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Rencontre avec les acteurs de la transformation digitale - épisode 1 : les plateformes de mise en relation.

Premier atelier de rencontre entre legaltech et étudiants organisés périodiquement par le DU transformation digitale du droit et Legaltech dont le Village de la Justice est partenaire. L’occasion pour nous de vous faire découvrir encore des legaltech et de faire mieux connaissance avec les étudiants. Une chose est sûre, leurs profils sont divers et actifs. Le DU compte en effet des étudiants en Master 1 ou 2, des élèves-avocats, des avocats… Certains en mode projet, d’autres à l’écoute du marché et ses transformations.
Et cela tombe bien, puisque l’objectif de ces ateliers est de leur présenter les acteurs de l’écosystème LegalTech. Notre premier thème portait sur la mise en relation des professionnels du droit avec les clients via une plateforme. Et c’est IziLaw, une start-up fraichement lancée qui est venue présenter son projet avec 2 de ses fondateurs, Erika Haiste et Charles Debraquilanges, chez EY Société d’avocats, co-fondateur du DU.

L’objectif d’Izilaw est d’identifier et qualifier les besoins des particuliers, TPE et PME (1ère cible) et de les mettre en relation avec le professionnel du droit le plus à même de répondre à leur problématique. C’est donc avocats, notaires et huissiers de justice qui sont référencés sur la plateforme.
Et au-delà de la mise en relation, la start-up ajoute une brique gestion de la relation-client pour les professionnels (2ème cible). Elle propose un agenda, la facturation et le paiement, le tout en ligne afin de leur permettre de ne plus perdre de temps avec l’administratif et se concentrer sur le client. Car toute la partie relationnelle entre le professionnel et le client est personnalisable avant tout premier contact.

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De gauche à droite : Erika Haiste et Charles Debraquilanges, fondateurs d’Izilaw, Stéphane Baller (EY) et Laurine Tavitian (Village de la Justice)

Le professionnel peut déterminer lui-même les questions à poser au client afin de mieux cerner le besoin de celui-ci et voir s’il peut y répondre mais aussi mieux le connaître lui et ses attentes pour être ensuite plus efficace dans la relation. La plateforme souhaite aussi à terme créer des liens entre les professionnels référencés afin qu’ils puissent échanger et collaborer ensemble.

Les questions ont ensuite fusé sur le projet en lui-même bien sûr mais surtout finalement sur sa construction, la gestion de projet, l’organisation du travail, la technique et le codage, le business model, le référencement… et c’est bien naturel puisque la majorité des étudiants entendent monter un projet, c’est aussi l’objet du DU d’ailleurs ! Alors pourquoi ce type de rencontres leur est-elle utile ? C’est la question que nous avons posée à deux d’entre-eux.

Michel Struk, élève-avocat à l’ECOA (Ecole du Centre-Ouest des Avocats), en stage final chez Simmons & Simmons

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Michel Struk

« J’ai trouvé cet atelier très intéressant car je me positionne en tant qu’étudiant qui veut créer une entreprise dans le droit. Il m’a permis d’obtenir des réponses telles que comment se sont-ils développés, comment ont-ils eu l’idée, comment se sont-ils lancés, quelles ont été leurs problèmes financiers… Tous ces éléments étaient flous pour moi et avoir l’occasion de poser ces questions de manière ouverte et sans complexe dans un cadre assez intimiste était une réelle opportunité pour savoir sur quel point appuyer quand on se lance dans l’entrepreneuriat.

L’échange était très vivant et tournait autour de deux grandes catégories de question : celles qui concernent le lancement de la start-up et celles sur le projet en soi. Elles reflétaient deux positionnements très différents des étudiants du DU, ceux qui sont déjà des professionnels et qui veulent avoir des idées pour monter leur projet et ceux qui veulent savoir comment se lancer concrètement. »

Héloïse Suard, élève-avocate à l’EFB (Ecole de Formation du Barreau de Paris), en PPI chez Accenture

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Héloïse Suard

« Ce type de rencontre est très enrichissante parce que nous n’avons pas tous encore une bonne vision de l’entrepreneuriat. On entend parler d’entreprises qui viennent de se lancer mais on ne sait pas concrètement comment elles l’ont fait, quelles ont été les étapes, les obstacles à surmonter, etc. Avec cet atelier, nous avons eu toutes les informations sur le projet, de l’idée à sa réalisation. A l’Université, si on reste dans un cursus classique, on a peu d’occasion d’avoir ce genre d’interaction avec les acteurs du numérique.

C’est un des aspects positifs de ce DU : apprendre et comprendre la gestion de projet avec des témoignages. Beaucoup de personnes ont des idées mais n’osent pas se lancer parce que cela représente un risque et qu’elles pensent ne pas avoir les compétences. Mais ce que nous a expliqué Erika, c’est que ce n’est pas grave de ne pas tout savoir et que cette aventure entrepreneuriale est passionnante justement parce qu’on apprend en continu tout le temps. Donc pour nous, c’est vraiment rassurant d’avoir ce genre de feed back. »

Laurine Tavitian
Rédaction du Village de la Justice

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