Nathalie Hantz
Rédaction du Village de la Justice

 
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  • Parution : juillet 2019

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DPO, qui êtes-vous ?

C’est ce que le Ministère du travail cherche à savoir par le biais d’une enquête en ligne menée par l’AFPA [1] depuis mars 2019. Ce sont 1.265 DPO (Data Protection Officer, ou Délégué à la Protection des Données personnelles en français) qui ont pris le temps de répondre au questionnaire réalisé par l’AFPA (Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes) en 2019 ; l’enquête a été renouvelée en 2020 auprès de 1 660 délégués.
Ces deux enquêtes permettent de dessiner le profil du DPO suite à l’entrée en vigueur du RGPD en 2018. Cette initiative a été soutenue par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), et l’Association Française des Correspondants à la Protection des Données (AFCDP).
Le Village de la Justice vous invite à découvrir les résultats instructifs de cette enquête sous forme de portrait-robot, actualisé avec les données de 2020.

Tout d’abord le DPO-type a plus de 40 ans, avec une formation dans le domaine du juridique ou de l’informatique majoritairement certes, mais pas uniquement :

Les chiffres de 2020 laissent apparaître que le profil se diversifie, la réponse "autres" s"élevant à 43%.

Plus surprenant, le DPO type n’est pas un ancien CIL (Correspondants Informatiques et libertés) puisqu’il a moins de deux ans d’ancienneté : il n’a finalement été nommé à cette fonction que depuis l’entrée en vigueur du RGPD.

Il exerce en grande majorité cette fonction à temps partiel (70% en 2019, 75% en 2020), en complément de son autre fonction dans l’entreprise, qui est cependant en lien avec celle-ci (service juridique ou informatique notamment).

S’agissant de sa place dans l’entreprise, les DPO sont en majorité situés à un rapport hiérarchique N-1 par rapport à leur responsable de traitement, et sont principalement rattachés à la Direction générale, ce que l’enquête 2020 confirme : plus de la moitié y sont rattachés (augmentation de 4,4%).

Seulement 39% d’entre eux disposaient d’un budget pour leur mission en 2019, 37% en 2020. L’enquête la plus récente révèle en outre que ce budget s’élève à plus de 100 000 euros dans seulement 10% des cas.

Quant à la tâche de DPO elle-même, le DPO-type témoigne d’une forte charge de travail. Seul un tiers des DPO gère les données personnelles de moins de 10.000 personnes.

Pour autant cela ne les empêche pas d’ "avoir une bonne maîtrise du cadre de mise en conformité où seuls quelques points mineurs lui échappent encore" pour 53% d’entre eux. A l’inverse seuls à peine 10% témoignent d’importantes difficultés dans la compréhension des textes.

En 2020, si 56 % des répondants estiment avoir un bon niveau de compréhension, ils sont toujours 44 % à rencontrer des difficultés. 22 % estiment être encore très loin de maîtriser le cadre légal et l’environnement RGPD. Un résultat qui progresse de 12 points par rapport à 2019.

Enfin, côté "moral", il faut noter que les DPO témoignent d’un décalage entre "l’effort investi et la réussite perçue" mais ce décalage reste finalement léger, et s’explique sans doute par la nouveauté de leur fonctions.

Décalage qui pour autant ne les empêche pas de se projeter dans leur fonction, et ne les encourage pas à la quitter. Plus de 70% la conseilleraient même comme métier à un jeune !

En 2020 comme en 2019, les DPO sont orientés vers des stratégies de maintien dans la fonction avec une forte motivation.

A noter : L’AFCDP a mis en ligne depuis novembre 2019 un Observatoire du métier de DPO.

Source :
- Enquête "Règlement Général sur la Protection des Données, Le métier de Délégué à la Protection des Données (DPO) 1 an après - Premiers Résultats". Ministère du travail et AFPA. Retrouvez-la en intégralité ici.

- L’étude complète 2019 : "Mettre en œuvre le règlement général sur la protection des données - Comprendre et accompagner les entreprises et les salariés sur les enjeux d’emploi et de compétences. Résultats de l’enquête en ligne et interviews de DPO Février à avril 2019." Etude DGEFP, réalisée avec l’appui de l’AFPA, en partenariat avec l’AFCDP et la CNIL, à retrouver ici, et résumée ci-après en infographie par l’AFCDP.

- L’étude 2020

Infographie AFCDP

Notes :

[1Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes

Nathalie Hantz
Rédaction du Village de la Justice

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