La Rédaction du Village de la Justice.

 
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  • Parution : 6 mars 2021

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Guide de lecture.
 

Cause des femmes en 2021 : qu’en disent les instances représentatives du monde du droit ?

Tout au long de l’année le Village de la Justice veille à la diversité de ses contributeurs et à aborder tous les sujets relatifs au monde juridique ; en vue de la journée internationale des droits des femmes, l’équipe de la Rédaction a souhaité donner la parole aux représentantes et représentants des professions juridiques afin qu’ils puissent s’exprimer sur ce que signifie pour eux la cause des femmes en 2021.
Nous avons fait le choix d’une question expressément vaste afin de permettre des réponses les plus libres possible, qu’elles concernent la cause des femmes dans la profession elle-même ou dans la société.

Sophie Sabot-Barcet
Première vice-président du Conseil supérieur du notariat.

« A propos de la cause des femmes en 2021, si des murailles empêchant leur évolution professionnelle sont tombées, il reste toujours des barrières à franchir. Pour cela, elles ne doivent pas s’autolimiter mais mettre en exergue leur singularité : une femme ne se contente pas d’atteindre un résultat, elle souhaite dépasser l’objectif !
En tant qu’élue d’une profession devenue paritaire, je partage la conviction qu’en 2021, servir la cause des femmes n’est pas s’opposer aux hommes mais faire de la mixité un atout par le leadership au féminin ! »


Jérôme Gavaudan
Président du Conseil national des Barreaux.

« Je préfère parler des droits des femmes. Je suis avocat. Ma cause, c’est le droit. Les droits des femmes, en 2021, sont un combat planétaire et universel. Celui que mène notre Consoeur Nasrin Sotoudeh au fond de sa cellule à Téhéran. Celui que mènent des avocats en France, par exemple pour défendre les droits de cette femme irakienne, migrante, enceinte, interpellée plusieurs heures à Oye-Plage, dans le Pas-de-Calais, alors qu’elle avait perdu les eaux, et qui a ensuite perdu son enfant.
Le combat pour les droits des femmes est toujours un combat pour la dignité. Un combat pour l’humanité. Une lutte de toute l’humanité. »


Sophie Jonval
Présidente du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce.

« Soutenir la cause des femmes aujourd’hui suppose pour moi de leur permettre de s’épanouir librement, tant professionnellement que personnellement, en dehors de toute considération liée à leur genre. En quelques dizaines d’années, nos sociétés ont accompli des progrès considérables en matière d’égalité femmes-hommes, favorisant le développement de notre économie, auparavant privée de la moitié de ses forces vives !
Pour ma part, je suis fière de représenter aujourd’hui une profession parmi les plus paritaires du monde judiciaire, favorisant en outre les parcours entrepreneuriaux de millions de femmes et d’hommes chaque année. »


Patrick Sannino
Président de la Chambre nationale des commissaires de justice.

« Notre enjeu est celui de la féminisation de la profession. Elle a doublé ces 10 dernières années pour représenter aujourd’hui 40% des professionnels en exercice. Nous devons poursuivre cette progression. La loi dite « Béteille », par la possibilité d’exercer en tant que salarié, puis la loi dite « Macron » par l’introduction d’une limite d’âge, ont permis d’avancer sur ce sujet.
La nouvelle profession de commissaire de justice doit permettre d’attirer tous les talents, et donc, j’en suis convaincu, de plus en plus de femmes juristes. »


Béatrice Bihr
Vice-présidente du Cercle Montesquieu et responsable de la Commission DJ au féminin du Cercle.

« L’enjeu principal est de lutter contre les stéréotypes de genre qui enferment encore trop souvent les jeunes filles et les femmes dans des représentations limitatives. Pour reprendre la phrase de Gilbert Cesbron « c’est Mozart qu’on assassine ».
Il faut ouvrir le champ des possibles et lever les entraves à l’épanouissement professionnel et personnel des femmes. C’est un enjeu fort pour la société et les entreprises que de permettre à tous les talents de s’exprimer. »

La Rédac’ prolonge l’info...

Une charte signée du côté du Ministère de la Justice.

Lundi 8 mars 2021, le garde des Sceaux et les représentants d’organisations syndicales ont signé « la charte pour l’équilibre des temps de vie » :
"Optimisation des réunions, amélioration de l’usage des outils de communication informatiques, attention portée aux personnels travaillant en couple dans un même service ou connaissant une situation ou des difficultés particulières dans la sphère familiale…ce document comporte 8 engagements forts, permettant de mieux respecter la vie personnelle des agents, tout en tenant compte de la continuité des missions régaliennes qui sont celles du ministère de la justice" selon le communiqué de presse du Garde des Sceaux.

Vous pourrez lire cette charte ici.

Crédit image d’illustration de haut de page : ONU Femmes/Yihui Yuan.

La Rédaction du Village de la Justice.

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