Rédaction du Village de la Justice

 
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  • 1re Parution: 1er octobre 2021

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De Parcoursup aux métiers du Droit : tout sur l’orientation pour vos études.

Vous avez déjà peut être entendu la citation suivante : "Tous les chemins mènent au Droit et le Droit mène à tout !" Très bien, mais, qu’est-ce que le Droit ? Quels sont les métiers du Droit, quelle(s) orientation(s) choisir pour "faire son Droit" ?
Le Village de la Justice a exploré le sujet dans un but de clarification et propose ici aux lycéens et à leurs parents une synthèse sous forme de schéma et F.A.Q. (questions/réponses) pour mieux appréhender les études de Droit et leurs débouchés...
A consulter au plus vite pour prévoir vos études avant l’inscription sur Parcoursup !

Précisions importantes et courtes concernant le schéma ci-dessus :
- Les concours de la Fonction publique de catégorie A sont accessibles avec un diplôme de l’enseignement supérieur : le plus souvent avec un Bac.+3 et pour une petite partie d’entre-eux il faut un diplôme niveau Bac.+5 (source : Portail de la Fonction publique),
- Pour accéder à la profession d’enseignant chercheur, il faut être titulaire d’un Doctorat puis passer un concours de recrutement organisé par les établissements d’enseignement supérieur.
- L’accès aux écoles d’avocats passe par un examen (et non un concours).
- La loi "croissance" du 6 août 2015 a créé un nouveau métier : celui de commissaire de Justice qui à compter du 1er juillet 2022 verra la fusion de la profession d’huissier et celle de commissaire priseur judiciaire,
- La "liste" des métiers cités dans le schéma n’est pas exhaustive.


La F.A.Q du Village pour tout savoir sur les études de Droit !

Que dois-je faire sur Parcoursup pour faire du Droit ?

Ce n’est qu’en janvier que les lycéens de Terminale pourront s’inscrire et formuler leurs vœux sur la plateforme. Mais le moteur de recherche des formations est accessible en permanence dès la rentrée. Il faut saisir les mots clefs (par exemple "Licence de Droit") et pour chaque Licence apparaît une fiche qui indique notamment des chiffres clés et précieux comme le nombre de places dans la formation, le nombre de vœux formulés l’année précédente pour cette formation, les critères d’examen de vœux, et le cas échéant des recommandations sur les enseignements à privilégier lors du parcours au Lycée pour réussir dans la formation souhaitée.

Les éléments de cadrage national et les attendus en droit sont précis :
- Savoir mobiliser des compétences d’expression écrite et orale qui témoignent de qualités rédactionnelles et oratoires.
- Disposer d’aptitudes à la compréhension, à l’analyse et à la synthèse d’un texte.
- Disposer d’aptitudes à la logique et au raisonnement conceptuel.
- Pouvoir travailler de façon autonome et organiser son travail.
- Être ouvert au monde et disposer de connaissances linguistiques.

Notez aussi que ce cadrage se termine par les indications suivantes : « La formation peut accueillir des profils variés, quels que soient les enseignements de spécialités et les options choisis au Lycée. »

Le questionnaire d’auto-évaluation obligatoire pour les études en Droit.

Si vous formulez des vœux pour des licences de Droit ou de Sciences, vous devrez répondre à un questionnaire d’auto-évaluation (questionnaire accessible depuis Parcoursup pour chaque formation concernée, et sur le site de l’ONISEP, une fois que vous aurez vos codes d’accès INE ou Parcoursup). Attention les résultats de ce questionnaire sont communiqués exclusivement au candidat. Il ne s’agit pas d’un outil de sélection, mais d’aide à l’orientation.

Comment se passe la sélection des dossiers ?

Une fois les vœux formulés et confirmés, les demandes sont examinées par les formations directement. Elles transmettent ensuite leurs choix de lycéens retenus à Parcoursup. Ce n’est que là que Parcoursup intervient pour appliquer son algorithme, en donnant notamment lorsque les formations sont en tension, une priorité géographique aux candidats : les élèves de l’Académie demandée (ou de la région, comme en Ile-de-France) sont prioritaires pour les formations situées sur ce territoire (ce que les formations ne regardent pas de leur côté) ainsi que les lycéens boursiers.
Retrouvez l’intégralité de notre article "Focus sur Parcoursup et les études de Droit" ici.

"Juriste", ça veut dire quoi ? Quels métiers se cachent derrière cette appellation ?

Le mot de juriste peut se comprendre de deux manières.

- Le juriste (du mot latin iuris : le droit) est un terme générique qui désigne toute personne ayant fait des études de Droit et disposant de diplômes et/ou concours lui permettant d’appliquer le Droit au sein d’un tribunal, d’une administration, d’une entreprise, d’une association, d’un cabinet… Les juristes peuvent exercer en tant qu’avocat, magistrat, greffier, notaire, commissaire de Justice, greffier de tribunal de commerce, géomètre-expert, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, secrétaire ou assistant juridique, Délégué à la protection des données, juriste en entreprise, etc.
- Le terme de juriste peut aussi être employé pour désigner plus spécifiquement le juriste d’entreprise. Ce dernier est diplômé en Droit, il peut être généraliste ou spécialisé dans un domaine du Droit. Il conseille l’entreprise dont il est salarié dans ses activités. Son rôle est de s’assurer de la sécurité juridique de l’entreprise et de veiller à ce qu’elle respecte les lois et normes qui s’imposent à elle. Les profils et domaines d’intervention des juristes en entreprise sont très variés (voir nos fiches métiers). Non obligatoire, il existe cependant une formation spécifique, le D.J.C.E : consulter notre article sur ce diplôme ici.

Quel Bac pour faire du Droit ? Le Bac général est-il obligatoire pour faire du Droit ?

Il n’y a pas de filière « reine » qui permettrait de mieux réussir ses études de Droit. Tous les chemins mènent au Droit (et le Droit mène à tout) !
Pour la filière générale, quelles que soient les spécialités que vous avez choisies, vous pouvez prétendre vous inscrire en fac de Droit. La logique déductive traditionnellement associée aux sciences dures ne sera pas plus efficace, en elle-même, que la rigueur des analyses menées dans les sciences humaines.
Quant aux filières technologiques et professionnelles, il existe bon nombre de rumeurs assez décourageantes sur les poursuites d’études, notamment en Droit. Il n’en est rien en réalité, c’est surtout une question d’appétence et de curiosité.
Le droit était, il y a encore peu de temps, l’un des rares domaines à être très peu (pour ne pas dire jamais) abordé au Lycée. Ce n’est plus tout à fait vrai (voir la question : Quelles matières est-il conseillé de prendre au Lycée pour faire du Droit ? Faut-il prendre l’option Droit en filière générale ?). Et il est probable que si vous êtes déjà un peu familier de la matière juridique, parce que vous aurez déjà eu quelques cours au Lycée, vous passerez peut-être un peu plus facilement de l’autre côté du miroir (le monde des juristes, celui qui fait que vous savez que vous concluez un contrat de vente lorsque vous achetez une baguette de pain. C’est certes un peu cliché, mais quand même vrai…). La transition sera peut-être plus facile, puisque vous n’aurez pas à tout découvrir, mais ça s’arrête là.
Chacun a ses chances, quels que soient les choix d’études secondaires réalisés en amont. Il faudra bosser dur de toute façon et cela vaut pour tout le monde !

Quelles matières est-il conseillé de prendre au Lycée pour faire du Droit ? Faut-il prendre l’option Droit en filière générale ?

Il y a deux possibilités, selon que vous soyez en filière générale, technique ou professionnelle :
- Vous pouvez choisir pour la filière générale l’option « Droit et grands enjeux du monde contemporain » (3h par semaine) qui aborde les instruments du droit (loi, contrat, jurisprudence, responsabilité...), les sujets du droit (la famille, la personne, le travailleur, Internet...), l’organisation (la constitution, les conventions internationales...) ;
- Vous aurez, si vous êtes dans l’une des deux autres filières, l’obligation de suivre la spécialité « Droit et Economie » (4h hebdomadaires en classe de première ; 6h hebdomadaires en terminale) qui privilégie une approche plus concrète du Droit en vue de votre entrée possible dans le monde professionnel (voir à ce sujet notre article : "L’enseignement du droit au lycée : un vœu pieux en passe de devenir réalité ?").

Faut-il des aptitudes et goûts spécifiques pour faire du Droit ?

Il faut probablement aimer comprendre le fonctionnement des gens, ainsi que l’organisation de la société et son environnement politique. Une curiosité d’esprit donc, associée à des capacités d’analyse et de synthèse, seront de précieux atouts. Le fait de savoir raisonner de manière logique (et plutôt dans l’abstraction), en sachant ordonner ses idées pour convaincre (logique mathématique ou non !) sont nécessaires pour réussir ses années de Droit. En y ajoutant une bonne dose d’auto-discipline, pour travailler régulièrement même en étant doué et donner un bon « coup de collier » au moment des partiels, cela sera à votre portée.
Ah, une dernière chose : contrairement à une idée reçue encore assez largement répandue, la fac de Droit, ce n’est pas du « par coeur ». Il y a bien sûr, comme partout, de nouvelles notions à connaître, mais c’est essentiellement ses capacités à comprendre, à raisonner et à convaincre qui sont sollicitées ! En revanche, si vous n’aimez ni lire, ni rédiger, les études de droit ne sont pas forcément idéales pour vous... (Voir les éléments de cadrage national et les attendus dans la question Que dois-je faire sur Parcoursup pour faire du Droit ?")

Y-a-t il un niveau minimum pour faire du Droit ?

On ne vous surprendra pas si l’on vous dit que pour réussir en Droit il est préférable d’avoir de bonnes qualités rédactionnelles, un bon niveau en orthographe, disposer d’un esprit de synthèse et de réflexion. Il faut également être curieux, être ouvert d’esprit, être à l’écoute de l’actualité au sens large et avoir le goût de l’effort.

Dans les facultés qui n’ont pas une capacité d’accueil suffisante pour que tous les volontaires puissent s’inscrire, des critères de sélection sont mis en place en fonction des 5 attendus en Droit comme par exemple un panel de notes minimum sur certaines matières (voir aussi la question : Que dois-je faire sur Parcoursup pour faire du Droit ?), ce qui génère un classement parmi les candidats. Mais il est fort probable qu’un lycéen ayant une mention TB sera pris partout.

Pour savoir si vous êtes fait pour les études de Droit, n’hésitez pas à faire des tests d’auto-évaluation sur le sujet (exemple : Test proposé par L’Etudiant, test proposé par Le Figaro magazine), notamment le test prévu par Parcoursup et créé par des enseignants en Droit, les résultats obtenus (et connus par le candidat seul) vous donneront une bonne idée de vos capacités à suivre de telles études. A savoir, ce test est obligatoire pour tout lycéen qui souhaite valider le cursus Licence en Droit (source : https://univ-droit.fr/auto-evaluation). Attention ce test ne sera accessible qu’au lycéen détenteur de ses codes d’accès Parcoursup ou le code INE.

Les études de Droit sont-elles longues ou courtes ?

Cela dépend de votre cursus et du métier envisagé… Elles vont de 2 ans à 8 ans d’études après le Bac.

Les études courtes (2ans) :
- Le DEUST Assistant juridique (Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques) : diplôme accessible après le Bac, il se prépare en deux ans et donne accès aux professions de secrétaires et assistants juridiques. A l’issue l’étudiant peut aussi prolonger ses études et accéder à une licence pro.
- Les BTS juridiques, ces formations post-Bac de deux ans proposent un enseignement juridique en lien avec un secteur professionnel ou métier donné (BTS notariat ; BTS professions immobilières, BTS assurance). A l’issue, le diplômé pourra intégrer le monde professionnel ou faire le choix de prolonger ses études vers une licence professionnelle ou une école spécialisée.

A noter que depuis la rentrée 2021, le D.U.T (Diplôme universitaire de technologie), proposé par certains I.U.T et obtenu au bout de 2 années d’études, n’existe plus et évolue en Bachelors universitaires de technologie (voir ci-après) pour répondre à un besoin d’harmonisation des diplômes au niveau européen.

Ces formations courtes et professionnalisantes permettent une insertion plus rapide dans le monde du travail.

Les études longues (de 3 ans à 8 ans) :
- Certains IUT (Institut universitaire de technologie) proposent un B.U.T carrières juridiques pour Bachelors universitaires de technologie (ex-D.U.T : Diplôme universitaire de technologie). Ce diplôme accessible post-Bac se déroule sur 3 ans à l’issue, l’étudiant pourra accéder à des postes d’assistant juridique, de juriste ou continuer ses études à l’université en intégrant un Master.
- Les licences mentions droit : 3 ans d’études post-Bac, c’est le premier pallier des études universitaires. La Licence permet de poursuivre en Master ou d’accéder à une licence pro.
- les licences professionnelles en Droit : ces licences sont accessibles avec un niveau Bac+2 et permettent aux étudiants d’affiner leur spécialisation en vue d’un secteur d’activité spécifique (assurances, banque, immobilier…)
- Le Master I : il correspond à 4 ans d’études après le Bac. Avec un M1, l’étudiant peut accéder à certains concours comme celui de l’Ecole nationale de la magistrature, des Ecoles de formation avocats, d’accéder au diplôme de de juriste-conseil en entreprise… ou encore de poursuivre en Master II.
- Le Master II représente un niveau supérieur d’étude (Bac +5) à l’issue duquel l’étudiant pourra passer des concours (ex : celui de commissaire de Police), entrer dans la vie active ou de poursuivre en Doctorat.
- Le Doctorat : niveau ultime des études universitaires, qui correspond à un Bac+8. Avec son Doctorat en poche, l’étudiant peut accéder par exemple au métier d’enseignant chercheur en passant au préalable les concours de recrutement organisés par les établissements d’enseignement supérieur.

A noter le cas particulier de la capacité en Droit : La capacité en Droit est une formation courte (2 ans) préparant les non bacheliers à des professions juridiques et administratives. A l’issue les capacitaires peuvent poursuivre leurs études et intégrer une Licence.

Les formations en Droit, c’est du public ou du privé ; c’est gratuit ou payant ?

La principale voie pour faire des études de Droit reste la voie universitaire, en particulier à la sortie du Bac. Pas tout à fait « gratuite » cependant, puisque vous devrez vous acquitter des frais d’inscription universitaires, sans autre coût supplémentaire. Ces frais sont fixés au niveau national et sont donc identiques quelque soit l’université choisie (Ils sont détaillés ici]. Pour une inscription en Licence par exemple, comptez 262 euros à la rentrée 2021.
Voilà pour le post Bac… Mais la formation universitaire en droit est la porte ouverte à diverses écoles comme par exemple :
L’école d’avocats : 1 825 euros (montant plafonné)
Pour l’Ecole Nationale de la Magistrature : surprise, là c’est l’école qui vous paye, la formation est rémunérée ! (comme la plupart des écoles de formation de la fonction publique : greffiers, PJJ etc.).

A noter également : les « écoles de droit », privées, qui dispensent des formations de type Bac +4. Elles sont évidemment payantes, dans une fourchette de 8 000 et 13 000 euros par an (Source : https://diplomeo.com/etablissements...).

Comment choisir sa faculté de Droit ? Où sont les universités pour faire du Droit ?

Il existe des facultés de droit un peu partout en France (métropole et Outre-mer) : voir l’annuaire du Portail Universitaire du droit.

En principe, l’accès à l’université est libre. Néanmoins, Parcoursup intègre un paramètre de priorité d’affectation géographique, liée au contexte local de l’Académie de rattachement. Le secteur géographique dépendra de l’adresse de votre domicile renseignée lors de l’inscription sur Parcoursup.
À l’entrée de la Licence, votre choix sera limité par le principe de la sectorisation. En clair, il s’agit de vous inscrire dans la fac la plus proche de votre domicile.

Si vous souhaitez changer d’académie (choisir une fac à Paris alors que vous habitez à Rennes ou à Marseille par exemple) : vous pouvez choisir une université qui n’est pas dans votre académie via Parcoursup... mais vous êtes fortement encouragé à contacter l’université visée pour lui expliquer et motiver votre choix... surtout pour venir à Paris.

Il est donc vivement conseillé d’effectuer un vœu dans l’université située dans le ressort de l’Académie du domicile déclaré (toujours, pour assurer votre rentrée), puis si vous le souhaitez, de mettre d’autres choix, en dehors de cette Académie.

En outre, il faut savoir que si l’accès à l’université n’est, par principe pas, sélectif, de très nombreuses universités ont mis en place des critères de sélection, liés notamment aux capacités d’accueil de l’établissement (voir la FAQ : Y-a-t-il de la sélection en Droit ?).

Quelles sont les meilleures facultés de Droit ?

Les classements annuels des universités, vous les connaissez peut-être : QS, Shangai, Times Higher Education, etc.
Chaque année, les classements QS, de Shanghai et du Times Higher Education recensent les meilleures universités du monde (voir ici).
Selon le classement QS des universités par champ d’études, Harvard, Oxford et Cambridge possèdent les meilleures facultés de droit. Côté français, seule Paris 1 Panthéon-Sorbonne (20ème) tire son épingle du jeu.

Mais il n’existe aucune raison de dévaloriser les « petites » facultés. Suivre une Licence dans une « petite » fac permet en effet de bénéficier d’un quotidien universitaire agréable et d’enseignants souvent plus accessibles. La concurrence y est aussi bien moins rude, parce qu’il y a moins de monde tout simplement. Ce sera donc peut-être plus facile d’obtenir une mention.
Suivre une licence dans une « grande » fac, c’est peut-être plus sélectif, mais aussi plus valorisant sur un CV. L’inscription dans une « grande » fac offrira aussi probablement davantage de possibilités de choix pour les matières travaillées et les spécialités (voir F.A.Q spécialisation), notamment pour les travaux dirigés. Être inscrit dans la fac d’une grande ville vous permettra aussi de faire plus facilement des stages, mais c’est davantage lié à la ville qu’aux enseignements eux-mêmes.
Qu’on se le dise, les enseignements ne sont pas moins bons en dehors de Paris et des grandes villes ! D’ailleurs, si vous devenez magistrat, notaire ou avocat ou toute autre métier du droit (voir F.A.Q métiers), vos qualités professionnelles ne dépendront certainement pas de votre université d’origine !

Y-a-t-il de la sélection en Droit ?

Pour faire une fac de droit et s’inscrire en Licence, il faut d’abord être titulaire d’un diplôme de niveau Bac (ou d’une capacité en droit). Depuis le 21 janvier 2021, l’inscription se fait par le portail d’orientation en ligne Parcoursup (www.parcoursup.fr) le portail national de coordination des admissions dans l’enseignement supérieur au début de l’année civile, pour la rentrée de la même année. Une procédure complémentaire est ouverte en septembre pour les « retardataires », avec des choix limités au sein des établissements dans lesquels il reste de la place.

Il n’y a en principe pas de sélection à l’entrée de la licence en droit, ce qui permet en théorie aux futurs étudiants de s’inscrire où ils veulent.
Mais une limitation peut être mise en place en fonction des capacités d’accueil des universités. Pour les filières non sélectives, deux cas de figures peuvent se présenter :
- Les facultés ayant de grandes capacités d’accueil ne mettent pas en place de sélection, tous les étudiants pourront en général être pris ;
- Les facultés qui n’ont pas une capacité d’accueil suffisante pour que tous les volontaires puissent s’inscrire, mettent en place des critères de sélection en fonction des 5 attendus en droit (par exemple un panel de notes minimum sur certaines matières) ce qui génère un classement parmi les candidats.
A cela s’ajoute, ensuite, les critères d’affectation géographique et pour les étudiants boursiers mis en place par Parcoursup (voir la question : Comment choisir sa fac de droit ? Où sont les universités pour faire du droit ?)

A noter pour la suite des études : depuis la loi du 23 décembre 2016, une sélection peut se faire sur dossier et/ou entretien, à l’entrée en Master 1 (Bac+4, à la sortie de la Licence donc), avec, en principe, un droit à la poursuites d’études en Master 2. De nombreuses universités ont mis en place ce système et il importe donc de bien se renseigner !

Quels sont les taux de réussite en facultés de Droit ?

Les taux de réussite en licence de droit sont parmi les plus élevés toutes disciplines confondues en France. Selon la note flash du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche publiée en octobre 2020, 44,9 % des étudiants inscrits en Sciences politiques ou en Droit ont été diplômés d’une licence quatre ans après leur inscription en L1. Un chiffre relativement stable par-rapport à l’année précédente (46 %).
Autres chiffres à retenir, le taux de passage en deuxième année de Droit qui s’élève à 43 % et le taux de redoublement de 34,2 %.
(sources : Note flash du ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation n°26/ Décembre 2019 ; Note flash du ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation n°22/ Octobre 2020).

Quel "domaine" du Droit dois-je faire (droit public, droit privé, droit social, civil pénal etc.) ; Quand arrive la spécialisation ?

Si vous optez pour la faculté de Droit, la première année de Licence est dite « généraliste ». Cela va vous permettre de découvrir justement les différents domaines du Droit (droit public ou droit privé, et leurs ramifications). Vous allez progressivement par le biais des options pouvoir vous spécialisez dès la L2 pour certaines facultés (exemple : Grenoble) ou plus généralement
en L3.
Finalement, plus vous allez poursuivre le cursus, plus vous pourrez vous spécialiser, jusqu’en Master 2 où vous pourrez même parfois, là aussi en fonction de ce que les facultés proposent, opter pour des spécialisations très précises (Master 2 Droit de la vigne et du vin à Bordeaux par exemple !).
Si vous optez pour un autre parcours post-bac comme un BTS par exemple
vous serez « spécialisé » plus rapidement (BTS notariat, BTS assurance ou BTS professions immobilières).

Quant à savoir quel domaine choisir, là tout va dépendre de vos envies d’une part, de votre objectif professionnel d’autre part. Si vous êtes par exemple certain de vouloir être avocat en droit de l’environnement, le droit public, le droit administratif et le droit de l’environnement devront être privilégiés. A l’inverse, si la carrière de magistrat vous intéresse, mieux vaut rester « généraliste » le plus longtemps possible jusqu’au concours.

Mais quoiqu’il en soit, les portes ne vous seront jamais totalement fermées, et les « passerelles » entre les domaines du Droit sont nombreuses !

Et si je fais Sciences-Po. ou une école de commerce, puis-je "faire du Droit" ensuite ?

Et oui ! Pour Sciences-Po (IEP), vous pourrez toujours passer les concours de la Fonction publique en lien avec le Droit (l’Ecole nationale de la magistrature par exemple). Il se peut même que cela vous avantage pour ces concours : en effet, certes moins spécialisé en Droit, vous serez sans doute cependant mieux formé aux attendus de ces concours (culture générale, aisance à l’oral etc.)

En revanche attention vous ne pourrez pas passer le concours du CRFPA (école d’avocats) à une exception près : « les mentions "carrières judiciaires et juridiques" et "droit économique" du diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris » (Source : Site du CNB).
ll vous faudra dans ce cas repasser par un Master 1 de Droit.

S’agissant des écoles de commerce, la réponse est plus nuancée. Il vous faudra voir si le diplôme obtenu est considéré comme un équivalent du niveau demandé pour le concours.

Mais par le biais de ces écoles, vous pourrez suivre des doubles cursus Commerce/Droit qui pourront vous permettre de postuler à des postes de juriste.

Comme l’explique Jean-Michel do Carmo Silva, Professeur de Droit, Responsable du Parcours Droit et Management à Grenoble Ecole de Management : "Les formations juridiques proposées par les écoles de management ne sont pas suffisantes, à elles seules, à offrir ces mêmes débouchés. Par exemple, il n’est pas possible de se présenter à l’examen d’entrée au CRFPA avec un MS ou un Msc qui contiendrait même principalement des enseignements juridiques.
Mais ce n’est pas la vocation de ces formations. Elles visent, pour l’essentiel, à compléter celles délivrées par les facultés de dDoit. Les partenariats existant entre écoles et facultés, pour l’obtention d’un double diplôme (v. supra), participent à construire des profils complets en termes de compétences en Droit et en Management.
"
On vous invite à lire l’intégralité de cet article : "Le lien entre formation en Droit et formation en école de Commerce".

Les débouchés des formations en Droit sont-ils bons ?

On aurait tendance à dire très bons même, vu le nombre de métiers auxquels le Droit donne accès…
Allez, on ne se prive pas d’une petite liste à la Prévert absolument pas exhaustive !
Secrétaire ou assistant juridique, avocat, magistrat, commissaire de justice, notaire, greffier, fonctionnaire de police, juriste d’entreprises ou en cabinets d’avocats, expert-géomètre, greffier des tribunaux de commerce, juriste dans la Fonction publique territoriale (par exemple juriste en marché public) ou d’État (Directeur de prison, Directeur d’Hôpital) ainsi que tous les « nouveaux métiers » comme DPO, Compliance officer, ou encore Juriste codeur (voir notre article : Petit lexique des nouveaux métiers du droit.… Vous trouverez sur le Village de la Justice la rubrique « fiches et métiers du droit » pour ces professions, rubrique que nous alimentons régulièrement de nouvelles fiches… Et pour une approche moins théorique et des témoignages c’est par ici.
Sachant que chacun ou presque de ces métiers se démultiplient en fonction des domaines du Droit, la liste n’est jamais finie ! C’est ainsi qu’un avocat peut ne pas avoir de spécialité (être généraliste), ou à l’inverse choisir de se spécialiser en droit de la famille, de la construction, de l’environnement, du travail etc. Il en est de même pour un juriste qui peut aussi bien travailler pour une entreprise, que pour une association de défense des consommateurs, pour une petite collectivité territoriale, ou pour le service juridique de l’AP-HP…

Alors soyons précis : les débouchés des formations en droit ne sont pas bons ou très bons, ils sont excellents ! Et peu de domaines en offrent autant !

Les métiers du Droit sont-ils assez rémunérateurs pour "gagner sa vie" ?

Gardons-nous des clichés et des moyennes qui ne disent pas grand chose... Il y a des professions et des professionnels plutôt bien rémunérés dans le monde du Droit, d’autres moins.
Le Droit est un secteur très divers, et même au sein d’une même profession, avocat par exemple, les disparités sont très importantes. Retenons quand même qu’il y a des professions aux salaires fixés (magistrats ou enseignants par exemple), d’autres de type privées et plus entrepreneuriales (avocats, notaires...) où les écarts de revenus sont très larges. On peut consulter ici des études de rémunération pour les professions d’avocat ou juriste et l’on trouve sur Internet des évaluations pour les autres professions.
Important : le salaire dans les métiers du droit ne peut être la première motivation, tant ce sont des métiers de passion et d’engagement !

Des liens utiles.

Nos fiches métiers, nos interviews de professionnels du droit au parcours inspirant, les sites utiles (Onisep, L’Etudiant, Univdroit...), les annonces d’emploi, d’alternance et de stage postées sur le Village, notre "Coin des étudiants en Droit"...

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