5 conseils pour réussir le CRFPA.

La préparation du CRFPA est un parcours semé d’embûches. Fort d’une expérience de plus de 15 années dans l’accompagnement des candidats à cet examen, Matthieu Thaury, Directeur du Centre de Formation juridique délivre quelques conseils pour accroître ses chances de réussite.


1. Maîtrise le temps...

La première étape d’une préparation réussie est l’élaboration d’un rétroplanning. Le candidat doit être en mesure de déterminer, de façon crédible, le temps qu’il pourra consacrer de façon régulière à ses révisions. Chaque semaine qui le sépare de l’examen doit alors être numérotée. Parallèlement, chaque cours sera divisé en grands « thèmes » (4 ou 5 par matière idéalement). Si l’on part du principe qu’il convient de ne faire aucune impasse, il est recommandé alors d’affecter les semaines de travail disponibles à l’étude d’un des thèmes identifiés (ex : droit des contrats : semaine 1 et 2 ; régime général de l’obligation semaines 3 et 4 ; contrats spéciaux semaines 5 et 6…).

Attention, les 48 heures qui précèdent le début des épreuves d’admissibilité doivent être consacrées à un repos, physique et intellectuel, indispensable pour affronter les épreuves avec lucidité.

La plateforme e-learning du CFJ permet à chaque étudiant de personnaliser son emploi du temps de restitution des devoirs et de suivre sa progression dans les différentes matières.

2. … et “Connais-toi toi-même” !

Inscrite au frontispice du Temple de Delphes, la devise doit éclairer le candidat à l’examen. Trop d’étudiants commettent l’erreur de consacrer un temps équivalent à la révision de chaque matière. Or, le temps consacré à la préparation de l’examen est par hypothèse limité et il s’avère indispensable de prioriser et de faire des choix stratégiques. A cette fin, il appartient à chaque candidat de faire un état des lieux de ses points forts et de ses points faibles. Il faut toujours commencer par travailler sa (ou ses) matière(s) faible(s). Dans l’immense majorité des cas, les étudiants seront alors amenés à laisser de côté, au moins dans un premier temps, la matière de spécialité qu’ils sont supposés avoir choisie précisément parce qu’ils en maîtrisent les principaux aspects. En revanche, les étudiants publicistes, pour donner un exemple, auront tout intérêt à commencer le plus en amont possible les révisions en droit des obligations… Il est à noter, également, que les matières de procédure sont souvent délaissées à l’Université. Il est donc fréquent que les étudiants divisent leurs journées de travail en deux : une demi-journée pour le droit des obligations et une demi-journée pour la matière de procédure. Reste à dégager 5 heures tous les 15 jours en moyenne pour rédiger une note de synthèse...

Quant au Grand Oral, même si l’ampleur du programme est souvent source de stress, il faut être clair : il se prépare après les épreuves d’admissibilité. C’est d’autant plus vrai que depuis la réforme, il s’agit, avec l’épreuve de langue, de la « seule » matière à réviser à partir du mois de septembre. Par ailleurs, en préparant vos écrits, vous aurez déjà été confrontés à de nombreuses thématiques de droits et libertés fondamentaux.

Au Centre de Formation juridique, cette priorisation des révisions est déterminée en lien avec un tuteur pédagogique expérimenté dès le début de la préparation. En mettant à votre disposition des manuels présentés sous forme de fiches synthétiques, le Centre de Formation juridique vous permet par ailleurs d’optimiser votre temps de révision.

3. S’entraîner régulièrement…

Composez, composez il en restera toujours quelque chose ! L’affirmation peut sembler évidente mais elle doit être rappelée. Les candidats sont notés non seulement en fonction d’un socle de connaissances qu’ils sont supposés avoir acquis mais aussi (et surtout) au regard de la méthodologie. Sur le fond, les enseignants en conviennent de façon quasi unanime, les sujets proposés ne présentent pas de difficultés insurmontables. En revanche, le niveau d’exigence méthodologique est beaucoup plus élevé. Pour l’énoncer simplement, des fautes ou des approximations qui étaient tolérées au stade de la licence ne le seront pas cette fois-ci. Le CRFPA n’est certes pas un concours mais il est indéniablement l’examen qui s’en rapproche le plus… La rigueur de la démonstration, la clarté de l’expression et la qualité du syllogisme juridique sont les critères qui permettront à votre copie de « sortir du lot »… Il est indispensable de mettre régulièrement en pratique ses connaissances. Ce dont vous avez besoin, avant tout, c’est de vous entraîner en conditions d’examen.

Cela est encore plus vrai pour l’épreuve de note de synthèse. Dotée du plus gros coefficient, cette dernière ne suppose pas de connaissances spécifiques sur le thème dont elle est l’objet. Il s’agit avant tout de vérifier la capacité des candidats à recouper les informations, à les hiérarchiser et à en donner une présentation ordonnée et accessible.

Le Centre de Formation juridique propose ainsi aux candidats de rendre 36 copies (9 par matière) et d’accéder à des corrigés écrits complets ainsi qu’à des vidéos expliquant les éléments de correction.

4. … et apprendre de ses échecs

« Je ne perds jamais, sois je gagne, sois j’apprends ! » a pu dire Nelson Mandela. Cela résume bien ce que doit être votre état d’esprit pendant toute la phase de préparation. Vous devez, nous l’avons vu, vous évaluer régulièrement et si les notes ne sont, dans un premier temps, pas au rendez-vous, c’est sans importance ! C’est même l’objet de la préparation. Faites un bilan lucide après chaque restitution de devoir pour identifier vos erreurs et corriger le tir. Vous vous donnerez ainsi tous les moyens de progresser et prendrez la mesure des exigences de l’examen.

Au Centre de Formation juridique, vos copies sont corrigées dans un délai de 48 heures et sont annotées de façon substantielle. Vous disposez également d’une messagerie qui vous permettra d’échanger avec votre correcteur et de mieux comprendre votre note. Votre tuteur pédagogique est là pour vous « coacher » et vous accompagner vers le succès.

5. avoir confiance !

Le stress, dont on sait qu’il est nécessaire pour que le candidat puisse mobiliser ses forces, ne doit pas vous faire oublier une réalité simple : la plupart du temps, un étudiant de bon niveau, doté d’une solide culture juridique et d’une bonne aptitude au raisonnement est capable de traiter n’importe quel cas pratique simplement avec les codes autorisés ! Inutile donc de compulser des traités et des thèses et de rédiger des centaines de fiches. La réussite est en vous, laissez-la s’exprimer !

Matthieu Thaury, Directeur du Centre de Formation Juridique

Découvrez les nouvelles formules de préparation aux CRFPA du Centre de Formation Juridique : https://prepa.centredeformationjuridique.com/preparation-crfpa/

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