Focus sur les dernières études de rémunération pour les Avocats et Juristes.

Focus sur les dernières études de rémunération pour les Avocats et Juristes.

Rédaction du village

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Ce que vous allez lire ici :

Les dernières études de rémunération pour les avocats et juristes indiquent une augmentation des salaires ces dernières années en raison d'une demande croissante dans le secteur juridique. Les profils les plus recherchés incluent les juristes affaires internationales, les juristes immobilier/construction, les fiscalistes internationaux, les juristes compliance/RGPD et les paralégaux. Ces études mettent également en avant la nécessité pour les professionnels du droit de développer des compétences transversales et une maîtrise de l'anglais.
Description rédigée par l'IA du Village

Les études de rémunération ont le mérite de fixer des tendances et ordres de grandeur des rémunérations, qui sont assez représentatifs du fait de l’important volume de recrutements traités par leurs auteurs, les grands cabinets de recrutement. Et depuis quelques années elles analysent avec acuité les tendances de l’emploi et des compétences, bien au-delà du seul sujet de rémunération.
Focus sur les études récentes pour les juristes en entreprises et les avocats.

-

La dernière étude de rémunération du cabinet Fed Legal est parue en février 2024. Elle analyse le marché ainsi :

"Depuis 2022, les rémunérations des profils en dessous de 5 ans d’expérience ont connu une forte croissance. Cela a engendré d’importantes disparités entre des profils peu expérimentés et avec des rémunérations élevées (notamment dans la tech, le secteur pharmaceutique et la finance) et des profils plus dimensionnés qui n’ont pas forcément été augmentés en interne.
Les profils les mieux rémunérés sont les juristes M&A dans tous les secteurs d’activité. Il y a une forte demande dans cette matière et les entre- prises cherchent des profils d’experts qui viennent majoritairement de cabinets d’avocats.
Les rémunérations des juristes dans l’industrie et les services ont augmenté, particulièrement dans les domaines de la compliance, des NTIC et de la protection des données personnelles. Cette hausse s’explique par la demande croissante de spécialistes dans ces domaines, en raison de la complexité accrue des réglementations. Le secteur pharmaceutique et les startups se distinguent en offrant les rémunérations les plus élevées.
Le secteur bancaire et financier affiche également une dynamique notable, avec une augmentation des rémunérations ces dernières années, en parti- culier pour les profils spécialisés en droit bancaire, contentieux, gestion d’actifs et réglementaire. L’ar- rivée des banques américaines en France suscite une forte demande en dérivés et en dettes.
Les fonds d’investissement se structurent davantage, en recrutant principalement des profils ayant une expérience en cabinets d’avocats, tant en M&A/ investissement qu’en structuration de fonds de private equity. Les bonus dans les services financiers sont plus répandus et peuvent atteindre jusqu’à 30 % de la rémunération fixe annuelle.
Dans le secteur immobilier, les principaux acteurs et intermédiaires connaissent une forte baisse des embauches, tout comme les entreprises de la tech qui adoptent une approche plus prudente face aux incertitudes actuelles.
"

Extrait de la grille publiée par Fed Legal dans son Etude 2024.

L’étude de rémunération Robert Walters 2024 revient sur les tendances qui ont marqué le marché du recrutement en 2023, et présente les perspectives pour 2024.

"Retour à la normale pour le marché de l’emploi : après une année 2022 euphorique, le nombre d’offres d’emploi cadre a subi une baisse de 21% en moyenne en 2023. Si les recrutements ont tendance à se complexifier, ils se poursuivent tout de même avec des candidats volatiles, qui postulent au maximum d’offres éligibles : marqués par les augmentations exceptionnelles reçues l’année dernière, ils restent en veille permanente pour ne pas risquer de passer à côté d’une belle opportunité.

En 2024, les candidats qui se disperseront dans une démarche opportuniste seront mal perçus par les entreprises, qui ne seront plus prêtes à tout pour recruter. Elles poseront leurs limites et attendront des candidats un réel projet professionnel : ambitions, compétences à développer, etc.
(...)
Dans un contexte mouvant, les entreprises sont appelées à faire preuve de courage face à la dispersion des candidats : elles sauront dire non à des attentes toujours plus exigeantes, notamment sur le sujet de la rémunération, et ne seront plus prêtes à recruter des talents qui se présentent sans réel projet professionnel.

Chez les avocats, cette année plus que jamais, la rémunération constituera le nerf de la guerre. En moyenne, si les rémunérations des Avocats augmenteront de 6% en 2024, les variations seront très importantes en fonction du classement/typologie de cabinet. Surprise de cette rentrée : les cabinets américains ont continué à augmenter significativement leur grille de rétrocession, marquant ainsi un nouveau décrochage avec le reste du marché.
Toujours en 2024, les secteurs du restructuring, du financement (projet ou acquisition), du fiscal et du droit social maintiendront un mercato dynamique, tandis que la M&A et le Private Equity connaissent un ralentissement structurel du recrutement des collaborateurs."


L’étude de rémunération et de tendance de l’emploi 2023 du cabinet Hays fait le point sur les changements structurels du marché de l’emploi, notamment juridique.

"Ces dernières années ont redéfini en profondeur l’univers du travail, via d’importantes évolutions et restructurations, qui ont sollicité une grande adaptabilité de la part des professionnels ainsi que des collaborateurs.

Les attentes de ces derniers sont devenues un enjeu de taille, avec notamment l’émergence fulgurante du recours au télétravail, également traduit par des efforts conséquents appuyés par les entreprises visant à faciliter et optimiser la flexibilité du travail. En cela, l’équilibre de la vie professionnelle et personnelle des collaborateurs est donc assurément devenu un axe majeur de décision.
(...)
Les politiques de rémunération pour les profils juridiques restent identiques à celles observées l’an dernier. Comme pour les fonctions RH, on constate que les directions juridiques sont de plus en plus impliquées dans les prises de décision de la direction.

Les métiers juridiques ont un avenir prometteur. La demande en recrutement est forte et les salaires jouissent d’une belle valorisation. Outre l’intérêt du poste et des missions, le Juriste est en quête d’un meilleur équilibre vie professionnelle / vie personnelle, et ne fait plus les mêmes concessions."

Grille de rémunération de l'enquête Hays


Nouvelle étude en 2023, l’étude des rémunérations des Fonctions Juridiques du cabinet Fyte (Morgan Philips) cherche à analyser le marché du recrutement juridique et fiscal en France, pour les candidats bien entendu, mais aussi pour les recruteurs "qui ne peuvent plus être en décorrélation avec le marché". L’étude analyse les rémunérations de 23 fonctions juridiques, et nouveautés, y compris les LegalOps :

Consultez l’étude complète ici.


L’étude Michael Page parue en 2023 indique que "après 5 années de rythme effréné sur les recrutements en CDI, notamment dans les domaines du juridique, du fiscal, de la compliance et de l’assurance, les indicateurs semblent annoncer un léger ralentissement de la tendance en 2024. Loin d’être d’ores et déjà amorcé, cet appel d’air permettra sans doute au marché de retrouver un peu de couleurs face à la pénurie de candidats qu’il connait depuis plusieurs années.

Si le nombre de recrutements permanents risque de ralentir en 2024, ce n’est pas le cas pour les missions en management de transition qui sont en pleine expansion dans le secteur juridique et fiscal. Management relai, audit de l’existant, internalisation de la fonction, structuration, accompagnement du changement, sont autant de sujets de plus en plus au cœur des enjeux des directions juridiques et fiscales. Si ces dernières ont longtemps été vues comme des centres de coûts non prioritaires, elles occupent aujourd’hui de plus en plus une place de business partner auprès des directions générales et opérationnelles. De belles opportunités professionnelles pourraient s’offrir en 2024 aux profils les plus expérimentés."

Le Top 5 des profils les plus recherchés serait :

  • Juriste affaires internationales
  • Juriste immobilier/construction
  • Fiscaliste international
  • Juriste compliance/RGPD
  • Paralégal.

Quelques chiffres clés :

Retrouvez l’intégralité de l’étude PageGroup ici.


L’étude 2023 des rémunérations de Robert Half indique que "l’émergence de nouvelles réglementations et l’évolution du droit numérique obligent les entreprises à se mettre en conformité sur des sujets
tels que la protection des données personnelles. Ces professions doivent savoir faire preuve d’agilité entre leurs connaissances juridiques et la
partie opérationnelle des entreprises. Ces dernières devront proposer des packages salariaux très attractifs pour attirer ces talents hautement
qualifiés. "

L’enquête analyse les compétences et certifications demandées le plus souvent, et les avantages extra-professionnels les plus souvent proposés dans les recrutements.

Les jobs les plus recherchés en CDI seraient, avec en rémunération médiane envisageable (50% des offres) :

  • Responsable Ressources Humaines - 75K€
  • Juriste RGPD - 60K€
  • Responsable Conformité - 75K€
  • Reponsable HRBP - 75K€
  • Fiscaliste - 85K€.

Quelques chiffres de grille de salaires :

Plus de détails dans l’étude elle-même.


L’enquête "Les grandes tendances des rémunérations" des Éditions Législatives analyse de nombreux secteurs (dont les fonctions juridiques en entreprise) dans cette enquête parue en 2023, et observe aussi les disparités régionales et plusieurs facteurs "personnalisants" (âge, effectif, sexe...).

Sources Editions Législatives

Les salaires des juristes ont évolué en 2023, l’enquête analyse tout ceci.


Enquête rémunération des juristes d’entreprise de l’AFJE et du Cercle Montesquieu, 2020.

Le baromètre 2019 des rémunérations des directions juridiques et des juristes d’entreprise a livré ses enseignements qui s’avèrent très positifs, allant bien au-delà du seul sujet des rémunérations, en dressant un véritable portrait des juristes, même s’il s’agit de moyennes : formation, féminisation, parcours professionnel, spécialisation, rémunération...

Etude disponible sur https://www.afje.org .


On consultera également avec profit les fiches issues de l’Enquête Métiers du droit et Revenus du Village de la justice.

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Discussions en cours :

  • Dernière réponse : 2 septembre 2020 à 09:01
    par Dominique , Le 18 décembre 2015 à 15:14

    Ma fille vient de terminer ses études , Master 2 droit des affaires et des sociétés .
    Afin d’éviter d’être au chômage et acquérir de l’expérience , elle a accepté un poste de remplaçante comme secrétaire juridique dans un cabinet d’avocat droit des affaires , CDD de 3 mois, elle fait 47 Km aller et retour , part de chez elle à 8H10 et rentre le soir à 18H50 , pour un salaire brut de 1530 euros par mois , c’est à dire net 1180 environ.

    En tant que parents , faire 5 années d’études difficiles , et se retrouver au même niveau et même moins que ceux qui n’ont pas fait d’études est franchement démoralisant !!!

    • par Dominique , Le 18 décembre 2015 à 16:23

      1137 !! et non 1180

    • par dominique , Le 23 février 2016 à 19:26

      après 3 mois de secrétariat juridique , grande nouvelle !
      ma fille vient de signer un CCD de 5 mois en tant que juriste ( enfin !) c’est bien notifié sur le contrat de travail juriste , attention …. salaire brut 1600 euros !!! , elle a demandé 1800 brut , impossible !!

      je peux dire qu’elle a du courage car faire presque 100km pour aller travailler , pour signer le contrat de ses rêves …. pour 1600 euros brut ,

    • par Norane , Le 22 novembre 2016 à 15:43

      1600 € pour un juriste titulaire d’un master 2 en droit des affaires, même débutant, ça semble dérisoire...

      Je suis pour ma part diplomé d’un master 2 droit immobilier et construction. Après mon alternance (payé environ 800€) l’entreprise, un organisme HLM, m’a gardé pour quelque mois en CDD, pour un salaire de 1900 € brut (1400€ net) en tant qu’assitante juridique.
      Cela m’a semblé tout a fait correct (surement justifié par leur besoin urgent d’une assistante en raison d’un surcroit d’activité).

      Mais pour la suite j’aimerai un véritable poste de juriste. Un recruteur qui m’a demandé mes prétentions salariales a considéré que 2000 € brut était un peu élevé pour un junior (même avec 1 an d’expérience).
      C’est plutôt décevant, je considère que ce devrait être le minimum pourtant, compte tenu de mon profil...

      Au de là des diplômes c’est encore et toujours l’expérience qui semble primer...

    • par dominique , Le 4 avril 2017 à 11:33

      Après avoir terminé un cdd avec un salaire tristounet , comme vous avez pu le remarquer à 1600 brut , pour un master 2 droit des affaires et des sociétés , elle a cherché dans une autre région , depuis septembre 2016 elle travaille dans un gros cabinet d’expert comptables pour un salaire brut de 2000 euros , en CDI , comme assistante juridique , pour 35h par semaine.
      elle espère progresser dans l’entreprise,
      le CDD lui a permis de postuler dans une autre entreprise, car elle avait une expérience professionnelle ,
      ON peut accepter un salaire moindre au début , mais il ne faut pas rester dans une entreprise qui ne désire pas vous faire progresser et qui vous rénumére aussi mal .

    • par Young , Le 28 avril 2017 à 16:59

      Bonjour,

      Les commentaires me font un peu rire.
      Dans la vie même quand on a BAC + 5 il faut bien commencer quelque part même les medecins qui font BAC +10 commencent en étant interne dans un CHU et gagne à peine 2000 euros alors commencer au bas de l’échelle et progresser c’est comme ça que ça fonctionne.

      Bonsoir

    • par Tex , Le 2 novembre 2017 à 15:14

      Il ne faut surtout pas accepter n’importe quel salaire. Mon premier poste de juriste junior était payé bien plus, simplement j’ai renoncé à d’autres offres pas très alléchantes (titulaire d’un M2 également).

    • par Alex , Le 22 novembre 2017 à 17:09

      Bonjour,

      Je ne pense pas qu’il faille accepter n’importe quel salaire.

      J’ai un master 2 de droit immobilier. J’ai commencé à Paris sur une base de 35k (soit 2150 e net).

      Un salaire, même pour un premier poste en dessous de 1700 e net, me parait inacceptable. Après ca existe vu que certains acceptent ...

      Bonne journée

    • par Dominique , Le 23 janvier 2018 à 19:08

      Bonjour à vous ,

      Je vous informe l’évolution de carrière de ma fille ,
      Elle est passée juriste depuis août 2017 , et vient d’avoir son augmentation de salaire , 26000 euros par an , cela fait 2166,66 brut par mois,
      Cela fait une belle progression depuis le début , elle progresse , elle progresse !!

    • par Dominique , Le 23 janvier 2018 à 19:50

      même si sa progression est remarquable en 2 année et demi,

      je rappelle , premier emploi , après un master 2 droit des affaires et des sociétés ,
      - remplacement d’une secrétaire juridique
      en remplacement d’un arrêt malade , ..................... , 18360 brut par an
      - juriste chez avocat ..................................... , 19560 brut par an
      - changement d’employeur , cabinet expert
      comptable dans un service juridique ..........................., 24000 brut par an
      juriste 1 an après ..............................................................., 26000 brut par an

      on peut voir une jolie progression mais on est bien loin des 32000 euros brut signaler sur le site comme juriste débutant !! ( 2 ans d’expérience)

    • par Anna , Le 24 janvier 2018 à 10:50

      Et bien et bien, j’aimerai frôler les 28 K comme l’indiquent les résultats du questionnaire. Et pourtant, j’en suis loin. Avec un Master 2 en Droit des collectivités locales, j’ai été recrutée dans la FPE en qualité de Juriste en ressources humaines (statut des fonctionnaires et contractuels de droit public + droit administratif), j’entame ma 3ème année de CDD à 2050€ brut (soit 1690 € net). Il est vrai que je n’ai pas les mêmes heures que dans le privé, mais après tant d’efforts et d’assiduité dans les études, pour un métier qui demande une certaine expertise et une certaine rigueur, même pour une débutante, je trouve ça très light...
      J’ose espérer que l’expérience que j’acquière me permettra de voler plus haut pour mon prochain poste.

    • par Gabrielle , Le 26 janvier 2018 à 23:34

      Bravo Alex avec votre 35k pour un premier poste en tant que juriste immobilier mais vous ne semblez pas connaître le marché du travail. Cela n’est pas aussi facile pour tous et votre petit ton supérieur et votre dédain pour les personnes qui ont un salaire moindre est déplacé et désobligeant pour eux. Si un juriste accepte un salaire inacceptable c’est qu’il n’a pas le
      choix. Par ailleurs il y a un écart considérable entre les postes dans les grands groupes et les petites sociétés. Vous tentez très certainement dans le premier cas mais encore ce n’est pas la majorité.

    • par Laura , Le 4 juin 2018 à 12:47

      Bonjour,

      Je me permets d’intervenir car suite à mon alternance (pendant mon Master 2) je me suis faite embaucher à 39k en tant que juriste immobilier, je ne me rendais pas non plus compte de la réalité du marché pour certains.

      En tout cas il y a des entreprises qui embauchent a des rem plus que correctes (même si ce n’est pas le cas de toute manifestement) donc il faut garder espoir et peut être postuler dans les métropoles (si ce n’est pas déjà le cas).

      Bonne journée à tous

    • par Une Juriste , Le 9 juin 2018 à 08:46

      Bonjour

      Je sais que ce sujet passionne les foules et que pour avoir même cherché maintes fois une réponse à l’époque je laisse ici un commentaire pour donner espoir et vous dire que parfois la vie est juste faite d’opportunités si on s’en donne les moyens et que nous sommes investis .

      J’ai commencé en effectuant un stage juriste dans une entreprise en 2017 (j’étais en M2 droit de l’entreprise et de l’union européenne) et j’ai été embauchée en CDI dès septembre dans cette même entreprise.

      Je fais du droit de la consommation , concurrence, du pré-contentieux, du droit commercial, enfin du droit général des affaires. Tout cela en droit français espagnol portugais et anglo saxon.

      Avec une alternance d’un an derrière moi en service juridique + ce stage de 6 mois qui a fait de moi un membre du juridique à part entière j’ai été embauchée à 35k soit 2190 net par mois.

      Cette rémunération va augmenter cette année déjà.

      J’ai des amis qui ont été embauchés à 35 36k voire plus parfois pour un premier poste.

      Je pense qu’il est important de réfléchir aux compétences demandées par le poste pour savoir quel sera le niveau de rémunération : est ce un poste tourné vers l’international ??(les langues sont très importantes !) Est-ce qu’ils ont besoin d une compétence particulière que je peux fournir et mettre en avant ? Etc....

      Ne pensez pas qu’en étant junior vous ne valez rien et devez accepter n’importe quoi. Bien au contraire avec des cerveaux fraîchement débarqués de l’université les boîtes savent que cela leur est favorable.

      Ayez confiance en vous et surtout trouvez un domaine du droit qui vous plaît : cela vous donnera envie de vous investir :)

      Bonne journée

      Une Juriste Junior

    • par Maxime , Le 27 juin 2018 à 11:26

      Bonjour,

      Je vois que la discussion autour de ce post est toujours active, j’en profite donc pour apporter ma petite expérience.

      J’ai été diplômé en octobre 2017 d’un "petit" Master II Droit des Affaires Internationales d’une université de province qui compensait son manque de renommé par un apprentissage de l’anglais juridique poussé et la dispense de cours de droit anglo-saxons en langue anglaise.

      Mon premier CDI a été signé tout de suite après l’obtention de mon diplôme, dans la société où je faisais mon stage depuis le mois d’avril ; les missions étaient très éloignées de ma spécialité, mais le salaire correct pour une ville de province : 30k brut annuel, soit 1 777 net/mois.

      J’ai ensuite cherché un emploi à Paris, et ai finalement décroché un CDI dans un groupe international, et pour lequel mes connaissances sont utiles : ma langue de travail est l’anglais, qu’il s’agisse des contrats, des échanges avec les filiales du Groupe, etc.
      En venant à Paris, j’ai eu la chance de voir mon salaire augmenter, je n’ai donc pas eu à faire de sacrifices financiers : 35k brut annuel, soit 2150 net/mois.

      Au final, je retiens que l’important est de connaître ses points forts, et de tout faire pour trouver un emploi dans lequel ces points seront perçus comme une valeur ajoutée et donc un levier menant à une rémunération plus élevée.

    • par Arnaud L , Le 1er août 2018 à 11:32

      Salut,

      Les salaires indiqués me semblent vraiment très bas pour un niveau Master 2, mais ça ne m’étonne pas plus que ça : la spécialité joue beaucoup comme on nous le répète tout le long de l’université.

      Aux étudiants qui sont encore en licence, je conseille de choisir entre droit fiscal, droit des affaires ou droit social. Pour ma part en droit bancaire et financier : M2 hors Paris, pas de CRFPA, première embauche à Paris à 3000net dans une banque internationale (mais en interim, c’est pour ça que le salaire est plus élevé).

      La tentation est forte de se dévaluer quand on voit le marché du travail un peu saturé pour certaines spécialités : il vaut mieux faire un 2e Master 2 ! Des amis qui avaient un M2 en droit international galéraient à trouver du boulot, ont refait un M2 en droit bancaire et... ça roule tout seul !

      Bon courage à tous

    • par Dominique , Le 10 juillet 2019 à 18:43

      après un parcours de juriste débutant loin d’être facile , ma fille se trouve maintenant dans la région parisienne , elle a suivi son compagnon !
      3 mois pour trouver du travail , elle a fait une croix des cabinets d’experts comptables car structure trop petite pour être payé correctement , et l’un s’est justifié en disant qu’elle ne sortait pas de l’ École de Droit Paris 2 Panthéon Assas mais une petite école de Droit de province ! alors que c’était 32000 euros pour 39 h ! et (qu’elle pouvait travailler dés le lendemain) , autrement s’était 40000 ! elle lui a répondu qu’il dévaluait ses études et son diplôme et qu elle n’envisageait pas de travailer pour un patron ayant une si mauvaise considération de ses collaborateurs !.
      Ne perdant pas son temps , elle s’est dirigée par hasard dans les assurances comme conseillère juridique , et là parfait ! 34750 à l’année , prime d’intéressement, elle travaille 7H43 , 27mn de pause , 30 jours de congés et 19 de RTT ! , CDI d’office , et période d’essai validée !
      elle a une place de parking ,self, et à 10MN auto de chez elle !!

    • par Petite étudiante , Le 10 mai 2020 à 17:08

      Merci de nous avoir tracé son évolution. Etant étudiante, c’est interessant à lire.

    • par Tatiana , Le 4 juin 2020 à 16:40

      Bonjour,

      Je me permets de clarifier un point qui n’est pas nécessairement apparu explicitement dans le fil de discussion. Il y a une différence salariale notoire selon le lieu de travail (Paris/Province). C’est une réalité à ne pas négliger car il sera effectivement plus aisé d’obtenir un contrat à 35K à Paris qu’en province où le niveau de vie est bien moins élevé. Il est à noter qu’il est bien difficile de trouver un logement sur Paris pour moins de 800/1000 e par mois.

      Dans mon cas, j’ai été embauchée directement à la fin de mon Master 2 en alternance (950 euros/mois) en CDD d’abord avec un salaire de 28k brut, puis en CDI avec un salaire de 31k brut. Me situant en province, ce salaire me parait bien plus que correct compte tenu du pouvoir d’achat. Par ailleurs, certains secteurs d’activités embauchent et paient plus facilement contrairement à d’autres (le droit du travail, droit pénal et droit des affaires plus bouchés aujourd’hui que d’autres secteurs plus spécifiques).

    • Bonjour,
      Je ne sais pas si cette discussion est toujours ouverte mais je voudrais vous faire part de mes interrogations.
      Étudiante en troisième année de licence à Panthéon-Assas, j’aimerai exercer le métier de juriste d’entreprise mais je ne sais pas quel parcours serait le plus approprié.
      Étant soumise à la nouvelle sélection des masters, il est plus difficile d’avoir deux masters 2 et j’avoue que je préfèrerais m’orienter vers la pratique plutôt que redoubler de diplômes plus ou moins théoriques.
      Je voudrais faire un master en droit des affaires classiques mais je sais que le DJCE est apprécié des recruteurs mais la sélectivité y est particulièrement rude. Je pense alors à m’inscrire en école privée pour poursuivre une formation en alternance mais on m’a alerté sur ce type de formation souvent dérisoire en raison de leur faible valeur nationale.
      Selon vous, est-il plus important pour un recruteur d’avoir un jeune diplômé dans un bon master mais avec une faible expérience ou à l’inverse privilégier l’expérience professionnelle mais dans une école où le diplôme n’est pas reconnu ?

      Merci pour votre attention

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