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Les NTIC et la profession d’avocat : une révolution en marche...

Dans un contexte de profondes mutations technologiques, d’avènement de l’Internet et de dématérialisation des supports, la profession d’avocat, jusqu’alors perçue comme assez peu connectée, connaît une véritable révolution. Quels sont les impacts des nouvelles technologies sur la profession d’avocat et comment induisent-elles une mutation en profondeur de la profession ?

L’avocat aujourd’hui est un homme pressé soumis à des impératifs judiciaires ou très réglementés dont le non-respect est susceptible de mettre en jeu sa responsabilité professionnelle. Son manque d’attirance pour les nouvelles technologies est avant tout culturel, notamment en raison de son cursus, qui ne prévoit pas d’initiation à la gestion d’un cabinet ou de dossiers par l’intermédiaire des NTIC.

Aussi, il y a beaucoup de cabinets d’avocats en France qui n’ont ni la culture, ni souvent l’envie d’adopter les nouvelles technologies. Pour autant celles-ci s’imposent à eux depuis la création, en 2007, du Réseau Privé Virtuel des Avocats (RPVA) qui marque l’émergence de la justice électronique (e-justice) et la dématérialisation des procédures judiciaires.

Alors que le RPVA faisait entrer de plein fouet les avocats dans une technologie avancée, une autre évolution fondamentale venait secouer la profession : la suppression des avoués et, de surcroît, l’élargissement du champ d’actions des avocats. Ces derniers ont désormais l’opportunité (et désormais l’obligation s’agissant des dossiers en appel) de gérer toutes leurs affaires en direct, à l’aide du RPVA. Malgré les réticences initiales et la difficile mise en route de l’e-justice, l’évolution de la profession vers les NTIC est inéluctable et les avocats ont tout intérêt à saisir le train en marche.

La complexité croissante des lois et la nécessité pour les avocats d’être tenus informés en permanence de leur évolution, alliées à un grand nombre de dossiers à traiter et au respect d’impératifs judiciaires, créent un réel besoin pour des applications et des logiciels intégrés permettant aux avocats de gérer tous les aspects de la vie d’un dossier. L’enjeu aujourd’hui pour les éditeurs de solutions professionnelles est de transformer l’information juridique en savoir-faire puis de traduire celui-ci en organigramme de suivi des procédures afin de constituer un véritable outil d’aide à la décision pour les avocats. La gestion de l’ensemble des dossiers d’un cabinet d’avocats depuis une seule et même interface procure à ce dernier une sécurité juridique et procédurale tout en induisant un gain de temps et de productivité, de même qu’une visibilité sur l’activité globale du cabinet.

Les NTIC bouleversent ainsi la pratique professionnelle de l’avocat et donnent une nouvelle dimension à la profession, faisant évoluer l’avocat vers un statut de « chef d’entreprise », en charge de la gestion intégrée de ses dossiers et du développement économique de son cabinet.

Les cabinets d’avocats qui sauront saisir l’opportunité offerte par les nouvelles technologies disposeront, sans nul doute, d’un véritable avantage concurrentiel. D’autant que la démocratisation de l’accès aux outils de gestion et aux solutions d’avant-garde, permet désormais, aux grands comme aux petits cabinets, d’entrer de front dans un monde plus moderne, et pour un coût limité.

Les NTIC induisent une mutation profonde de la profession d’avocat. Désormais appuyés dans la gestion quotidienne de leurs dossiers, les avocats pourront en effet soigner leur relation avec la clientèle en communiquant davantage auprès d’elle et en développant un suivi personnalisé des dossiers, un critère essentiel pour une profession qui ne peut faire qu’un usage très limité de la publicité.

On peut imaginer la transposition de tels outils à d’autres professions, notamment libérales, qui pourront bénéficier des nombreux atouts offerts par les NTIC, en termes de productivité, de gain de temps et d’amélioration de la relation clientèle. L’avènement de la cybersanté, avec l’adoption du dossier électronique du patient, devrait par exemple favoriser la qualité des traitements, la sécurité des patients et l’efficience du système de santé.

Rédaction Village de la justice

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