Focus sur les dernières études de rémunération pour les Avocats et Juristes.

Les études de rémunération ont le mérite de fixer des tendances et ordres de grandeur des rémunérations, qui sont assez représentatifs du fait de l’important volume de recrutements traités par leurs auteurs, les grands cabinets de recrutement. Et depuis quelques années elles analysent avec acuité les tendances de l’emploi et des compétences, bien au-delà du seul sujet de rémunération.
Focus sur les études récentes pour les juristes en entreprises et les avocats.

La dernière étude Michael Page souligne pour l’ensemble du marché que "l’année 2019, malgré un léger ralentissement de la croissance, est restée très dynamique en matière d’emploi. Si des incertitudes naissantes au niveau mondial appellent à une certaine prudence, les projets de recrutement annoncés pour 2020, tant sur les marchés cadres que non cadres, restent importants".
"La pénurie de profils qualifiés sur des postes où la demande n’a cessé de croître génère une guerre des talents qui contraint les entreprises à réviser leur stratégie d’acquisition et à dépasser les modèles de recrutement existants pour poursuivre leur développement..."
Cela ne touchant pas encore complètement le monde du droit, mais c’est à surveiller...

"Pour recruter et fidéliser les meilleurs talents, les entreprises se doivent d’engager un travail de fond sur l’expérience candidats (répondre aux attentes des postulants en matière d’environnement de travail, de valeurs, d’engagement, de rémunération, mais aussi fluidifier les process de recrutement) et sur l’expérience collaborateurs (intégration, gratification, parcours de carrière, management, bien-être au travail,...)."

Concernant spécifiquement le secteur Juridique et Fiscalité, l’enquête indique que "le marché du recrutement, en général, est en très forte hausse depuis plusieurs années et se traduit par une multiplication exceptionnelle du nombre d’offres à pourvoir.
La famille des métiers du droit « Avocats, Juridique & Fiscal », ne déroge pas à cette règle et entraîne elle aussi un nombre de recrutements exceptionnels, ce qui met les candidats dans une posture « avantageuse », où chacun a la possibilité, après avoir mené en parallèle différents process, de faire son choix.
Cette situation a notamment pour impact évident une inflation des rémunérations proposées, ce qui génère souvent des difficultés pour les cabinets et entreprises, obligés de s’aligner sur ce marché, quitte à devoir rompre l’égalité de traitement instaurée au sein de leur organisation en matière de salaires."

"En parallèle de cette problématique, les cabinets sont contraints de créer ou de renforcer certains métiers (business development) ou certaines practices, et les entreprises d’ouvrir de nouveaux postes, dans un contexte de mutation des métiers « Avocats, Juridique et Fiscal ». Cette mutation est liée à la fois aux évolutions réglementaires récentes (professionnalisation des métiers compliance dans tous les secteurs d’activité, création des fonctions comme Data Protection Officer, etc.) et à un nouveau virage « business », où le juridique est considéré désormais comme une compétence clé : développement du métier de Contract Manager de formation juridique vs Ingénieur, du métier d’Avocat et de Juriste comme véritables business partners vs. simples conseils, et du métier fiscal vu de plus en plus comme un réel centre de profit pour les entreprises.

Face à cette mutation des métiers, les actuels et futurs Avocats, Juristes et Fiscalistes doivent, aujourd’hui, en plus d’un bagage juridique solide (master 2, Capa, LLM, master spécialisé, etc.), développer de nouvelles compétences techniques ou appétences en NTIC*, management de projet, ou même finance.

À cela s’ajoute la maîtrise de l’anglais quasi obligatoire pour accompagner les entreprises résolument tournées vers un business à l’international même si elles ne commercialisent qu’en France."

Quelques chiffres clés :

Retrouvez l’intégralité de l’étude PageGroup et la grille de rémunération ici.

L’étude 2020 du cabinet Hays signale que "la tendance s’inverse par rapport à 2018. Si les candidats sont beaucoup moins nombreux à avoir changé d’emploi au cours de l’année 2019 (20% contre 33% en 2018), ils sont encore plus motivés à le faire dans les 12 prochains mois (87% contre 79%) ! Leur cible privilégiée ? Une PME, dans un cas sur deux, un Grand Groupe dans 20% des cas. Cela tombe bien, les entreprises sont elles aussi plus optimistes, 83% d’entre elles pensent recruter de nouveaux collaborateurs prochainement."

Concernant le secteur Juridique, le cabinet Hays estime que "l’amélioration de la conjoncture économique a permis aux entreprises et cabinets d’avocats d’investir dans la construction de leurs départements juridiques. Les équipes se subdivisent en départements distincts et les profils généralistes laissent ainsi la place à des profils de plus en plus spécialisés. Les entreprises, en quête d’innovation, recherchent les futurs garants de la stratégie à mettre en place. Le Juriste doit ainsi disposer de compétences transverses pour se positionner comme l’interlocuteur privilégié de ses clients internes et externes.
Au-delà d’un bagage juridique solide, les entreprises apprécient les profils ayant complété leur formation par une Ecole de commerce qui ouvre au candidat une bonne compréhension des besoins business. A noter que la maîtrise de l’anglais est de plus en plus attendue, aussi bien pour les profils juniors que seniors.
Du fait d’un marché de plus en plus technique, le recrutement est précis et exigeant. La pénurie de candidats répondant à l’ensemble de ces critères a engendré une forte augmentation des rémunérations ces dernières années.
De leur côté, les candidats ont globalement des profils stables et se montrent exigeants. Ils recherchent des entreprises qui pourraient leur offrir un vrai projet, une augmentation conséquente de leur rémunération et des avantages connexes (type télétravail)."

Grille de rémunération de l'enquête Hays

Consultez l’étude complète ici.

Enquête rémunération des juristes d’entreprise de l’AFJE et du Cercle Montesquieu, 2020.

Le baromètre 2019 des rémunérations des directions juridiques et des juristes d’entreprise a livré ses enseignements qui s’avèrent très positifs, allant bien au-delà du seul sujet des rémunérations, en dressant un véritable portrait des juristes, même s’il s’agit de moyennes : formation, féminisation, parcours professionnel, spécialisation, rémunération...

Etude disponible sur https://www.afje.org .

***

L’étude 2018 du cabinet Robert Walters livre une analyse des salaires par secteur d’activité et présente une analyse sur l’évolution du marché du recrutement. Elle inclut les métiers de Juriste et d’Avocat.

"En 2017, la confiance économique retrouvée a engendré une pénurie de talents sur certains secteurs, en France comme en Europe. Des métiers comme ceux liés aux risques et à la conformité ont justifié d’une demande supérieure à l’offre de candidats, la sécurisation et la responsabilisation des entreprises étant plus que jamais au cœur de l’actualité.
En 2018, les entreprises vont mécaniquement ajuster les salaires et travailler sur leur attractivité. Alors que 81% des professionnels sont confiants dans les opportunités de leur secteur, ce regain d’attractivité profitera à la fluidité du marché de l’emploi qui n’a cessé de progresser sur les 3 dernières années."

Le cabinet classe certaines fonctions juridiques comme des métiers en forte progression, et même avec de bonnes prévisions d’augmentation de salaire - pour développer l’attractivité - pour certains niveaux d’expérience :

***

L’étude 2018 de rémunérations de Robert Half annonce qu’alors que les entreprises renouent avec la création d’emplois, nous entrons dans une nouvelle phase : les candidats ont repris les commandes du marché du recrutement. Le cabinet enquête aussi désormais sur le Manager de transition, un poste qui se développe franchement ces derniers temps... et pense aussi à parler des compétences nécessaires et recherchées pour affronter l’application du RGPD en 2018.

Parmi les points clés : La dynamique de relance initiée dans les grands groupes comme dans les ETI profite aux fonctions support et notamment aux profils ayant des compétences nouvelles et de fait pénuriques.
Les fonctions juridiques ont profondément évolué ces dernières années en raison notamment des innovations technologiques et de la mondialisation qui appellent aujourd’hui des compétences nouvelles et plus transverses.

En matière de rémunérations, Robert Half estime qu’ils ne devraient pas voir d’évolutions significatives en 2018. En revanche, la part variable, de plus en plus valorisée dans les pratiques des entreprises (et notamment en directions juridiques où l’on parle de plus en plus de mesure des résultats), ne concerne plus seulement les fonctions commerciales : les fonctions régaliennes sont également attendues en termes de résultats et, de ce fait, impactées également dans leurs rémunérations.
Plus de détails dans l’étude elle-même.

***

Cadreo propose une toute autre approche avec un outil de comparaison personnalisé en ligne, assez pratique mais qui commence à dater un peu :

Le simulateur Cadre est disponible en ligne ici : http://www.cadreo.com/actualites/dt-quel-salaire-pour-un-juriste-en-entreprise

On consultera également avec profit les fiches issues de l’Enquête Métiers du droit et Revenus du Village de la justice (les chiffres 2019 seront bientôt disponibles).

Rédaction Village de la justice

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Vos commentaires

  • Dernière réponse : 2 septembre à 09:01
    par Dominique , Le 18 décembre 2015 à 15:14

    Ma fille vient de terminer ses études , Master 2 droit des affaires et des sociétés .
    Afin d’éviter d’être au chômage et acquérir de l’expérience , elle a accepté un poste de remplaçante comme secrétaire juridique dans un cabinet d’avocat droit des affaires , CDD de 3 mois, elle fait 47 Km aller et retour , part de chez elle à 8H10 et rentre le soir à 18H50 , pour un salaire brut de 1530 euros par mois , c’est à dire net 1180 environ.

    En tant que parents , faire 5 années d’études difficiles , et se retrouver au même niveau et même moins que ceux qui n’ont pas fait d’études est franchement démoralisant !!!

    • par Dominique , Le 18 décembre 2015 à 16:23

      1137 !! et non 1180

    • par dominique , Le 23 février 2016 à 19:26

      après 3 mois de secrétariat juridique , grande nouvelle !
      ma fille vient de signer un CCD de 5 mois en tant que juriste ( enfin !) c’est bien notifié sur le contrat de travail juriste , attention …. salaire brut 1600 euros !!! , elle a demandé 1800 brut , impossible !!

      je peux dire qu’elle a du courage car faire presque 100km pour aller travailler , pour signer le contrat de ses rêves …. pour 1600 euros brut ,

    • par Norane , Le 22 novembre 2016 à 15:43

      1600 € pour un juriste titulaire d’un master 2 en droit des affaires, même débutant, ça semble dérisoire...

      Je suis pour ma part diplomé d’un master 2 droit immobilier et construction. Après mon alternance (payé environ 800€) l’entreprise, un organisme HLM, m’a gardé pour quelque mois en CDD, pour un salaire de 1900 € brut (1400€ net) en tant qu’assitante juridique.
      Cela m’a semblé tout a fait correct (surement justifié par leur besoin urgent d’une assistante en raison d’un surcroit d’activité).

      Mais pour la suite j’aimerai un véritable poste de juriste. Un recruteur qui m’a demandé mes prétentions salariales a considéré que 2000 € brut était un peu élevé pour un junior (même avec 1 an d’expérience).
      C’est plutôt décevant, je considère que ce devrait être le minimum pourtant, compte tenu de mon profil...

      Au de là des diplômes c’est encore et toujours l’expérience qui semble primer...

    • par dominique , Le 4 avril 2017 à 11:33

      Après avoir terminé un cdd avec un salaire tristounet , comme vous avez pu le remarquer à 1600 brut , pour un master 2 droit des affaires et des sociétés , elle a cherché dans une autre région , depuis septembre 2016 elle travaille dans un gros cabinet d’expert comptables pour un salaire brut de 2000 euros , en CDI , comme assistante juridique , pour 35h par semaine.
      elle espère progresser dans l’entreprise,
      le CDD lui a permis de postuler dans une autre entreprise, car elle avait une expérience professionnelle ,
      ON peut accepter un salaire moindre au début , mais il ne faut pas rester dans une entreprise qui ne désire pas vous faire progresser et qui vous rénumére aussi mal .

    • par Young , Le 28 avril 2017 à 16:59

      Bonjour,

      Les commentaires me font un peu rire.
      Dans la vie même quand on a BAC + 5 il faut bien commencer quelque part même les medecins qui font BAC +10 commencent en étant interne dans un CHU et gagne à peine 2000 euros alors commencer au bas de l’échelle et progresser c’est comme ça que ça fonctionne.

      Bonsoir

    • par Tex , Le 2 novembre 2017 à 15:14

      Il ne faut surtout pas accepter n’importe quel salaire. Mon premier poste de juriste junior était payé bien plus, simplement j’ai renoncé à d’autres offres pas très alléchantes (titulaire d’un M2 également).

    • par Alex , Le 22 novembre 2017 à 17:09

      Bonjour,

      Je ne pense pas qu’il faille accepter n’importe quel salaire.

      J’ai un master 2 de droit immobilier. J’ai commencé à Paris sur une base de 35k (soit 2150 e net).

      Un salaire, même pour un premier poste en dessous de 1700 e net, me parait inacceptable. Après ca existe vu que certains acceptent ...

      Bonne journée

    • par Dominique , Le 23 janvier 2018 à 19:08

      Bonjour à vous ,

      Je vous informe l’évolution de carrière de ma fille ,
      Elle est passée juriste depuis août 2017 , et vient d’avoir son augmentation de salaire , 26000 euros par an , cela fait 2166,66 brut par mois,
      Cela fait une belle progression depuis le début , elle progresse , elle progresse !!

    • par Dominique , Le 23 janvier 2018 à 19:50

      même si sa progression est remarquable en 2 année et demi,

      je rappelle , premier emploi , après un master 2 droit des affaires et des sociétés ,
      - remplacement d’une secrétaire juridique
      en remplacement d’un arrêt malade , ..................... , 18360 brut par an
      - juriste chez avocat ..................................... , 19560 brut par an
      - changement d’employeur , cabinet expert
      comptable dans un service juridique ..........................., 24000 brut par an
      juriste 1 an après ..............................................................., 26000 brut par an

      on peut voir une jolie progression mais on est bien loin des 32000 euros brut signaler sur le site comme juriste débutant !! ( 2 ans d’expérience)

    • par Anna , Le 24 janvier 2018 à 10:50

      Et bien et bien, j’aimerai frôler les 28 K comme l’indiquent les résultats du questionnaire. Et pourtant, j’en suis loin. Avec un Master 2 en Droit des collectivités locales, j’ai été recrutée dans la FPE en qualité de Juriste en ressources humaines (statut des fonctionnaires et contractuels de droit public + droit administratif), j’entame ma 3ème année de CDD à 2050€ brut (soit 1690 € net). Il est vrai que je n’ai pas les mêmes heures que dans le privé, mais après tant d’efforts et d’assiduité dans les études, pour un métier qui demande une certaine expertise et une certaine rigueur, même pour une débutante, je trouve ça très light...
      J’ose espérer que l’expérience que j’acquière me permettra de voler plus haut pour mon prochain poste.

    • par Gabrielle , Le 26 janvier 2018 à 23:34

      Bravo Alex avec votre 35k pour un premier poste en tant que juriste immobilier mais vous ne semblez pas connaître le marché du travail. Cela n’est pas aussi facile pour tous et votre petit ton supérieur et votre dédain pour les personnes qui ont un salaire moindre est déplacé et désobligeant pour eux. Si un juriste accepte un salaire inacceptable c’est qu’il n’a pas le
      choix. Par ailleurs il y a un écart considérable entre les postes dans les grands groupes et les petites sociétés. Vous tentez très certainement dans le premier cas mais encore ce n’est pas la majorité.

    • par Laura , Le 4 juin 2018 à 12:47

      Bonjour,

      Je me permets d’intervenir car suite à mon alternance (pendant mon Master 2) je me suis faite embaucher à 39k en tant que juriste immobilier, je ne me rendais pas non plus compte de la réalité du marché pour certains.

      En tout cas il y a des entreprises qui embauchent a des rem plus que correctes (même si ce n’est pas le cas de toute manifestement) donc il faut garder espoir et peut être postuler dans les métropoles (si ce n’est pas déjà le cas).

      Bonne journée à tous

    • par Une Juriste , Le 9 juin 2018 à 08:46

      Bonjour

      Je sais que ce sujet passionne les foules et que pour avoir même cherché maintes fois une réponse à l’époque je laisse ici un commentaire pour donner espoir et vous dire que parfois la vie est juste faite d’opportunités si on s’en donne les moyens et que nous sommes investis .

      J’ai commencé en effectuant un stage juriste dans une entreprise en 2017 (j’étais en M2 droit de l’entreprise et de l’union européenne) et j’ai été embauchée en CDI dès septembre dans cette même entreprise.

      Je fais du droit de la consommation , concurrence, du pré-contentieux, du droit commercial, enfin du droit général des affaires. Tout cela en droit français espagnol portugais et anglo saxon.

      Avec une alternance d’un an derrière moi en service juridique + ce stage de 6 mois qui a fait de moi un membre du juridique à part entière j’ai été embauchée à 35k soit 2190 net par mois.

      Cette rémunération va augmenter cette année déjà.

      J’ai des amis qui ont été embauchés à 35 36k voire plus parfois pour un premier poste.

      Je pense qu’il est important de réfléchir aux compétences demandées par le poste pour savoir quel sera le niveau de rémunération : est ce un poste tourné vers l’international ??(les langues sont très importantes !) Est-ce qu’ils ont besoin d une compétence particulière que je peux fournir et mettre en avant ? Etc....

      Ne pensez pas qu’en étant junior vous ne valez rien et devez accepter n’importe quoi. Bien au contraire avec des cerveaux fraîchement débarqués de l’université les boîtes savent que cela leur est favorable.

      Ayez confiance en vous et surtout trouvez un domaine du droit qui vous plaît : cela vous donnera envie de vous investir :)

      Bonne journée

      Une Juriste Junior

    • par Maxime , Le 27 juin 2018 à 11:26

      Bonjour,

      Je vois que la discussion autour de ce post est toujours active, j’en profite donc pour apporter ma petite expérience.

      J’ai été diplômé en octobre 2017 d’un "petit" Master II Droit des Affaires Internationales d’une université de province qui compensait son manque de renommé par un apprentissage de l’anglais juridique poussé et la dispense de cours de droit anglo-saxons en langue anglaise.

      Mon premier CDI a été signé tout de suite après l’obtention de mon diplôme, dans la société où je faisais mon stage depuis le mois d’avril ; les missions étaient très éloignées de ma spécialité, mais le salaire correct pour une ville de province : 30k brut annuel, soit 1 777 net/mois.

      J’ai ensuite cherché un emploi à Paris, et ai finalement décroché un CDI dans un groupe international, et pour lequel mes connaissances sont utiles : ma langue de travail est l’anglais, qu’il s’agisse des contrats, des échanges avec les filiales du Groupe, etc.
      En venant à Paris, j’ai eu la chance de voir mon salaire augmenter, je n’ai donc pas eu à faire de sacrifices financiers : 35k brut annuel, soit 2150 net/mois.

      Au final, je retiens que l’important est de connaître ses points forts, et de tout faire pour trouver un emploi dans lequel ces points seront perçus comme une valeur ajoutée et donc un levier menant à une rémunération plus élevée.

    • par Arnaud L , Le 1er août 2018 à 11:32

      Salut,

      Les salaires indiqués me semblent vraiment très bas pour un niveau Master 2, mais ça ne m’étonne pas plus que ça : la spécialité joue beaucoup comme on nous le répète tout le long de l’université.

      Aux étudiants qui sont encore en licence, je conseille de choisir entre droit fiscal, droit des affaires ou droit social. Pour ma part en droit bancaire et financier : M2 hors Paris, pas de CRFPA, première embauche à Paris à 3000net dans une banque internationale (mais en interim, c’est pour ça que le salaire est plus élevé).

      La tentation est forte de se dévaluer quand on voit le marché du travail un peu saturé pour certaines spécialités : il vaut mieux faire un 2e Master 2 ! Des amis qui avaient un M2 en droit international galéraient à trouver du boulot, ont refait un M2 en droit bancaire et... ça roule tout seul !

      Bon courage à tous

    • par Dominique , Le 10 juillet 2019 à 18:43

      après un parcours de juriste débutant loin d’être facile , ma fille se trouve maintenant dans la région parisienne , elle a suivi son compagnon !
      3 mois pour trouver du travail , elle a fait une croix des cabinets d’experts comptables car structure trop petite pour être payé correctement , et l’un s’est justifié en disant qu’elle ne sortait pas de l’ École de Droit Paris 2 Panthéon Assas mais une petite école de Droit de province ! alors que c’était 32000 euros pour 39 h ! et (qu’elle pouvait travailler dés le lendemain) , autrement s’était 40000 ! elle lui a répondu qu’il dévaluait ses études et son diplôme et qu elle n’envisageait pas de travailer pour un patron ayant une si mauvaise considération de ses collaborateurs !.
      Ne perdant pas son temps , elle s’est dirigée par hasard dans les assurances comme conseillère juridique , et là parfait ! 34750 à l’année , prime d’intéressement, elle travaille 7H43 , 27mn de pause , 30 jours de congés et 19 de RTT ! , CDI d’office , et période d’essai validée !
      elle a une place de parking ,self, et à 10MN auto de chez elle !!

    • par Petite étudiante , Le 10 mai à 17:08

      Merci de nous avoir tracé son évolution. Etant étudiante, c’est interessant à lire.

    • par Tatiana , Le 4 juin à 16:40

      Bonjour,

      Je me permets de clarifier un point qui n’est pas nécessairement apparu explicitement dans le fil de discussion. Il y a une différence salariale notoire selon le lieu de travail (Paris/Province). C’est une réalité à ne pas négliger car il sera effectivement plus aisé d’obtenir un contrat à 35K à Paris qu’en province où le niveau de vie est bien moins élevé. Il est à noter qu’il est bien difficile de trouver un logement sur Paris pour moins de 800/1000 e par mois.

      Dans mon cas, j’ai été embauchée directement à la fin de mon Master 2 en alternance (950 euros/mois) en CDD d’abord avec un salaire de 28k brut, puis en CDI avec un salaire de 31k brut. Me situant en province, ce salaire me parait bien plus que correct compte tenu du pouvoir d’achat. Par ailleurs, certains secteurs d’activités embauchent et paient plus facilement contrairement à d’autres (le droit du travail, droit pénal et droit des affaires plus bouchés aujourd’hui que d’autres secteurs plus spécifiques).

    • Bonjour,
      Je ne sais pas si cette discussion est toujours ouverte mais je voudrais vous faire part de mes interrogations.
      Étudiante en troisième année de licence à Panthéon-Assas, j’aimerai exercer le métier de juriste d’entreprise mais je ne sais pas quel parcours serait le plus approprié.
      Étant soumise à la nouvelle sélection des masters, il est plus difficile d’avoir deux masters 2 et j’avoue que je préfèrerais m’orienter vers la pratique plutôt que redoubler de diplômes plus ou moins théoriques.
      Je voudrais faire un master en droit des affaires classiques mais je sais que le DJCE est apprécié des recruteurs mais la sélectivité y est particulièrement rude. Je pense alors à m’inscrire en école privée pour poursuivre une formation en alternance mais on m’a alerté sur ce type de formation souvent dérisoire en raison de leur faible valeur nationale.
      Selon vous, est-il plus important pour un recruteur d’avoir un jeune diplômé dans un bon master mais avec une faible expérience ou à l’inverse privilégier l’expérience professionnelle mais dans une école où le diplôme n’est pas reconnu ?

      Merci pour votre attention

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