Témoignage proposé par Elzame Berady,
Association Juristes d’influence.

 
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  • Parution : 30 octobre 2020

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Guide de lecture.
 

Fonction d’assistant parlementaire : témoignage d’Ismaël M’Baye.

L’association Juristes d’influence [1], créée en 2020, a pour objectif de rendre les études de droit et ses débouchés plus accessibles. A ce titre, elle collabore avec différents professionnels (magistrats, avocats, délégués européens, professeurs des Universités, huissiers, OPJ, collaborateur parlementaire etc.) et propose des "fiches de poste" sous la forme de témoignages.
Son objectif est de délivrer des messages positifs aux étudiants en démontrant qu’aucun parcours n’est rectiligne.
Cette initiative rejoignant la philosophie du Village de la Justice, nous nous proposons de partager le témoignage d’Ismaël M’Baye, Collaborateur parlementaire auprès du Sénateur de Saint-Pierre et Miquelon.

Parcours et matières privilégiées.

« Au lycée j’ai suivi la voie technologique jusqu’en terminale. Ensuite, j’ai souhaité me diriger vers les études supérieures, même si l’université n’était pas conseillée, je voulais absolument faire du droit.
Pourquoi du droit ? À l’origine c’était un choix stratégique, qui devait me permettre d’intégrer le monde des juristes. Durant mes études, je me suis ensuite passionné pour la recherche et les sciences politiques. Ce qui fait de moi aujourd’hui un chercheur en droit public, plus précisément en droit constitutionnel.
Mes matières de prédilection dès la première année, je fais la promotion du droit public ! Nous les publicistes, sommes tellement plus intéressants, plus beaux et plus ouverts que les privatistes, je dis ça mais je ne dis rien… Plus sérieusement, j’ai manifesté dès le début un grand intérêt pour l’organisation et le fonctionnement des institutions. »

Les difficultés rencontrées durant le parcours.

« Tout d’abord, au lycée, je pense avoir été mal conseillé, notamment par la conseillère d’orientation, qui me voyait électricien ou mécanicien. En effet, le BEP électronique, cuisine ou mécanique correspondait parfaitement à mon profil. Heureusement, que j’ai su saisir d’autres opportunités afin d’exploiter « mes capacités » au bon moment ! C’est ce qui ressortait généralement dans les appréciations de mes professeurs : « n’exploite pas suffisamment ses capacités ». Je me demande toujours si j’aurai fait un bon mécanicien ou un grand cuisinier…

Ensuite, la seule est vraie difficulté que j’ai rencontrée durant mes études supérieures, c’est la maîtrise de la méthodologie. Ce qui est assez ironique, pour le futur chargé de TD en méthodologie que j’ai été. Ne maîtrisant pas la méthodologie, je n’ai pas validé ma 1ère année, il fallait comprendre le raisonnement juridique et la matérialiser avec la théorie. Plus facile à dire qu’à faire. Pour ma part, je ne comprenais pas pourquoi en apprenant par cœur mes cours, je n’arrivais pas à dépasser 5/20, alors que d’autres avec les mêmes cours se retrouvaient avec des 16/20. Ma première réaction, c’était que j’étais victime d’injustice. Mais au lieu de me « victimiser » et de baisser les bras, j’ai cherché à comprendre où étaient mes erreurs afin de les corriger. Une fois la méthodologie acquise, je me suis retrouvé parmi les meilleurs de la promotion. »

La profession actuelle (missions, préférences).

Actuellement, collaborateur parlementaire auprès du Sénateur de Saint-Pierre et Miquelon. Pour faire simple, cela va du rôle du secrétariat à la délégation de signature. Dans un premier temps, avec la collaboratrice en circonscription, nous sommes en charge de tout ce qui concerne l’organisation et gestion de l’agenda du Sénateur. Nous gérons aussi tous les échanges que nous pouvons avoir avec les Ministères et les autres Parlements (Assemblée nationale et Parlement européen).
Je m’occupe surtout de la rédaction des discours du Sénateur, pour tout ce qui concerne les questions d’actualité au gouvernement ou les questions écrites sur les thèmes précis liés à Saint-Pierre et Miquelon. J’aime beaucoup représenter le Sénateur, en cas d’indisponibilité de ce dernier, à des cérémonies officielles, ou à des réunions de travail dans les Ministères.

Un conseil à donner aux étudiants pour réussir ?

« En trois mots : Persévérance, Rigueur et Curiosité.

Il faut avoir confiance en soi, et persévérer jusqu’à ce qu’on atteigne son objectif. La rigueur permet de s’organiser et définir un cadre et ses priorités. Enfin, la curiosité scientifique, est essentiel dans tout ce que l’on fait, c’est la touche qui permet de concilier réflexion et recherche.

Pour conclure, il ne faut jamais penser que l’échec est une fin, l’expérience doit servir de leçon pour mieux se relever et concrétiser ses projets. »

Notes :

Témoignage proposé par Elzame Berady,
Association Juristes d’influence.

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