraient commencer à préparer leur dossier de candidature le plus tôt possible, idéalement un an avant le début du programme LL.M. visé. Si l’on souhaite avoir une chance auprès des meilleures universités, on doit présenter un dossier parfait jusque dans le moindre détail. Les lettres de recommandations sont importantes, ainsi que le CV et tout autre document de candidature.
Fondamental est sans aucun doute le « LL.M. Personal Statement », où le candidat décrit en détail sa propre personne ainsi que les motivations qui l’ont poussé à présenter sa candidature. Les universités prêtent beaucoup d’attention à ce document : voilà pourquoi il est très important que le candidat consacre suffisamment de temps à sa rédaction.

Merci Maurice Keller.

Lire aussi : "Faire un L.L.M, oui, mais par quels moyens ?".

Des adresses utiles pour aller plus loin...

Rédaction Village de la justice

Recommandez-vous cet article ?

Donnez une note de 1 à 5 à cet article : L’avez-vous apprécié ?

33 votes

Vos commentaires

Commenter cet article