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Focus sur les dernières études de rémunération pour les Juristes.

Les études de rémunération ont le mérite de fixer des tendances et ordres de grandeur des rémunérations, qui sont assez représentatifs du fait de l’important volume de recrutements traités par leurs auteurs, les grands cabinets de recrutement.
Focus sur les études récentes pour les juristes en entreprises et parfois les avocats.

La dernière étude Michael Page souligne que "la compétence Juridique & Fiscale prend de plus en plus de place dans les entreprises via une orientation business de plus en plus recherchée, une stratégie compliance et GDPR au cœur des préoccupations, ou encore une scalité omniprésente autant d’un point de vue corporate (optimisation scale des groupes) que terrain (accompagnement des opérationnels dans leur stratégie nancière)"
"Le recrutement temporaire (Intérim & Management de Transition) occupe de plus en plus de place, faisant le lien entre des entreprises ayant besoin d’expertises ciblées et des candidats désireux de pluraliser leurs expériences et compétences.
Cette croissance régulière du marché depuis quelques années est particulièrement vraie et significative ces derniers mois, dans un contexte d’emploi extrêmement favorable aux candidats via l’augmentation des offres et la multiplicité de belles opportunités. Ce marché actuel dit « de candidats » oblige les entreprises à mener leurs recrutements sur des timings très courts et à challenger leurs opportunités et avantages afin de gagner les faveurs des candidats en multi-process..."

L’étude 2018 du cabinet Hays confirme que l’année 2017 a été un véritable tournant dans le marché de l’emploi. "La dynamique de relance insufflée dans les grands groupes comme dans les ETI profite aux fonctions support, notamment aux profils aux compétences nouvelles et rares.
En réponse aux nouvelles législations, le Juriste occupe une place prépondérante au sein des organisations et ce phénomène ne cesse de croître."
De surcroît, l’activité du Juriste évolue avec les problématiques amenées par des enjeux nouveaux, notamment en réponse à la mondialisation et aux avancées technologiques. Il est garant de plus en plus le la gestion des risques et du pilotage de la stratégie juridique.

Côté profils recherchés, "les départements juridiques traitent désormais davantage de sujets sur des problématiques de conformité, de Droit social et de Droit des affaires. Pour répondre à ces demandes toujours plus techniques, l’expertise associée à une vision très opérationnelle est valorisée par les employeurs."

Concernant le volume de recrutement : "le secteur juridique est en pleine révolution technologique et prend le virage du numérique. L’ubérisation du secteur est aujourd’hui actée, la profession doit ainsi faire face à la concurrence accrue des plateformes Internet qui proposent nombre de documents juridiques standardisés.
L’accroissement des recrutements des Juristes devrait se poursuivre en 2018."

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Grille de rémunération de l’enquête Hays

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L’étude 2018 du cabinet Robert Walters livre une analyse des salaires par secteur d’activité et présente une analyse sur l’évolution du marché du recrutement. Elle inclut les métiers de Juriste et d’Avocat.

"En 2017, la confiance économique retrouvée a engendré une pénurie de talents sur certains secteurs, en France comme en Europe. Des métiers comme ceux liés aux risques et à la conformité ont justifié d’une demande supérieure à l’offre de candidats, la sécurisation et la responsabilisation des entreprises étant plus que jamais au cœur de l’actualité.
En 2018, les entreprises vont mécaniquement ajuster les salaires et travailler sur leur attractivité. Alors que 81% des professionnels sont confiants dans les opportunités de leur secteur, ce regain d’attractivité profitera à la fluidité du marché de l’emploi qui n’a cessé de progresser sur les 3 dernières années."

Le cabinet classe certaines fonctions juridiques comme des métiers en forte progression, et même avec de bonnes prévisions d’augmentation de salaire - pour développer l’attractivité - pour certains niveaux d’expérience :

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L’étude 2018 de rémunérations de Robert Half annonce qu’alors que les entreprises renouent avec la création d’emplois, nous entrons dans une nouvelle phase : les candidats ont repris les commandes du marché du recrutement. Le cabinet enquête aussi désormais sur le Manager de transition, un poste qui se développe franchement ces derniers temps... et pense aussi à parler des compétences nécessaires et recherchées pour affronter l’application du RGPD en 2018.

Parmi les points clés : La dynamique de relance initiée dans les grands groupes comme dans les ETI profite aux fonctions support et notamment aux profils ayant des compétences nouvelles et de fait pénuriques.
Les fonctions juridiques ont profondément évolué ces dernières années en raison notamment des innovations technologiques et de la mondialisation qui appellent aujourd’hui des compétences nouvelles et plus transverses.

En matière de rémunérations, Robert Half estime qu’ils ne devraient pas voir d’évolutions significatives en 2018. En revanche, la part variable, de plus en plus valorisée dans les pratiques des entreprises (et notamment en directions juridiques où l’on parle de plus en plus de mesure des résultats), ne concerne plus seulement les fonctions commerciales : les fonctions régaliennes sont également attendues en termes de résultats et, de ce fait, impactées également dans leurs rémunérations.
Plus de détails dans l’étude elle-même.

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Cadreo propose une toute autre approche avec un outil de comparaison personnalisé en ligne, assez pratique mais qui commence à dater un peu :

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Le simulateur Cadre est disponible en ligne ici :
http://www.cadreo.com/actualites/dt-quel-salaire-pour-un-juriste-en-entreprise

On consultera également avec profit les fiches issues de l’Enquête Métiers du droit et Revenus du Village de la justice (les chiffres 2017 seront bientôt disponibles).

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Vos commentaires

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  • Dernière réponse : 1er août à 11:32
    Le 18 décembre 2015 à 15:14 , par Dominique

    Ma fille vient de terminer ses études , Master 2 droit des affaires et des sociétés .
    Afin d’éviter d’être au chômage et acquérir de l’expérience , elle a accepté un poste de remplaçante comme secrétaire juridique dans un cabinet d’avocat droit des affaires , CDD de 3 mois, elle fait 47 Km aller et retour , part de chez elle à 8H10 et rentre le soir à 18H50 , pour un salaire brut de 1530 euros par mois , c’est à dire net 1180 environ.

    En tant que parents , faire 5 années d’études difficiles , et se retrouver au même niveau et même moins que ceux qui n’ont pas fait d’études est franchement démoralisant !!!

    • Le 18 décembre 2015 à 16:23 , par Dominique
      salaire net

      1137 !! et non 1180

    • Le 23 février 2016 à 19:26 , par dominique
      désabusée !

      après 3 mois de secrétariat juridique , grande nouvelle !
      ma fille vient de signer un CCD de 5 mois en tant que juriste ( enfin !) c’est bien notifié sur le contrat de travail juriste , attention …. salaire brut 1600 euros !!! , elle a demandé 1800 brut , impossible !!

      je peux dire qu’elle a du courage car faire presque 100km pour aller travailler , pour signer le contrat de ses rêves …. pour 1600 euros brut ,

    • Le 22 novembre 2016 à 15:43 , par Norane

      1600 € pour un juriste titulaire d’un master 2 en droit des affaires, même débutant, ça semble dérisoire...

      Je suis pour ma part diplomé d’un master 2 droit immobilier et construction. Après mon alternance (payé environ 800€) l’entreprise, un organisme HLM, m’a gardé pour quelque mois en CDD, pour un salaire de 1900 € brut (1400€ net) en tant qu’assitante juridique.
      Cela m’a semblé tout a fait correct (surement justifié par leur besoin urgent d’une assistante en raison d’un surcroit d’activité).

      Mais pour la suite j’aimerai un véritable poste de juriste. Un recruteur qui m’a demandé mes prétentions salariales a considéré que 2000 € brut était un peu élevé pour un junior (même avec 1 an d’expérience).
      C’est plutôt décevant, je considère que ce devrait être le minimum pourtant, compte tenu de mon profil...

      Au de là des diplômes c’est encore et toujours l’expérience qui semble primer...

    • Le 4 avril 2017 à 11:33 , par dominique

      Après avoir terminé un cdd avec un salaire tristounet , comme vous avez pu le remarquer à 1600 brut , pour un master 2 droit des affaires et des sociétés , elle a cherché dans une autre région , depuis septembre 2016 elle travaille dans un gros cabinet d’expert comptables pour un salaire brut de 2000 euros , en CDI , comme assistante juridique , pour 35h par semaine.
      elle espère progresser dans l’entreprise,
      le CDD lui a permis de postuler dans une autre entreprise, car elle avait une expérience professionnelle ,
      ON peut accepter un salaire moindre au début , mais il ne faut pas rester dans une entreprise qui ne désire pas vous faire progresser et qui vous rénumére aussi mal .

    • Le 28 avril 2017 à 16:59 , par Young
      OO

      Bonjour,

      Les commentaires me font un peu rire.
      Dans la vie même quand on a BAC + 5 il faut bien commencer quelque part même les medecins qui font BAC +10 commencent en étant interne dans un CHU et gagne à peine 2000 euros alors commencer au bas de l’échelle et progresser c’est comme ça que ça fonctionne.

      Bonsoir

    • Le 2 novembre 2017 à 15:14 , par Tex

      Il ne faut surtout pas accepter n’importe quel salaire. Mon premier poste de juriste junior était payé bien plus, simplement j’ai renoncé à d’autres offres pas très alléchantes (titulaire d’un M2 également).

    • Le 22 novembre 2017 à 17:09 , par Alex
      salaire juriste

      Bonjour,

      Je ne pense pas qu’il faille accepter n’importe quel salaire.

      J’ai un master 2 de droit immobilier. J’ai commencé à Paris sur une base de 35k (soit 2150 e net).

      Un salaire, même pour un premier poste en dessous de 1700 e net, me parait inacceptable. Après ca existe vu que certains acceptent ...

      Bonne journée

    • Le 23 janvier à 19:08 , par Dominique

      Bonjour à vous ,

      Je vous informe l’évolution de carrière de ma fille ,
      Elle est passée juriste depuis août 2017 , et vient d’avoir son augmentation de salaire , 26000 euros par an , cela fait 2166,66 brut par mois,
      Cela fait une belle progression depuis le début , elle progresse , elle progresse !!

    • Le 23 janvier à 19:50 , par Dominique
      Dominique

      même si sa progression est remarquable en 2 année et demi,

      je rappelle , premier emploi , après un master 2 droit des affaires et des sociétés ,

      • remplacement d’une secrétaire juridique en remplacement d’un arrêt malade , ..................... , 18360 brut par an
      • juriste chez avocat ..................................... , 19560 brut par an
      • changement d’employeur , cabinet expert comptable dans un service juridique ..........................., 24000 brut par an
        juriste 1 an après ..............................................................., 26000 brut par an

      on peut voir une jolie progression mais on est bien loin des 32000 euros brut signaler sur le site comme juriste débutant !! ( 2 ans d’expérience)

    • Le 24 janvier à 10:50 , par Anna
      Juriste dans le secteur public

      Et bien et bien, j’aimerai frôler les 28 K comme l’indiquent les résultats du questionnaire. Et pourtant, j’en suis loin. Avec un Master 2 en Droit des collectivités locales, j’ai été recrutée dans la FPE en qualité de Juriste en ressources humaines (statut des fonctionnaires et contractuels de droit public + droit administratif), j’entame ma 3ème année de CDD à 2050€ brut (soit 1690 € net). Il est vrai que je n’ai pas les mêmes heures que dans le privé, mais après tant d’efforts et d’assiduité dans les études, pour un métier qui demande une certaine expertise et une certaine rigueur, même pour une débutante, je trouve ça très light...
      J’ose espérer que l’expérience que j’acquière me permettra de voler plus haut pour mon prochain poste.

    • Le 26 janvier à 23:34 , par Gabrielle
      Réponse à Alex

      Bravo Alex avec votre 35k pour un premier poste en tant que juriste immobilier mais vous ne semblez pas connaître le marché du travail. Cela n’est pas aussi facile pour tous et votre petit ton supérieur et votre dédain pour les personnes qui ont un salaire moindre est déplacé et désobligeant pour eux. Si un juriste accepte un salaire inacceptable c’est qu’il n’a pas le
      choix. Par ailleurs il y a un écart considérable entre les postes dans les grands groupes et les petites sociétés. Vous tentez très certainement dans le premier cas mais encore ce n’est pas la majorité.

    • Le 4 juin à 12:47 , par Laura

      Bonjour,

      Je me permets d’intervenir car suite à mon alternance (pendant mon Master 2) je me suis faite embaucher à 39k en tant que juriste immobilier, je ne me rendais pas non plus compte de la réalité du marché pour certains.

      En tout cas il y a des entreprises qui embauchent a des rem plus que correctes (même si ce n’est pas le cas de toute manifestement) donc il faut garder espoir et peut être postuler dans les métropoles (si ce n’est pas déjà le cas).

      Bonne journée à tous

    • Le 9 juin à 08:46 , par Une Juriste
      Juriste Junior Droit Européen

      Bonjour

      Je sais que ce sujet passionne les foules et que pour avoir même cherché maintes fois une réponse à l’époque je laisse ici un commentaire pour donner espoir et vous dire que parfois la vie est juste faite d’opportunités si on s’en donne les moyens et que nous sommes investis .

      J’ai commencé en effectuant un stage juriste dans une entreprise en 2017 (j’étais en M2 droit de l’entreprise et de l’union européenne) et j’ai été embauchée en CDI dès septembre dans cette même entreprise.

      Je fais du droit de la consommation , concurrence, du pré-contentieux, du droit commercial, enfin du droit général des affaires. Tout cela en droit français espagnol portugais et anglo saxon.

      Avec une alternance d’un an derrière moi en service juridique + ce stage de 6 mois qui a fait de moi un membre du juridique à part entière j’ai été embauchée à 35k soit 2190 net par mois.

      Cette rémunération va augmenter cette année déjà.

      J’ai des amis qui ont été embauchés à 35 36k voire plus parfois pour un premier poste.

      Je pense qu’il est important de réfléchir aux compétences demandées par le poste pour savoir quel sera le niveau de rémunération : est ce un poste tourné vers l’international ??(les langues sont très importantes !) Est-ce qu’ils ont besoin d une compétence particulière que je peux fournir et mettre en avant ? Etc....

      Ne pensez pas qu’en étant junior vous ne valez rien et devez accepter n’importe quoi. Bien au contraire avec des cerveaux fraîchement débarqués de l’université les boîtes savent que cela leur est favorable.

      Ayez confiance en vous et surtout trouvez un domaine du droit qui vous plaît : cela vous donnera envie de vous investir :)

      Bonne journée

      Une Juriste Junior

    • Le 27 juin à 11:26 , par Maxime

      Bonjour,

      Je vois que la discussion autour de ce post est toujours active, j’en profite donc pour apporter ma petite expérience.

      J’ai été diplômé en octobre 2017 d’un "petit" Master II Droit des Affaires Internationales d’une université de province qui compensait son manque de renommé par un apprentissage de l’anglais juridique poussé et la dispense de cours de droit anglo-saxons en langue anglaise.

      Mon premier CDI a été signé tout de suite après l’obtention de mon diplôme, dans la société où je faisais mon stage depuis le mois d’avril ; les missions étaient très éloignées de ma spécialité, mais le salaire correct pour une ville de province : 30k brut annuel, soit 1 777 net/mois.

      J’ai ensuite cherché un emploi à Paris, et ai finalement décroché un CDI dans un groupe international, et pour lequel mes connaissances sont utiles : ma langue de travail est l’anglais, qu’il s’agisse des contrats, des échanges avec les filiales du Groupe, etc.
      En venant à Paris, j’ai eu la chance de voir mon salaire augmenter, je n’ai donc pas eu à faire de sacrifices financiers : 35k brut annuel, soit 2150 net/mois.

      Au final, je retiens que l’important est de connaître ses points forts, et de tout faire pour trouver un emploi dans lequel ces points seront perçus comme une valeur ajoutée et donc un levier menant à une rémunération plus élevée.

    • Le 1er août à 11:32 , par Arnaud L
      Restons positifs !

      Salut,

      Les salaires indiqués me semblent vraiment très bas pour un niveau Master 2, mais ça ne m’étonne pas plus que ça : la spécialité joue beaucoup comme on nous le répète tout le long de l’université.

      Aux étudiants qui sont encore en licence, je conseille de choisir entre droit fiscal, droit des affaires ou droit social. Pour ma part en droit bancaire et financier : M2 hors Paris, pas de CRFPA, première embauche à Paris à 3000net dans une banque internationale (mais en interim, c’est pour ça que le salaire est plus élevé).

      La tentation est forte de se dévaluer quand on voit le marché du travail un peu saturé pour certaines spécialités : il vaut mieux faire un 2e Master 2 ! Des amis qui avaient un M2 en droit international galéraient à trouver du boulot, ont refait un M2 en droit bancaire et... ça roule tout seul !

      Bon courage à tous