Droit civil

LES FRAIS DE GARDIENNAGE RECLAMES PAR LES GARAGISTES
Il est fréquent que des frais de gardiennage soient réclamés par un garagiste à l’encontre d’un client lui ayant déposé un véhicule pour réparation.
Cette hypothèse se présentera le plus souvent lorsque le client ne vient pas récupérer son véhicule pour échapper au paiement des travaux ou simplement parce qu’il pense pouvoir contester utilement et sans frais leur parfaite réalisation.
Dans ce cas, la demande de frais (...)
Le notaire est un officier public et ministériel soumis à un certain nombre d’obligations rigoureuses envers ses clients. La Cour de cassation rappelle régulièrement qu’il est tenu d’éclairer les parties et de s’assurer de la validité et de l’efficacité des actes rédigés par lui. S’il manque à ses obligations légales ou à son devoir de conseil, le notaire engage sa responsabilité civile. Traditionnellement, le degré de connaissances juridiques du client (...)

Les désordres affectant un ouvrage, après la réception de celui-ci pouvant être liés à une défectuosité du produit mis en œuvre et non à une faute des constructeurs, la question de la responsabilité des fabricants de produits est dès lors posée...
Aux termes de l’article 1792-4 du Code civil, le fabricant d’un ouvrage, d’une partie d’ouvrage ou d’un élément d’équipement conçu et produit pour satisfaire en état de service, à des exigences précises et (...)
Des époux mariés sous le régime de la communauté légale de biens et décédés sans laisser d’héritier réservataire avaient chacun institué par testament olographe un tiers légataire universel. La légataire instituée par l’époux, décédé le premier, a renoncé au legs moyennant le paiement d’une certaine somme, en portant mention de cette renonciation au bas du testament. Par la suite, le frère du défunt a fait assigner le légataire de la veuve en vue de faire reconnaître ses droits sur les (...)
Le partage de responsabilité consacré par la Cour de Cassation en cas de fautes simultanées d’un notaire et d’une banque
Un établissement de crédit avait consenti un prêt à des emprunteurs pour l’achat d’un immeuble. C’est ainsi qu’il avait chargé un notaire de procéder à l’inscription à son profit d’une hypothèque de premier rang. Or, en contradiction avec les termes de l’acte, la banque a remis les fonds au promoteur et non au notaire. Après la révélation (...)
Avant 2003, l’environnement législatif n’empêchait pas le développement du phénomène des contrats d’assurance vie non réclamés. Les assureurs pouvaient être confrontés à de nombreux problèmes pratiques pour respecter les volontés des assurés. Ils étaient difficilement informés des décès ; la législation ne facilitait l’identification et la localisation de bénéficiaires. Enfin les assurés ne disposaient pas de moyens de faire valoir leurs droits. Conscients de ce problème, les pouvoirs (...)
Le statut des baux commerciaux n’est, en principe, applicable qu’aux contrats de bail portant sur des lieux dans lesquels est exploité un fonds de commerce (article L. 145-1 et suivants).
Cependant, par exception, un bail dérogatoire, destiné à échapper à ce statut protecteur des intérêts du locataire peut constituer une arme dangereuse, à effet boomerang, pour tout propriétaire, loueur qui ne saurait pas bien la manier.
On pourrait dire qu’en cette matière, trop n’en faut (...)
L’administration fiscale revient sur sa doctrine en déclarant bien commun soumis aux droits de succession la valeur de rachat des contrats d’assurance-vie souscrits à l’aide de fonds communs non dénoués au décès de l’époux bénéficiaire, s’alignant ainsi sur le droit civil.
La valeur de rachat des contrats d’assurance-vie souscrits avec des deniers communs et non dénoués constitue un actif de communauté. Cette valeur de rachat est soumise aux droits de succession à hauteur de 50%.
Le (...)
Le mariage homosexuel vient d’être autorisé en Argentine. Ce jeudi, l’Argentine est ainsi devenue le premier pays d’Amérique latine à autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Le texte de loi a été adopté lors d’un vote historique au Sénat retransmis par les télévisions, par 33 voix pour et 27 voix contre, après près de quinze heures de débats. La loi modifie ainsi le Code Civil, la formule « mari et femme » est remplacée par le terme « les contractants ». Les (...)
Selon l’article 1326 du Code civil, l’acte juridique par lequel une seule partie s’engage envers une autre à lui payer une somme d’argent ou à lui livrer un bien fongible doit être constaté dans un titre qui comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention, écrite par lui-même, de la somme ou de la quantité en toutes lettres et en chiffres. En cas de différence, l’acte sous seing privé vaut pour la somme écrite en toutes lettres.
La SCEA Les Vergers de (...)
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, (CIDE) adoptée le 20 novembre 1989 par l’ONU constitue le premier texte obligatoire universel qui reconnaît expressément des droits fondamentaux à l’enfant, à la fois civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.
La notion d’un intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1), a été posée, tout comme la prise en compte de ses opinions sur toute question l’intéressant (article 12).
De ce fait, l’enfant capable de (...)
Parfois, le droit évolue plus dans les prétoires que dans sur les bancs des assemblées. La décision rendue par la première chambre civile de la Cour de cassation ce jeudi 8 juillet 2010 en est un parfait exemple ; une date qui va sûrement rester longtemps dans les mémoires des personnes homosexuelles voulant simplement adopter un enfant.
La haute juridiction vient en effet d’admettre un possible lien de filiation entre un enfant et la compagne de sa mère biologique.
Reprenons (...)
L’action en garantie, dans les ventes ou échanges d’animaux domestiques (et, par conséquent, les chevaux de courses) est régie, à défaut de conventions contraires, par les dispositions du Code Rural, sans préjudice ni de l’application des articles L. 211-1 à L. 211-15, L. 211-17 et L. 211-18 du code de la consommation ni des dommages et intérêts qui peuvent être dus, s’il y a dol.
C’est donc ainsi par deux arrêts, en date du 29 janvier 2002 (il s’agissait alors de (...)
L’arrêt du 29 juin 2010 de la Chambre commerciale de la Cour de cassation (pourvoi n° 09-11.841, Sté Faurecia sièges d’Automobiles c/ Sté Oracle France) fera sans nul doute date dans les annales du droit des contrats puisqu’il clôt plusieurs années d’incertitudes pour les praticiens du droit en matière de clauses élusives et limitatives de responsabilité.
Que dit l’arrêt du 29 juin 2010 ?
C’est par un attendu limpide que la Chambre commerciale de la (...)