Fonction : Juriste en droit des étrangers et réfugiés, témoignage de Melis Onal.

L’association Juristes d’avenir [1], créée en 2020, a pour objectif de rendre les études de droit et ses débouchés plus accessibles. A ce titre, elle collabore avec différents professionnels (magistrats, avocats, délégués européens, professeurs des Universités, huissiers, OPJ, collaborateur parlementaire etc.) et propose des "fiches de poste" sous la forme de témoignages.
Son objectif est de délivrer des messages positifs aux étudiants en démontrant qu’aucun parcours n’est rectiligne.
Cette initiative rejoignant la philosophie du Village de la Justice, nous nous proposons de partager le témoignage de Melis Onal, juriste en droit des étrangers et réfugiés.

1) Parcours et matières privilégiées.

J’ai effectué une licence de droit général en choisissant pour spécialité les matières relevant de la branche publique essentiellement telles que les libertés fondamentales, le droit administratif des biens, le droit pénal spécial ou encore les instituons européennes. 

J’ai ensuite décidé d’effectuer un Master 1 en droit des libertés car ce master avait une dimension à la fois européenne et internationale tout en maintenant des cours essentiels à notre droit interne tels que le droit de l’environnement, la procédure pénale, le droit international public et privé, le droit des étrangers ou encore le droit des marchés publics. J’ai décidé de faire partie de la clinique juridique lors de cette année de Master dont l’objectif était de rédiger un rapport à destination des associations sur la question des migrants à Ouistreham et ce, en coordination et en collaboration avec des étudiants du même Master en deuxième année et en se déplaçant à la rencontre de professionnels. 

Pour élargir mon champ d’intervention, j’ai décidé d’effectuer ma dernière année de Master à Rouen en droit international et européen car c’était l’une des seules facultés qui proposait de réaliser un Erasmus lors de la dernière de Master. J’ai donc décidé de réaliser mon Erasmus en Turquie, pays qui détient une place très importante et cruciale dans l’enjeu de la crise migratoire et des relations internationales. Cela a été l’occasion pour moi également de perfectionner mon anglais et d’appréhender de plus près la question des réfugiés et de l’immigration. J’ai ensuite effectué un stage de fin d’études au ministère de la Justice en Turquie à la direction générale de l’UE.

J’ai eu l’opportunité et la chance de pouvoir effectué un stage à l’Assemblée nationale et de participer récemment à un programme européen à Bruxelles dont l’enjeu était de mieux comprendre les relations internationales entre la Turquie, l’UE et l’Otan avec l’intervention de plusieurs professionnels travaillant dans ces milieux et aussi, la visite de ces institutions. Aussi, j’ai eu l’honneur de pouvoir assister à de nombreux séminaires relatifs au droit de l’Union européenne et de l’immigration.

2) Les difficultés rencontrées durant le parcours.

« La méthodologie juridique a été difficile à acquérir pour ma part. C’est un exercice qui demande du temps mais une fois que nous avons compris les attentes et l’enjeu, le tour est joué ! Pour surmonter cette difficulté, j’ai beaucoup relu les corrigés et les commentaires de mes professeurs tout en allant demander quels conseils est-ce qu’ils pouvaient me donner. Bien sûr, tout cela n’aurait pas été possible sans patience et persévérance. »

3) La profession actuelle (missions et préférences).

« Je suis actuellement juriste en droit des étrangers et réfugiés. Mes missions consistent à accueillir et procurer des conseils juridiques aux demandeurs d’asile mais aussi à les accompagner durant tout leur parcours. Je réalise des entretiens juridiques et je suis en étroite collaboration avec les avocats et la Préfecture. 

Ce que j’aime le plus dans ce métier c’est de pouvoir me rendre utile et de partager les émotions et les sentiments d’un public particulièrement vulnérable. »

4) Un conseil à donner aux étudiants pour réussir ?

« N’abandonnez jamais ! C’est normal de se fatiguer pour atteindre ses rêves mais pensez toujours au résultat final et à la satisfaction que vous aurez lorsque vous regarderez en arrière. Prenez soin de vous car oui, sans la santé mentale et physique les choses se compliquent. Ne vous comparez jamais et ayez confiance en vous. Si vous avez décidé d’entamer ces études c’est que vous y croyez déjà. »

Témoignage proposé par l’Association Juristes d’avenir.

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