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DPO, qui êtes-vous ?

C’est ce que le Ministère du travail a cherché à savoir par le biais d’une enquête en ligne menée pendant les mois de mars et d’avril 2019. Ce sont 1.265 DPO (Data Protection Officer, ou Délégué à la Protection des Données personnelles en français) qui ont pris le temps de répondre au questionnaire réalisé par l’AFPA (Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes) afin de dessiner le profil du DPO un an après l’entrée en vigueur du RGPD (le 25 mai 2018). Cette initiative a été soutenue par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), et l’Association Française des Correspondants à la Protection des Données (AFCDP).
Le Village de la Justice vous invite à découvrir les résultats instructifs de cette enquête sous forme de portrait-robot.

Tout d’abord le DPO-type a plus de 40 ans, avec une formation dans le domaine du juridique ou de l’informatique majoritairement certes, mais pas uniquement :

Plus surprenant, le DPO type n’est pas un ancien CIL (Correspondants Informatiques et libertés) puisqu’il a moins de deux ans d’ancienneté : il n’a finalement été nommé à cette fonction que depuis l’entrée en vigueur du RGPD.

Il exerce en grande majorité (70%) cette fonction à temps partiel, en complément de son autre fonction dans l’entreprise, qui est cependant en lien avec celle-ci (service juridique ou informatique notamment).

S’agissant de sa place dans l’entreprise, les DPO sont en majorité situés à un rapport hiérarchique N-1 par rapport à leur responsable de traitement, et sont principalement rattachés à la Direction générale.

Seulement 39% d’entre eux disposent d’un budget pour leur mission.

Quant à la tâche de DPO elle-même, le DPO-type témoigne d’une forte charge de travail. Seul un tiers des DPO gère les données personnelles de moins de 10.000 personnes.

Pour autant cela ne les empêche pas d’ "avoir une bonne maîtrise du cadre de mise en conformité où seuls quelques points mineurs lui échappent encore" pour 53% d’entre eux. A l’inverse seuls à peine 10% témoignent d’importantes difficultés dans la compréhension des textes.

Enfin, côté "moral", il faut noter que les DPO témoignent d’un décalage entre "l’effort investi et la réussite perçue" mais ce décalage reste finalement léger, et s’explique sans doute par la nouveauté de leur fonctions.

Décalage qui pour autant ne les empêche pas de se projeter dans leur fonction, et ne les encourage pas à la quitter. Plus de 70% la conseilleraient même comme métier à un jeune !

Source : Enquête "Règlement Général sur la Protection des Données, Le métier de Délégué à la Protection des Données (DPO) 1 an après - Premiers Résultats". Ministère du travail et AFPA. Retrouvez-la en intégralité ici.

Nathalie Hantz
Rédaction du Village de la Justice

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